Valeurs

En cette nouvelle année, les Députés européens de l'UMP présentent à chacune et à chacun d'entre vous, et à vos proches, une année 2006 active et sereine. L'année 2005 a été difficile pour la construction européenne, et nous plaçons tous nos espoirs dans la volonté des peuples et de leurs représentants, aux niveaux national et européen, de redresser la barre.

Je parlais de sérénité: il en faut beaucoup pour affronter sans crainte excessive, et même, si possible, avec un esprit ouvert et positif, les changements rapides, parfois brutaux, que la mondialisation de notre économie engendre. Le pire pour nos pays, et pour les générations à venir, serait que nous nous enfermions dans le silence, ou dans le repli sur nous-même.

Après les résultats négatifs des référendums dans notre pays et aux Pays-Bas est venue l'heure du débat. Il ne s'agit pas d'étaler les rancoeurs ni de dénoncer quiconque pour son attitude passée, mais de comprendre les raisons qui ont poussé tel ou tel pays à adopter telle ou telle position sur le Traité constitutionnel, et de les analyser, avant d'aller de l'avant quand le moment en sera venu. Le Président de la République, Jacques Chirac, et le Président de notre Mouvement, Nicolas Sarkozy, ont amorcé des pistes dans ce sens lors de leurs voeux à la presse: nous saluons cette démarche très positive. L'ennemi, c'est le silence: osons le briser.

Mais le pire ennemi est sans nul doute le repli sur soi et la frilosité: ce n'est certainement pas en fermant les yeux sur les défis que nous les remporterons. C'est au contraire en faisant preuve de lucidité, tout en étant fidèles à nos convictions, que nous surmonterons les difficultés et resterons nous-mêmes.

Les Députés européens de l'UMP, et leurs homologues au sein de leur famille politique, le Parti Populaire Européen (PPE), sont guidés dans leur action par le respect des valeurs et des règles de conduite qu'ils ont hérité des Pères de l'Europe: responsabilité, solidarité, Etat de droit. Ce sont ces valeurs précisément que les pays qui souhaitent faire partie de l'Union européenne nous envient: sachons en faire bon usage et nous laisser guider par elles tout au long de cette année.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

 

Paroles de députés
>

Nicole Fontaine: "En votant le Rapport du Parlement européen relatif aux "Stratégies pour combattre la traite des femmes et des enfants, vulnérables à l'exploitation sexuelle" à une écrasante majorité (622 voix sur 653 votants), le Parlement européen a franchi une étape importante dans la lutte contre le trafic d'êtres humains. Dépassant la polémique stérile entre les conceptions divergentes face à la prostitution (entre règlementaristes, abolitionnistes et prohibitionnistes), le Parlement européen a considéré que, pour être efficace, il fallait une approche intégrée qui suppose que l'on agisse également au niveau de la demande par une sensibilisation plus forte du client, voir même par la pénalisation. Il appartient maintenant à la Commission européenne de proposer les instruments juridiques qui permettront de faire régresser, voir d'éradiquer ce fléau". Son intervention en session plénière.

>

Roselyne Bachelot: "Le Parlement européen s'est honoré d'avoir été le fer de lance du combat contre les discriminations : égalité hommes-femmes, statut des minorités ethniques, situation des personnes handicapées et plus récemment respect de l'orientation sexuelle. Devant les avancées substantielles enregistrées en ce domaine dans de nombreux pays de l'Union, certains avaient espéré un dossier sinon bouclé mais apaisé. Il n'en est rien, et l'on peut même constater une véritable recrudescence des propos et des violences homophobes. C'est donc avec satisfaction que nous saluons la déclaration de la Commission sur l'homophobie dans l'Union européenne. On peut se réjouir qu'une fois de plus, dans cette enceinte, le combat pour les droits humains ait transcendé les frontières partisanes, mais les déclarations doivent très vite quitter le registre des vœux pieux pour passer à celui d'une directive globale. A chacun de nous de continuer aussi ce combat dans nos pays respectifs pour une égalité qui ne soit pas seulement un droit à l'indifférence, mais à la différence. "

>

Jean-Pierre Audy: "L'année 2005 a apporté, comme les millésimes précédents, son lot d’incertitudes, d’incompréhension et d’intolérance au sein d’une planète qui se complexifie, se globalise et se caractérise par la montée inexorable des égoïsmes nationaux. Dans le même temps, notre planète est une source de croissance économique sans précédent, qui ouvre des horizons considérables, notamment aux jeunes. Dans ce contexte, mes premiers vœux iront aux chefs d’entreprises et à leurs salariés, qui créent inlassablement les richesses permettant le progrès social et qui sont confrontés à une concurrence, non pas plus rude que celle du siècle précédent, mais très différente. Mes seconds vœux s’adressent à l’Union européenne. Après une année 2005 d’épreuves liée aux référendums français et néerlandais, qui ont rejeté le projet de Traité constitutionnel, et aux discussions budgétaires qui ont donné de l’Union une image peu glorieuse, j’espère que l’Union européenne retrouvera la sagesse et l’audace qui nous permettront d’exister dans un monde qui bouge, et qui bouge vite".


L'Europe vous concerne
>

Donnez vos idées sur l’efficacité énergétique : La Commission européenne consulte largement jusqu’en mars 2006 sur les orientations à prendre pour consommer moins d’énergie pour l’électroménager et surtout dans les bâtiments et habitations. Consultez tout d’abord les résultats du Livre Vert de la Commission sur ce sujet et vous découvrirez ce que consomme votre téléviseur en veille et des fenêtres mal isolées.
Le questionnaire est disponible jusqu’au 31 mars 2006.

>

Dessinez l’Europe de la biodiversité : Le Concours Scolaire Semaine Verte de cette année (30 mai – 2 juin) organisée par la Commission européenne, met en exergue la biodiversité. Ce concours encourage les jeunes de tous les États membres de l’UE, à parfaire leur connaissance en matière de questions environnementales et à s’exprimer par les arts. Les plus jeunes (5 à 10 ans) pourront créer des dessins et des peintures illustrant leur point de vue sur la biodiversité, tandis que les plus âgés (11 à 16 ans) seront invités à soumettre un bref document vidéo numérique sur le même sujet. Les trois meilleurs participants de chaque catégorie du concours seront invités à Bruxelles pour assister à la cérémonie de remise des prix qui aura lieu pendant la Semaine Verte. La date limite de participation est le 25 mars.
Les créations ne peuvent être soumises qu'avec le concours d'une école. Les créations doivent être scannées ou créées au format numérique et envoyées à la Direction générale de l’Environnement par le biais des formulaires d'envoi disponibles sur le site Web du Concours Scolaire Semaine Verte, lequel vous est offert en 20 langues.

En savoir plus

>

Mobilisation de la société civile pour la lutte antidrogue dans l’Union européenne: Pour relever le défi que constitue ce phénomène, la Commission a organisé à Bruxelles une conférence de deux jours (les 26 et 27 janvier 2006), intitulée Société civile et drogue. Le nombre de participants (plus de 140) témoigne de l’intérêt pris par la société civile à une coopération avec la Commission sur les problèmes de drogue (présents des représentants non seulement des réseaux européens d’ONG, mais aussi d’organisations bénévoles de 16 États membres, de 4 pays adhérents ou candidats et de la Norvège). Afin de renforcer la participation de la société civile à l’élaboration et à l’évaluation de la politique européenne de lutte antidrogue, la Commission publiera également, en 2006, un livre vert sur le sujet «drogue et société civile dans l’UE» - restez attentif et mobilisé sur le site de la Commission.

 
>

Un nouvel élan pour l'Europe

Après la "période de réflexion" qui a suivi les référendums négatifs sur la Constitution européenne, le temps est venu de lancer des pistes pour reprendre l'initiative, afin de rendre le processus décisionnel plus efficace dans une Europe à 25.

La Présidence autrichienne de l'Union européenne, qui a débuté ses travaux le 1er janvier dernier pour six mois, s'est donnée comme mission de présenter aux Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union un "rapport d'étape" en juin prochain, afin de lancer des propositions dans le domaine de la gouvernance européenne. La Commission européenne de José-Manuel Barroso devra entre-temps lui soumettre une feuille de route dans ce sens.

En Allemagne, la nouvelle Chancelière Angela Merkel a de son côté annoncé des éléments de réflexion et d'action pour relancer le processus décisionnel.

En France, le Président de la République a souligné, lors de ses voeux à la presse, que "l'Europe a toujours progressé en surmontant ses crises et ses difficultés. Nous avons trouvé un bon accord sur le budget de l'élargissement. Dans le respect du vote des Françaises et des Français, et avec nos partenaires européens, au premier rang desquels l'Allemagne, je prendrai des initiatives, sous la présidence autrichienne et en étroite concertation avec elle, pour relancer la construction d'une Europe politique, d'une Europe sociale, d'une Europe des grands projets stratégiques".

Pour l'Union pour un Mouvement Populaire, son Président Nicolas Sarkozy a déclaré: "L'Europe a besoin d'institutions efficaces, de frontières stables et d'un nouvel élan. Il faut doter l'Union européenne des institutions nécessaires à son fonctionnement. Le traité constitutionnel n'a pas été ratifié par les Français. Force est de constater qu'il n'y a pas de plan B. Chacun doit prendre maintenant ses responsabilités."

Réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy, Alain Lamassoure, Porte-Parole des Députés européens UMP et Secrétaire national de l'UMP chargé des affaires européennes a estimé qu'ils "ont le mérite de faire deux propositions concrètes pour réconcilier les Français avec l'Europe".

"Dans l’immédiat, enrayer la mécanique infernale de l’élargissement indéfini, en posant un principe simple : geler tout nouvel élargissement tant que l’Union européenne n’aura pas les institutions politiques nécessaires à son fonctionnement.

Pour la suite, mettre la France en capacité de relancer un projet institutionnel, en faisant de l’Europe un thème fort de rassemblement des Français pendant la campagne présidentielle. Forts de la légitimité populaire, et de la confiance de nos grands partenaires, les dirigeants élus en 2007 devront replacer la France à l’avant-garde de l’invention de l’Europe".

Dans une interview aux Echos (18 janvier 2006), Alain Lamassoure a indiqué que, sur les affaires institutionnelles, "on ne peut rien faire avant 2007, lorsque les Français et les Néerlandais auront voté pour renouveler leurs dirigeants. En attendant, il faut garder le processus constitutionnel vivant, et réconcilier les citoyens, surtout en France, avec le projet européen, en traitant un petit nombre de grands sujets proches de leurs préoccupations".

Pour en savoir plus :

"La réforme institutionnelle doit être tranchée au plus tard en 2007" - Wolfgang Schüssel, Président en exercice de l'Union européenne, Premier Ministre de l'Autriche

Le rapport adopté par le Parlement européen sur "la période de réflexion: la structure, les sujets et le cadre pour une évaluation du débat sur l'Union européenne"

Le dossier "Constitution" de la Commission européenne

Allocution du Président de la République à l'occasion des voeux à la presse

Présidence autrichienne de l'Union: redonner une orientation claire à l'Europe - Margie Sudre


Priorités de la Présidence autrichienne pour l'Europe: scepticisme après le mauvais accord budgétaire - Françoise Grossetête

   
 
>

Services portuaires

Le Parlement européen a rejeté le 18 janvier dernier, pour la deuxième fois en deux ans, un projet de loi européenne censé ouvrir à la concurrence les services effectués sur les ports. Ce "paquet portuaire" a suscité beaucoup d'émoi et de polémiques, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement européen.

De quoi s'agit-il? Cette législation devait permettre à plusieurs prestataires d'effectuer des opérations de pilotage des navires qui entrent et sortent du port, d'amarrage, de remorquage et de manutention ou encore d'assurer des services aux passagers (assistance à l'embarquement et au débarquement). La Commission européenne, qui a proposé ce texte, souhaitait moderniser et renforcer la compétitivité des ports européens par lesquels transitent 90% du commerce de l'Union européenne avec ses partenaires extérieurs.

Une première tentative pour libéraliser ce secteur avait été lancée en 2001. Après d'intenses négociations avec tous les acteurs concernés, le Parlement avait rejeté, le 20 novembre 2003, le projet que lui avait proposé la Commission européenne. Principale pomme de discorde: la possibilité pour les armateurs de recourir à leur propre équipage pour charger et décharger les navires. Après cet échec, la Commission a dû revoir sa copie. Mais pas suffisamment au goût d'une majorité de Députés européens.

Pour Françoise Grossetête, Euro-Députée UMP et Vice-Présidente du Groupe PPE-DE, le Parlement européen n'aurait pas dû céder devant la violence utilisée comme moyen de pression. "L'attitude des dockers devant le Parlement européen lundi 16 janvier a été tout simplement inacceptable. Ce comportement de hooligan m'a profondément choquée. En jetant des pavés, des barres de fers et autres, les dockers s'en sont pris au Parlement qui, en Europe, défend le plus les travailleurs".

Pour sa part, Dominique Vlasto, Députée européen UMP et Adjointe au Maire de Marseille a estimé que le rejet de la directive par le Parlement européen est "une occasion manquée: le texte n'était certes pas parfait, et j'ai voté pour un renvoi en commission parlementaire, parce que le développement des ports européens mérite qu'on améliore le texte initial en reprenant les consultations dans le calme".

Pour en savoir plus :

Services portuaires: le dossier du Parlement européen


Libéralisation des services portuaires: ne jamais céder devant la violence - Françoise Grossetête


Services portuaires: une occasion manquée - Dominique Vlasto

   
>

Petites entreprises: une Charte européenne trop peu appliquée

Les petites entreprises représentent un moteur essentiel de la création d'emplois et jouent un rôle déterminant dans la compétitivité, l'innovation et la formation professionnelle en Europe. Le Rapport d'initiative de Dominique Vlasto juge la mise en œuvre de la Charte européenne pour les petites entreprises encore insuffisante. En adoptant ce rapport par 503 voix pour, 10 contre et 38 abstentions, les Députés européens ont confirmé leur attachement à cet instrument spécifique et ont avancé plusieurs propositions visant à promouvoir les petites entreprises.

Les petites entreprises occupent au plus 50 personnes. En Europe, elles représentent environ 25 millions d'entreprises et occupent près de 95 millions de personnes. Elles représentent ainsi 99% de l'ensemble des entreprises et fournissent 55% des emplois totaux dans le secteur privé. Le Conseil européen de Feira des 19 et 20 juin 2000 a consacré l'importance de ce secteur en adoptant la Charte européenne pour les petites entreprises.

Dominique Vlasto déplore le manque de volonté politique dans la mise en œuvre de la Charte européenne des petites entreprise: cinq années après son adoption, et bien qu'elle ait été signée par 35 pays, dépassant ainsi le cadre de l'Union européenne pour s'appliquer dans les Etats candidats et voisins, les progrès sont inégaux et irréguliers, notamment au niveau communautaire. "La Charte reste une déclaration de bonnes intentions, sans suivi critique et sans implication forte des pouvoirs publics."

Les Députés ont largement soutenu l'approche de Dominique Vlasto en faveur d'une meilleure mise en œuvre de la Charte des petites entreprises par les Etats membres et par la Commission européenne. "Je crois que le message au Conseil et à la Commission est très clair" a déclaré le Rapporteur. "Nous voulons conserver la Charte comme instrument d'intervention politique pour les petites entreprises". Cette Charte porte sur les petites entreprises, et non pas sur les moyennes et les grandes entreprises, et les parties signataires sont invitées à tenir compte de cette spécificité qui fait la force de cet instrument. "Nous demandons aux Etats et à la Commission de tenir les engagements pris dans le cadre de la Charte et qu'ils mettent plus d'énergie et de moyens dans sa mise en œuvre".

Pour en savoir plus :

Rapport de Dominique Vlasto sur la mise en oeuvre de la Charte européenne des petites entreprises


Charte européenne des petites entreprises: le communiqué de presse de Dominique Vlasto, Rapporteur du Parlement européen

   

Vu d'Europe
>

Patrick Gaubert: "pour une politique de l'immigration humaine et courageuse" Tribune parue dans le Figaro du 10 janvier 2006

Lire l'article



 
Polémiques
>

Exception française: "En ce début d’année 2006", a déclaré Françoise Grossetête, "mes pensées vont tout d’abord vers ceux qui souffrent de maladie, d’isolement, ou de chômage. A tous, je souhaite qu’ils puissent aborder 2006 avec espoir et regarder l’avenir avec confiance. Mais cette confiance, ils ne l’auront que lorsque la France elle-même la retrouvera. Pour sortir de la crise, notre pays ne doit plus se complaire dans l’auto-dépréciation, la perte d’estime en lui-même et la nostalgie. Elle doit cesser de se recroqueviller, elle doit croire en elle-même et pour cela, il lui faut de l’oxygène pour s’ouvrir aux autres. L’Europe à venir ne pourra éternellement éluder le débat sur ses frontières. Sans repère, sans projet, l’Europe ne pourrait que s’enliser dans les égoïsmes nationaux et les "exceptions à la française"".

>

L'argent des autres: Le Parlement européen n'a pas hésité à faire front contre la décision du Conseil européen, fin 2005, de limiter le budget européen pour la période 2007/2013 à la portion congrue. "Avec ou sans Constitution," a souligné Alain Lamassoure, "la lente et irrésistible montée en puissance du Parlement européen est inévitable. Mais ce pouvoir a des limites, notamment en matière budgétaire. Il est facile d'être généreux avec l'argent des autres": les Etats membres financent en effet l'essentiel du budget en raison du faible niveau de ressources propres de l'Union européenne. Rappelons que le Conseil européen propose pour 2007/2013 une enveloppe globale de 862,4 milliards d'euro, contre 974,8 souhaités par le Parlement européen. "La position du Parlement le mois prochain sur la Directive Services (Bolkestein) sera une vraie occasion de démontrer s'il a une position politique autonome, ou si chaque délégation nationale obéit en réalité à sa capitale", a conclu Alain Lamassoure.

>

CIA: Le Parlement européen vient de créer une Commission temporaire chargée d'évaluer l'utilisation présumée de pays européens pour le transport et la détention illégale de prisonniers fantômes par la CIA. Patrick Gaubert et Roselyne Bachelot en seront membres. Par ailleurs, Jean-Paul Gauzès participera à la Commission d'enquête chargée, au sein du Parlement européen, d'évaluer la faillite de la compagnie d'assurance britannique "Equitable Life Society".

>

Marteau-pilon: Le Parlement européen a décidé de sanctionner ses "sauvageons", comme Jacques Toubon a ironiquement qualifié les Euro-Députés qui se manifestent par des provocations et insultes dans l'hémicycle du Parlement de Strasbourg. Pour Jacques Toubon cependant, "l'on écrase une mouche avec un marteau-pilon en l'espère: ce Parlement est particulièrement bien élevé quand on le compare à d'autres. Regardez, au Japon, ils se battent en pleine séance!"


En bref
>

UMP: Roselyne Bachelot vient d'être nommée Secrétaire générale adjointe de l'UMP. Elle devient ainsi "numéro 5" dans l'organigramme de l'UMP, après le Président Sarkozy, le Président délégué Jean-Claude Gaudin, le Secrétaire général Pierre Méhaignerie, et le Secrétaire général délégué Brice Hortefeux. Roselyne Bachelot a été Ministre de l'Ecologie et du développement durable dans le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin de juin 2002 à mars 2004. Elle est le premier Député européen à devenir membre de l'équipe dirigeante de la Commission exécutive de l'UMP.

>

Parti radical: Le Comité exécutif du Parti Radical, mouvement associé à l'UMP, co-présidé par Jean-Louis Borloo et André Rossinot, a élu à l'unanimité le 11 janvier son bureau national, composé notamment de Renaud Dutreil, ministre des PME, en tant que secrétaire général, d'Aimery de Montesquiou, sénateur du Gers, en tant que vice-président, et de cinq secrétaires nationaux, dont Véronique Mathieu, Député européen pour la circonscription Grand-Est. Elle entend particulièrement lancer le débat sur les décisions majeures qui devront être prises dans les prochaines années sur le projet européen.

>

Proximité régionale: Le 23 janvier 2006, lors de la troisième réunion de la Commission extra-régionale Europe qui s'est tenue à Lille, Tokia Saïfi a tenu à rappeler l'importance de la politique de coopération territoriale dans la région. Lors de son intervention, elle a pu notamment revenir sur l'impact des Fonds de cohésion en matière de proximité et s'est engagée à défendre les intérêts de sa région afin que les fonds arrêtés par le budget européen contribuent à son développement ainsi qu'à sa compétitivité.

>

Sucre: "Conformément aux engagements pris dans le cadre des négociations OMC, l’Europe n’avait pas d’autre alternative que de réformer le secteur de la production sucrière", a souligné Véronique Mathieu. "C’est avec le souci constant d’assurer l’avenir des producteurs que le Parlement européen a adopté, en janvier 2006, trois rapports concernant la réforme de l’Organisation Commune du Marché (OCM) du sucre. Ces rapports insistent sur la nécessité de limiter la réduction du prix du sucre blanc à 30 % et d’accompagner le choc d’une telle réforme, de mesures permettant de limiter les conséquences socio-économiques de la restructuration de ce secteur".

>

Echalote: "La production traditionnelle d'échalote en Europe est confrontée à un problème crucial : celui de la concurrence de produits obtenus à partir de graines, et commercialisées sous la même appellation mais dont les caractéristiques sont très différentes, et notamment les qualités gustatives nettement inférieures. Ce dossier vient de faire l'objet d'une décision de la Cour européenne de Justice, qui reconnaît l'illégalité de l'inscription comme échalotes, des variétés de semences". Pour Ambroise Guellec, "il est important, à la suite de cet arrêt, de clarifier définitivement le dossier et de faire en sorte, notamment, que les consommateurs soient parfaitement informés de la qualité des produits qu'ils achètent". C'est dans ce sens que trois Députés européens, dont Ambroise Guellec, ont saisi les Commissaires européens concernés afin que la Commission prenne les mesures appropriées dans le délai le plus bref possible.

>

Chypre Nord: Le Parlement européen a décidé, fin 2005, de créer un "Groupe de contact à haut niveau pour les relations avec la communauté chypriote du nord de l'île". C'est Françoise Grossetête qui présidera ce Groupe. Des débats sont prévus notamment sur les moyens de mettre en oeuvre, de façon concrète, le programme de soutien au nord de Chypre décidé par la Commission européenne en 2004, et depuis lors bloqué par le Conseil des Ministres, ou encore sur le fonctionnement du règlement relatif à la ligne de démarcation (ligne verte) et son adéquation à l'objectif de mettre un terme à l'isolement économique du nord. Françoise Grossetête, a souligné sa volonté de faire un travail de terrain, afin de tenter de redonner confiance à tous les habitants de Chypre nord, pour l'instant déçus par l'action insuffisante de l'Union européenne.

>

Rapports: Marie-Hélène Descamps a été nommée rapporteur sur le Rapport d'initiative relatif aux bibliothèques numériques (commission de la Culture). Par ailleurs, le Rapport de Marie-Hélène Descamps sur les relations économiques transatlantiques vient d'être adopté à la quasi- unanimité par la commission de la Culture du Parlement européen.


Questionnaire de satisfaction

Après plus d'un an d'existence de la Lettre mensuelle des Députés européens UMP et une refonte du site internet, nous vous proposons de vous exprimer sur le format et le contenu de ces outils d'information relatifs aux activités de notre délégation. Cette enquête qualitative nous permettra de vous apporter une information correspondant à vos besoins et envies. Merci de nous aider dans notre action.

Vers le questionnaire


A Augmenter la taille du texte
Faire connaître cette lettre
Imprimer
© Députés européens UMP 2006