Signaux positifs

Après les difficultés institutionnelles de 2005, l'Europe a comme priorité de redonner confiance aux citoyens en ouvrant la voie à des réformes concrètes, favorables à l'emploi et susceptibles de doper la croissance économique.

De ce point de vue, l'adoption par le Parlement européen, en première lecture, d'une directive sur les services revue et corrigée, est une avancée réelle.

Le projet de directive dit "Bolkestein" - du nom de l'ancien Commissaire européen initiateur de la proposition-, critiqué de façon en partie justifiée, en partie caricaturale, par les adversaires de la Constitution européenne, devait être remis à plat et réorienté. C'est désormais chose faite, et le vote massif du Parlement à Strasbourg le 16 février dernier, avec près de 400 voix, obligera la Commission et le Conseil des Ministres d'aborder ce sujet en tenant pleinement compte de l'avis des représentants élus des Européens.

Pour les Députés européens de l'UMP, le texte adopté marque un équilibre entre l'efficacité économique, par l'ouverture du marché européen des services, et la justice sociale, par la préservation de nos droits sociaux. Le principe du pays d'origine a été écarté, notre droit du travail est sauvegardé, ainsi que l'essentiel de nos services publics et des services sociaux.

Les Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union européenne, qui se retrouveront à la fin mars pour leur Conseil européen de printemps, se pencheront à leur tour sur cette directive, avant que la Commission européenne, présidée par José-Manuel Durao Barroso, en propose une nouvelle mouture au Conseil, puis au Parlement en seconde lecture. Si tout se passe bien, la directive pourra être définitivement adoptée à la fin juin, sous présidence autrichienne.

Il appartiendra in fine aux Parlements nationaux des 25 de mettre en oeuvre cette nouvelle directive, ce qui sera aussi l'occasion de nouveaux débats dans nos opinions publiques. Faisons en sorte qu'ils soient empreints de davantage de sérénité qu'au printemps dernier, car ce texte est porteur d'une véritable chance pour nos PME de se développer dans un secteur qui représente 70% de notre activité économique et de nos emplois.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

 

Paroles de députés
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Tokia Saïfi: "A l'heure où le fossé ne cesse de se creuser entre le Nord et le Sud, où, à la prospérité grandissante des pays industrialisés fait face à la pauvreté de nombreux pays du Sud, il est grand temps que la mobilisation de la communauté internationale se traduise par des actions concrètes. Si l'Union européenne est la principale donatrice mondiale, aujourd'hui elle doit faire plus, mieux et plus vite. Malgré l'augmentation de l'aide publique traditionnelle, les chiffres actuels montrent que la réalisation des Objectifs du Millénaire d'ici à 2015 nécessite l'adoption de mécanismes de financement complémentaires. Plusieurs Etats membres, dont la France, soutiennent déjà ces initiatives par la mise en place de prélèvements de solidarité internationaux notamment sur les billets d'avion. L'Union européenne doit œuvrer à la mise en pratique de ces mécanismes permettant de lever des ressources stables et prévisibles répondant aux besoins non satisfaits des pays en développement en particulier dans le secteur de la santé. Lors de la conférence ministérielle qui se tient à Paris le 28 février 2006, les Etats membres devront contribuer à ce que l'Union européenne reste fidèle à ses promesses et entraîne avec elle la Communauté internationale afin de garantir une aide pérenne et efficace".

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Françoise Grossetête: "La Commission entend combler le fossé qui sépare les citoyens de leurs institutions grâce à une meilleure communication: c'est une stratégie qui me laisse perplexe. Certes, après les référendums français et néerlandais, on a ainsi une occasion de se remettre en cause, et de mieux communiquer sur les actions entreprises au niveau européen. Mais l'initiative de la Commissaire chargée de la communication, Margot Wallstrom, manque de concret. Pourquoi pas des spots de quelques minutes diffusés aux heures de grande écoute à la télévision, et pourquoi pas au cinéma, pour mieux expliquer l'Europe ?"


L'Europe vous concerne
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La Commission européenne a besoin de conseils sur sa façon de communiquer afin de trouver des solutions qui permettent de combler le fossé entre l'Union européenne et ses citoyens. Communiquer sur l'Europe est une question de démocratie. Le livre blanc propose cinq domaines d'action : définir des principes directeurs communs pour la communication sur les questions européennes, impliquer les citoyens, collaborer avec les médias et utiliser les nouvelles technologies, comprendre l'opinion publique européenne et agir ensemble. Donnez votre avis jusqu’au 30 juillet 2006.

 

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Participez à l’enquête sur comment améliorer l'environnement réglementaire des entreprises : La Commission européenne s’est engagée à aider les entreprises à être compétitives sur les marchés mondiaux. Des entreprises performantes conjuguées à une économie européenne dynamique se traduiront par une augmentation de l'emploi et une plus forte croissance économique. Entreprises, organisations professionnelles et ONG sont invitées à répondre au questionnaire afin de mettre en avant les problèmes administratifs et réglementaires qui les pénalisent.

 

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La Commission européenne a proposé d’interdire la commercialisation du mercure dans les nouveaux thermomètres médicaux et d’appartement, les baromètres, les tensiomètres et manomètres médicaux. Le mercure et ses composés sont hautement toxiques pour les êtres humains, les écosystèmes et la faune sauvage. Lorsqu’ils entrent dans le flux des déchets, les produits utilisant du mercure peuvent se transformer en méthylmercure, sa forme la plus toxique. Le méthylmercure se concentre principalement dans les denrées alimentaires, en particulier la chaîne alimentaire aquatique, ce qui rend les gros consommateurs de poissons et de fruits de mer particulièrement vulnérables. Cela aura un effet positif pour la santé des citoyens de l’Union européenne et l’environnement. La Commission table sur une réduction sensible des émissions de mercure (33 tonnes de mercure utilisés chaque année).

 
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Libre circulation des services : une victoire de la démocratie européenne

Après deux ans de travaux, le Parlement européen a adopté en première lecture, à une large majorité, son rapport sur la directive relative aux services dans le marché intérieur. C'est un texte majeur pour l'Union européenne. Le projet initial a été revu de fond en comble. Mais son objectif n'a pas changé: éliminer les entraves à la libre circulation des services tout en assurant le respect des droits sociaux des travailleurs qui sont régis par les dispositions nationales.

Le projet de directive sur les services dans le marché intérieur déposé en janvier 2004 par la Commission Prodi, a été complètement réécrit par les Députés européens. Notamment, son principe moteur, celui du "pays d'origine", a été éliminé. A sa place, une clause de libre circulation des services a été établie.

Les Députés européens ont aussi restreint le champ d'application de la directive: elle concerne moins de services que dans la version initiale. Notamment, les services sociaux sont exclus. La liste des raisons qui justifient une limitation par les Etats membres de la libre prestation des services fournis par un prestataire venant d'un autre Etat membre a été élargie. Il est maintenant clairement précisé dans le texte, que la directive n'affecte en rien le droit du travail dans les Etats membres.

Le nouveau texte du projet de directive a été adopté par 391 voix pour, 213 contre et 34 abstentions. Ce résultat solide renforce la position du Parlement face aux deux autres institutions. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, a déjà annoncé que la Commission révisera au plus vite sa proposition initiale sur la base du texte adopté par le Parlement européen. Le projet sera ensuite examiné par le Conseil.

Les Députés européens de l'UMP, et leurs Porte-Paroles sur ce sujet Jacques Toubon, Roselyne Bachelot et Marie-Hélène Descamps (Volet Culture), se sont félicités de ce vote.

"Le texte voté jeudi 16 février 2006, en première lecture, marque un équilibre entre l'efficacité économique, par l'ouverture du marché des services et la justice sociale, par la préservation des acquis sociaux. En effet, le principe du pays d'origine a été écarté par le Parlement européen, le droit du travail totalement exclu de la directive, ainsi que l'essentiel des services publics et des services sociaux.

Les Députés européens UMP ont souligné le rôle déterminant que leur Groupe parlementaire (Parti Populaire Européen et Démocrates Européens - PPE-DE, Centre Droit- , la force politique principale du Parlement européen) a joué pour changer la proposition Bolkestein.

Pour en savoir plus :

L'analyse des Députés européens UMP

Alain Lamassoure, Porte-Parole des Députés européens UMP

Ambroise Guellec


Roselyne Bachelot

Marie-Hélène Descamps

Françoise Grossetête


Véronique Mathieu


Jean-Pierre Audy
   
 
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Développement rural: orientations stratégiques

Les Députés européens ont adopté à une large majorité un rapport favorable aux "directives stratégiques générales pour le développement rural" proposées par la Commission. Le rapport demande que ces orientations tiennent davantage compte des jeunes exploitants agricoles, de la modernisation de l'agriculture et de la protection du patrimoine culturel rural.

Ce rapport a été approuvé à une grande majorité: 455 voix pour, 16 contre et 10 abstentions par le Parlement européen réuni en session plénière en février 2006. Les Députés accueillent favorablement les propositions de la Commission mais ont voulu mettre davantage l'accent sur les jeunes agriculteurs et sur la nécessité de moderniser le secteur agricole. Le rapporteur préconise également la sauvegarde du patrimoine culturel rural et le développement des infrastructures sociales pour contrecarrer la dépopulation rurale. Des suggestions supplémentaires visent à promouvoir les produits locaux et régionaux, favoriser l'insertion des femmes dans le marché du travail ainsi qu'à appuyer l'investissement et la formation dans le domaine de la production non alimentaire et du tourisme vert. Le Parlement souligne également que l'aide aux zones rurales devrait garantir des moyens financiers aux nouveaux Etats membres leur permettant de réduire l'écart avec l'ancienne Union européenne à 15.

Ambroise Guellec soutient les orientations stratégiques du futur Fonds européen pour le développement rural (FEDER) ainsi que la nécessaire montée en puissance du 2e pilier de la Politique agricole commune:

"Je salue le travail du rapporteur et les apports de la commission du développement régional du Parlement européen pour avoir contribué à clarifier un texte touffu et pas très compréhensible, à priori, par ceux qui auront à le mettre en œuvre sur le terrain. L'expérience des programmes LEADER instruit utilement sur les dangers d'un mode d'emploi excessivement précis et tatillon."

"En tant que rapporteur fictif sur ce rapport", a déclaré Ambroise Guellec le 16 février 2006 à Strasbourg, " j'ai, pour ma part, voulu insister sur la nécessaire prise en compte de la cohésion territoriale. Pour qu'elle existe réellement, il importe que soit recherché un équilibre entre territoires, qui repose sur le principe d'équité entre tous les citoyens de l'UE, quelque soit l'endroit où ils vivent".

"Les territoires ruraux ne doivent pas être définis par différence avec les zones urbaines, au contraire, la relation urbain-rural doit être renforcée en développant notamment les services publics dans la complémentarité, et l'accessibilité des transports. La nécessaire qualité de vie, pour conserver une population active dans les secteurs ruraux, passe par une coopération et par la mise en œuvre conjointe des ressources financières indispensables".

"Enfin, pour mieux évaluer, et dégager les actions à lancer pour renforcer la cohésion territoriale, il importe de se doter de nouveaux indicateurs territoriaux. En plus du PIB, pourraient être retenus, par exemple, le taux d'emploi, l'indice de décentrement, le niveau d'équipement en services publics".

   
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Une licence européenne
pour les contrôleurs aériens

Le Parlement européen vient de se prononcer, en deuxième lecture, sur la proposition d'instaurer une licence communautaire pour les contrôleurs du trafic aérien. Les règles de formation et d'octroi des licences des aiguilleurs du ciel seront harmonisées. L'objectif de cette législation est de renforcer la sécurité et d'encourager la mobilité des contrôleurs en facilitant la reconnaissance mutuelle des licences nationales.

Dans un contexte de pénurie de contrôleurs du trafic aérien en Europe - il en manquerait 1800 -, la mobilité des aiguilleurs du ciel représente l'une des priorités de la commission des Transports à l'origine de ce rapport. Les Députés européens soutiennent les mesures qui lèvent les obstacles à la libre circulation des contrôleurs : dorénavant, le principe de la reconnaissance mutuelle sans conditions s'appliquera aux licences et à toutes les qualifications, aux certificats linguistiques et aux attestations médicales qui leur sont associées.

Le rapporteur, Christine de Veyrac souligne l'importance de cette directive pour la réalisation du ciel unique européen, projet lancé en 2004. Elle facilite à la fois la création de blocs d'espace aérien transfrontaliers fonctionnels et la fourniture de services transfrontaliers de contrôle du trafic aérien. Jusqu'à présent, les blocs d'espace aérien finissent souvent aux frontières. L'un des objectifs du ciel unique est d'optimiser et de sécuriser les flux de trafic en créant des blocs d'espace aérien qui ne s'arrêtent pas aux frontières, mais soient au contraire transfrontaliers et fonctionnels. La licence de contrôleur du trafic aérien constitue un préalable important à la création de ces blocs d'espace aérien.

Pour ce qui est des exigences linguistiques, les Députés européens et le Conseil ont retenu une compétence linguistique au niveau opérationnel pour l'anglais et pour une langue locale lorsque les États membres l'estiment nécessaire pour des raisons de sécurité. De plus, comme le souhaitait le Parlement, les États membres seront également autorisés à exiger un niveau avancé pour des raisons impératives de sécurité. Les Députés européens ont fait valoir que le personnel responsable du contrôle du trafic aérien est également en contact avec certains services locaux (en particulier avec les services d'urgence) avec lesquels il doit être en mesure de communiquer sans entrave.

Pour en savoir plus :

Le communiqué de presse de Christine de Veyrac

   
 
Polémiques
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Excuses ? "La liberté de la presse n'est pas négociable. Elle est un bien précieux à protéger. La politique n'a pas à définir les limites de cette liberté", a déclaré Françoise Grossetête à l'occasion du débat du Parlement européen sur l'affaire des caricatures de Mahomet. "Je ne comprends pas que Javier Solana, le Haut Représentant pour la politique extérieure de l'Europe, se croie obligé de se rendre dans les pays arabes pour présenter les "excuses" de l'Union européenne. De quelles excuses s'agit-il ? Ceci alors que plusieurs ambassades et la mission européenne à Gaza ont été incendiées, et que des symboles nationaux ont été brûlés ! La liberté d'expression fait partie de nos valeurs, de même que la liberté de culte, qui exige la réciprocité dans la tolérance. Ce qui est inquiétant, ce sont ces réactions violentes d'une minorité, très organisées".

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Ultras: "Le nouveau projet de directive européenne sur les services, adopté par le Parlement européen le 16 février, sauvegarde les droits sociaux tout en maintenant les garanties qui empêchent aux Etats d'entraver l'établissement d'un travailleur européen dans un pays membre, par exemple en disant que, pour être plombier en France, il faut être français", a souligné Alain Lamassoure. Interrogé avant le vote, le Porte-Parole des Députés européens de l'UMP a pronostiqué: "le projet sera refusé par les doctrinaires libéraux et par les doctrinaires de l'ultragauche, dont nous nous sommes malheureusement fait une spécialité en France". Les faits ne lui ont pas donné tort.

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Lobbies français: Françoise Grossetête a souvent pointé du doigt les carences françaises en matière de lobby dans les instances européennes. Mais récemment, dans un article publié dans la Revue parlementaire , la Vice-Présidente du Groupe PPE-DE en charge des travaux parlementaires a noté une évolution positive: "nous commençons à être fiers du lobbying français, qui rattrape son retard. Nombreux sont celles et ceux qui ont compris l'urgence d'une représentation digne de ce nom à Bruxelles. Les décisions importantes sont de plus en plus prises à Bruxelles et moins dans les capitales. Ce lobby français sera plus amplifié encore si l'Europe s'inscrit comme un sujet à part entière dans les discussions nationales, et cesse d'être le bouc émissaire idé"al à tous les maux de la société française".


En bref
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Coopération parlementaire: A l'occasion du Sommet des Présidents de Groupes parlementaires européen et nationaux du Centre-Droit (PPE-DE), les Présidents des Groupes parlementaires UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, du Sénat, Josselin de Rohan, et la Présidente des Députés européens UMP, Margie Sudre, ont décidé d'intensifier les relations de travail et la coopération entre leurs trois Groupes parlementaires. Réunis à Bruxelles avec les Présidents des Groupes parlementaires des 25 pays de l'Union européenne issus de la famille politique du Centre-Droit, pour débattre notamment des suites à donner à la procédure de ratification de la Constitution européenne, mais surtout de la façon dont l'Europe aborde le thème de la globalisation et de ses répercussions économiques et sociales, ainsi que de la sécurité en Europe, les Représentants des Députés européens et nationaux de l'UMP ont développé des approches communes sur tous ces thèmes. Ils vont développer et organiser leurs relations, pour que leur vision d'une Europe à la fois responsable et solidaire soit mieux défendue encore, tant à Paris qu'à Strasbourg et Bruxelles.

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Forêts: "Représentant 46% de la superficie totale de l'Union européenne, les forêts créent environ 3,4 millions d'emplois directs et indirects: il est temps de s'en occuper sérieusement", a souligné Véronique Mathieu, Présidente de l'Intergroupe Forêts au Parlement européen. A son initiative et à celle du Maire de Nancy André Rossinot s'est tenue à Nancy les 2 et 3 février, avec la participation de la Commissaire européenne Mariann Fischer-Boel et du Ministre français de l'Agriculture Dominique Bussereau la première Conférence européenne sur les Forêts et la Filière bois. Trois tables rondes ont réuni experts internationaux et européens sur les thèmes de la gestion durable des forêts, les nouveaux marchés et produits, et les outils de la gouvernance forestière européenne. "Cet évènement contribue au débat que suscitent l'élaboration et la mise en oeuvre de la stratégie européenne en matière forestière. Elle intervient alors que l'Union européenne finalise un plan d'action en matière forestière pour 2007-2013", a souligné Véronique Mathieu.

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Bien-être des éleveurs: "Si le bien-être animal représente une noble cause, à laquelle nous souscrivons, il ne faut pas oublier le bien-être des éleveurs. Or le secteur des poulets de chair est déjà gravement menacé par la concurrence extra-européenne", a expliqué Ambroise Guellec. "Pour ma région, la Bretagne, c'est 35% de la production française de poulet de chair - et surtout 18 000 personnes - directement menacée par les distorsions de concurrence avec l'arrivée massive de produits venus de pays tiers où les normes européennes ne s'imposent pas. L'orientation vers une production de qualité est certes louable, mais l'adaptation ou la reconversion est très souvent aléatoire, et demande beaucoup de temps, d'autant plus que la fermeture d'exploitations est déjà largement en cours." Ambroise Guellec estime que la proposition de directive sur ce sujet souffre de graves lacunes dans les justifications des seuils choisis pour la densité d'élevage, des indicateurs des conditions d'élevage, sur l'absence d'étude d'impact sérieuse des répercussions sur les importations et la disparition d'élevages et d'emplois dans la filière. Ceci a conduit les Députés européens de l'UMP à émettre un vote négatif sur cette proposition de directive.




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© Députés européens UMP 2006