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Innover |
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Les
Français, et les Européens
en général, ont
du mal à comprendre le sens
des efforts économiques
et sociaux que, bien souvent,
on leur impose, au nom de la compétitivité,
des règles européennes
ou de la globalisation. A
quoi bon faire des sacrifices,
se serrer la ceinture, se former toujours
davantage et être de plus en
plus flexible si, à
la fin du compte, c'est pour avoir
une qualité de vie moindre
qu'avant ? Telle est la raison
des doutes, des frustrations, de la
colère qui se manifestent depuis
plusieurs semaines, dans la rue, en
France ou en Allemagne, pour ne prendre
que ces deux exemples.
La réalité,
difficile à accepter pour la
plupart, est que depuis vingt ans,
le monde a changé de façon
drastique. En mieux,
mais aussi en moins bien
peut-être. Certes, par rapport
aux temps de guerre qu'ont connus
les aînés, ces changements
ne sont pas bien dramatiques. Mais
pour la majeure partie d'entre
nous, il est difficile de s'adapter,
en si peu de temps, à un monde
où il faut toujours être
plus performant, plus souple, plus
diplomé, plus compétitif,
posséder plus, bref se dépasser
en permanence sans en voir
toujours le sens ou la finalité.
Si la jeunesse se révolte
en France, c'est largement pour toutes
ces raisons: elle a perdu sa boussole.
Pourtant, ces mêmes jeunes voient
dans le même temps bien des
avantages à cette évolution:
ils voyagent, se déplacent
librement, communiquent mieux, bénéficient
de davantage de confort matériel,
ont accès à davantage
de connaissances et sont en général
plus ouverts que leurs parents. Ils
doivent accepter le revers de la médaille,
être prêts au changement,
et à la prise de risques.
La France, par rapport à
ses partenaires européens,
détient de tristes records:
niveau élevé de chômage,
surtout chez les jeunes, et surtout
de longue durée. Elle
a aussi un taux d'emploi de la population
active inférieur à beaucoup
d'autres Etats membres de l'Union
européenne qui, eux, ont des
régimes plus souples de droit
du travail. Cela ne laisse aucun
doute: si les jeunes veulent avoir
une chance de vivre demain dans une
société où travailler,
donc s'insérer dans la société,
est possible, il faut s'adapter, changer,
innover.
Innover, tel est bien le maître-mot
de la période qui s'ouvre.
Innover dans nos réflexes,
dans nos politiques à court
et à long terme, innover dans
notre façon de dialoguer, de
communiquer au sein de la société,
innover dans notre façon de
vivre tout simplement.
Et la classe politique, me
dira-t-on, ne doit-elle pas aussi
innover, évoluer ? Certainement
oui, et sa responsabilité
est importante à cet égard.
Certains pays, comme l'Allemagne ou
les pays scandinaves, qui marient
de façon intelligente modernité
et tradition, solidarité et
innovation, peuvent nous éclairer.
Et si la première démarche
d'innovation, chez les Français,
était d'accepter que d'autres
pays peuvent contribuer à nous
montrer la voie ?
Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés
européens UMP
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Tokia Saïfi:
"Le 7 juillet 2005, la Commission
européenne a ouvert une enquête
anti-dumping à l'encontre des
importations de chaussures en cuir
originaires de Chine et du Vietnam.
Cette enquête motivée
par la hausse spectaculaire des importations
et les conditions économiques
et sociales désastreuses du
secteur européen de la chaussure
(chute de 30% de la production et
perte de 40 000 emplois) est arrivée
aux conclusions suivantes: "six
mois après le textile, le marché
communautaire se retrouve de nouveau
confronté à des pratiques
commerciales déloyales. Je
soutiens l'initiative de la Commission
de mettre en place de mesures anti-dumping
à l'encontre de ces importations.
Instituer un droit sur des marchandises
faisant l'objet d'un dumping ne revient
pas à demander aux consommateurs
de subventionner des entreprises européennes
non concurrentielles. Il s'agit en
effet de garantir les conditions d'un
commerce équilibré qui
préserve l'intérêt
des consommateurs et celui des producteurs.
"Intervenir pour limiter les
effets négatifs d'un dumping
reconnu qui sapent les règles
de la concurrence, ne doit pas être
perçu comme du protectionnisme!"
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Ambroise Guellec:
"Le phénomène des
délocalisations nous préoccupe
tous. Les raisons en sont assez bien
connues : globalisation de l'économie,
distorsions de concurrence sur le
plan social aussi bien que fiscal...
Le
rapport du Parlement européen
sur "les délocalisations
dans le contexte du développement
régional" est donc
bienvenu. Nous disposons ainsi d'un
texte équilibré, qui
peut apporter une contribution efficace
à l'action de lutte contre
les délocalisations, et de
prévention des effets négatifs
pouvant en résulter. Le rapport
souligne l'importance de la bonne
utilisation des fonds structurels
pour éviter le risque de délocalisation
à court, moyen et long terme.
Mais on sait qu'un facteur essentiel
de risque de délocalisation
réside dans l'enclavement et
la mauvaise accessibilité des
unités de production. Il importe
donc que la nouvelle génération
de fonds structurels attribués
au titre de la compétitivité
et de l'emploi, compte dans ses priorités
l'amélioration de l'accessibilité
des régions qui souffrent de
handicaps importants sur ce point.
Ce serait la meilleure garantie de
pérennité des activités
économiques dans ces régions".
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Françoise Grossetête: "En 2005, les citoyens
européens ont eu l'occasion
de nous dire qu'ils attendaient beaucoup
de nous, mais aussi qu'ils s'interrogeaient
sur leur avenir, l'avenir de l'Europe
dans un contexte de globalisation.
La stratégie politique pour
l'année 2007 doit nous permette
d'apporter les bonnes réponses.
Or, sans accord institutionnel, sans
perspectives financières, où
allons-nous ? Nous sommes dans une
situation que je qualifierai d'hypocrisie
totale. Nous voulons débattre
d'actions importantes pour les européens
alors que le Conseil, toujours sourd
à nos arguments, ne propose
quasiment pas d'évolution budgétaire.
Les besoins sont énormes dans
la formation des jeunes, la recherche,
les transports, les programmes de
santé, d'environnement... l'énumération
serait trop longue. Vous nous parlez
d'un possible prochain accord, mais
je n'ai pas entendu de votre part
les mots "d'accord ambitieux".
Alors je reste sceptique. Dans le
dialogue qui s'ouvre entre nous, vous
pouvez compter sur le dynamisme de
notre assemblée en vue de proposer
ses priorités politiques pour
2007".
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Elargissement
de l'Union: succès pour l'UMP
au Parlement européen
L'Union européenne
devrait tenir ses promesses vis-à-vis
des pays candidats et futurs candidats,
mais également prendre pleinement
en compte la capacité d'absorption
de l'UE, estime le Parlement
européen. Si nécessaire,
la Commission devrait proposer une
étroite relation multilatérale
à tous les pays qui ne se sont
pas vus offrir la perspective de l'adhésion.
Les pays qui ont cette perspective
devraient être admis sans restriction
dans ce cadre multilatéral,
option intermédiaire avant
la pleine adhésion.
Les Députés européens
ont adopté, jeudi 16 mars,
le rapport
du Député européen
allemand Elmar BROK (Groupe PPE-DE)
concernant la stratégie pour
l'élargissement 2005 proposée
par la Commission. Ce rapport a été
adopté par 397 voix pour, 95
contre et 37 abstentions.
La Commission européenne est
invitée à présenter
pour la fin de cette année
un rapport sur les principes qui définissent
la capacité d'absorption
de l'UE. Le Parlement européen
invite également la Commission
à élaborer une stratégie
de communication conçue "pour
répondre aux préoccupations
légitimes des citoyens européens
au sujet de l'élargissement
et de l'intégration de l'Europe".
Il ajoute que l'impasse dans laquelle
se trouve la ratification d'un Traité
constitutionnel empêche l'UE
d'accroître sa capacité
d'absorption et qu'aucune
nouvelle adhésion ne doit être
acceptée avant que les ressources
budgétaires nécessaires
soient disponibles.
Les Députés européens
ont approuvé la Commission
lorsqu'elle met l'accent sur des "conditions
équitables et rigoureuses"
sur lesquelles asseoir des critères
clairs pour chaque phase des négociations
avec les pays candidats et propose
de suspendre ces négociations
si les conditions requises ne sont
pas remplies. Ils rappellent aux pays
candidats ou candidats potentiels
qu'il ne suffit pas seulement
d'adopter des lois pour remplir les
conditions de l'adhésion, mais
également de les appliquer
rigoureusement et de veiller à
leur respect.
Alain Lamassoure,
Porte-Parole des Députés
européens de l'UMP, et Secrétaire
national de l'UMP en charge des affaires
européennes, a souligné
qu'en adoptant le Rapport Elmar Brok,
le Parlement européen a fait
suite aux propositions faites par
l'UMP depuis 2004 :
- nécessité
de fixer des frontières géographiques
à l'Union européenne,
et de subordonner tout nouvel élargissement
à sa capacité d'absorption
;
- élaboration d'un
statut nouveau de partenariat privilégié
à proposer aux pays du voisinage
de l'Union.
"Jusqu'à présent,
tant le Conseil européen que
le Parlement avaient évité
tout débat de fond en la matière.
La Commission européenne est
désormais mandatée par
le Parlement européen pour
faire des propositions concrètes
d'ici la fin de l'année.
"Ce sujet fondamental
devra être un des thèmes
majeurs de la relance politique de
l'Europe en 2007", a
conclu Alain Lamassoure.
Pour en savoir plus:
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Stratégie
de Lisbonne: le seul antidote aux protectionnismes
nationaux
Intervenant
à Strasbourg quelques jours avant
le Conseil européen des 23
et 24 mars, qui réunit à
Bruxelles les Chefs d'Etat et de Gouvernement
de l'Union européenne pour aborder
les perspectives économiques
de l'Europe, Françoise Grossetête,
Vice-Présidente du Groupe PPE-DE,
a estimé que "l'Etat
providence des années 80 n'est plus
la réponse. Nous devons concilier
flexibilité et sécurité,
et trouver d'autres voies pour donner la
priorité à l'emploi".
Son intervention:
"Le prochain sommet de printemps saura-t-il
répondre aux défis de notre
époque: défis environnementaux,
défis de la politique énergétique,
prise en compte des attentes de notre jeunesse,
le devoir de reconnaissance de nos anciens
de plus en plus nombreux et cela suppose
des infrastructures adaptées ? Notre
société est en pleine mutation,
c'est ce qui inquiète nos concitoyens.
Nous devons donc les accompagner,
savoir devancer les difficultés des
prochaines décennies. L'Etat providence
des années 80 n'est plus la réponse.
Nous devons concilier flexibilité
et sécurité, et trouver d'autres
voies pour donner la priorité à
l'emploi.
Redonner la confiance à nos
concitoyens, confiance dans leurs politiques,
confiance dans l'Europe : une Europe qui
s'organise. Cette confiance qui
fait que spontanément la croissance
se développe, la natalité
progresse. La natalité, voilà
un bon baromètre de l'état
de notre société. Cette confiance
qui fait considérer l'immigration
comme une grande chance, qui, au lieu de
bâillonner l'initiative privée
la libère, l'encourage, cette confiance
retrouvée qui permet de mieux former
et garder nos chercheurs. Quand on voit
ce qui se passe pour Erasmus, nous sommes
en droit de nous inquiéter. Une Europe
enfin qui n'a pas de tabou, qui ose parler
du nucléaire, et d'indépendance
énergétique... Les exemples
seraient encore nombreux, mais sans budget
adapté à quoi servent les
discours ?
On nous dit aujourd'hui qu'il va falloir
choisir entre les grands réseaux
transeuropéens et Galiléo.
Est ce possible ? Non. On a besoin
de Galiléo, et il faut achever le
marché intérieur avec de meilleures
communications. Je soutiens le
projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin.
Je ne veux pas d'une énième
occasion de parler de la stratégie
de Lisbonne. Parler, parler, ... il
est temps de passer aux actes.
Courage Mesdames et Messieurs les chefs
de Gouvernement : la stratégie
de Lisbonne, c'est le seul antidote aux
protectionnismes nationaux. "
Pour en savoir plus:
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93
compagnies aériennes interdites:
un vrai progrès pour la sécurité
Christine de Veyrac, Euro-Députée
UMP et Rapporteur du Parlement européen
sur la sécurité aérienne,
qui a préconisé la création
d'une liste noire européenne des
compagnies aériennes, a salué
l'annonce par la Commission européenne
le 22 mars dernier des 93 compagnies interdites:
"Dans le dernier Eurobaromètre
traitant de la construction européenne
vue par les Français, à
la question de savoir dans quel domaine
la construction européenne avait
des effets positifs, les Français
ont répondu en premier et à
74% : la sécurité aérienne.
La publication de la première "liste
noire" de compagnies interdites dans
l'Union européenne répond
à leurs attentes et je m'en
réjouis.
93 compagnies aériennes se
voient désormais imposer une interdiction
de vol et de survol du territoire européen,
et 3 autres subissent des restrictions opérationnelles.
Certains Etats se sont vu interdire l'ensemble
de leurs compagnies aériennes, l'Union
estimant que ces Etats ne pouvaient pas
contrôler efficacement leurs compagnies.
C'est le cas notamment de la République
démocratique du Congo, du Liberia
ou encore du Sierra Leone. Au regard des
quelques noms qui composaient jusqu’alors
les listes nationales existantes, c’est
un incontestable progrès pour la
sécurité !
Ce résultat intervient seulement
13 mois après la proposition initiale
de la Commission européenne ; un
record de rapidité…
surtout quand on sait que le texte de base
a été substantiellement modifié
sous la pression du Parlement européen,
suite au rapport que j’ai eu l’honneur
de présenter.
Je rappelle ainsi que le texte initial ne
prévoyait qu'une simple compilation
des listes noires nationales, et non la
création d'une liste noire unique
interdisant les compagnies sur l'ensemble
du territoire de l'Union européenne.
Les Etats membres ne souhaitaient alors
céder en rien leurs prérogatives
en matière d'autorisations de vols".
Pour en savoir plus:
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L'Europe
vous concerne |
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Erasmus:
les échanges universitaires
connaissent une expansion rapide
dans les nouveaux Etats membres |
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Le programme d’échanges
universitaires Erasmus, qui est
aussi l’action phare de
la Commission européenne
dans le domaine de l’éducation,
a poursuivi sa progression durant
l’année académique
2004/2005. Le nombre total d’étudiants
participant à des échanges
Erasmus s’est accru de plus
de 6% par rapport à l’année
précédente, alors
que le nombre d’enseignants
universitaires ayant participé
à des échanges au
titre de ce même programme
augmentait de près de 13%.
C’est surtout dans les pays
d’Europe centrale et orientale
que ce programme a eu le plus
grand impact.
Durant l’année académique
2004/2005, 144 037 étudiants
Erasmus ont participé à
un échange universitaire.
L’Espagne,
qui a accueilli 25 511 personnes
durant l’année, demeurait
la destination la plus prisée
des étudiants, suivie par
la France (20 519), puis l’Allemagne
(17 273) et le Royaume-Uni (16
266). Grâce au programme
Erasmus, les étudiants
universitaires (à l’exception
de ceux inscrits en première
année d’enseignement
supérieur) ont la faculté
d’effectuer un séjour
d’études de 3 à
12 mois dans une université
ou un établissement d’enseignement
supérieur d’un autre
pays participant. Erasmus apporte
également un soutien aux
enseignants qui dispensent des
cours généralement
de courte durée, dans le
cadre du programme officiel d’une
université partenaire d’un
autre pays européen.
Depuis la création d'ERASMUS
en 1987, 1,2 million d'étudiants
ont accompli une période
d'études à l'étranger
grâce à cette action.
Le budget d'ERASMUS pour 2004
s'élevait à plus
de 187,5 millions d'euros.
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Fausses bonnes idées:
Dans un article paru dans le
Financial Times (14/03/2006),
l'Euro-Député
UMP, ancien champion du monde
de rallye automobile et Président
de l'Association "Mobilité
de Prospérité
en Europe Ari Vatanen,
dénonce les fausses bonnes
idées défendues
par les Institutions européennes
sur les transports. "Ce
n'est pas un hasard si le transport
par route s'est développé
de façon exponentielle.
Sur les 1.100 milliards d'euro
dépensés chaque
année par les particuliers
et les entreprises dans le secteur
des transports terrestres dans
l'Europe des15, 1.050 milliards
sont destinés au transport
par route, et moins de 50 milliards
au rail et au transport fluvial.
Cela veut tout simplement dire
que le transport par route,
avec le transport aérien,
constituent les modes de transport
les plus compétitifs
et les plus adéquats
pour répondre à
une demande de flexibilité
toujours accrue. Investir dans
la route est capital pour notre
future croissance. Mais c'est
aussi bon pour nos finances
publiques: chaque année,
le produit des taxes imposées
sur ce secteur s'élève
à 330 milliards d'euro
en Europe, pour un coût
de moins de 100 milliards. On
ne peut en dire de même
du transport par rail, qui ne
survit que grâce à
des subventions publiques".
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Occasion manquée:
Dominique Vlasto,
Euro-Députée UMP
et Adjointe au Maire de Marseille
, a regretté que Mahmoud
Abbas n'ait pu comme prévu
intervenir devant le Parlement
européen à Strasbourg
le 15 mars, contraint par les
événements à
Jéricho et à Gaza
de rentrer en Palestine. "Je
condamne l'opération
de l'armée israélienne
et les violences qui se sont
produites en retour, en particulier
la prise en otage de trois journalistes
étrangers, dont deux
Français. Après
la victoire électorale
du Hamas, l'allocution du Président
Abbas devant le Parlement européen
était très importante
pour restaurer la confiance
entre l'Union européenne
et l'Autorité palestinienne.
Très concrètement,
j'attendais aussi cette allocution,
parce que l'Union européenne
devra décider si elle
poursuit son aide financière
(près de 500 millions
d'euros par an) à l'Autorité
palestinienne, même si
j'estime que la renonciation
à la violence par le
Hamas devrait être une
condition préalable non
négociable".
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Restructurations:
Intervenant sur le Rapport
du Parlement européen relatif
aux restructurations et à l'emploi,
Roselyne Bachelot-Narquin,
Député européen
et Secrétaire Générale
Adjointe de l'UMP, a estimé
que les restructurations croisent
deux mondes: celui de l'économie
où elles sont nécessaires
pour affronter les mutations de la
mondialisation et des exigences des
consommateurs, et le monde du social
où elles entrainent bien souvent
souffrance et anxiété
chez les salariés. Ces restructurations
prennent une autre dimension avec
l'émergence de nouvelles puissances
qui induisent une nouvelle division
du travail et qui condamneraient l'Europe
à développer le seul
secteur des services en renonçant
à rester une puissance agricole
et industrielle. Nous ne nous résignons
pas à cette perspective. Notre
groupe politique refuse toute diabolisation
des restructurations et considère
que le marché européen
doit promouvoir un cadre régulé
pour amortir les chocs de la mondialisation.
Le marché intérieur
n'est pas la cause des restructurations,
il en est l'antidote. Pour autant
ce modèle européen est
aussi un modèle humaniste et
nous devons prendre en considération
les souffrances des hommes et des
territoires touchés par ces
phénomènes. La question
est posée : Comment promouvoir
des restructurations socialement responsables
? Le Rapport du parlement explore
plusieurs pistes et notre groupe a
pris sa part à ce travail.
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DOM et Fonds de solidarité:
Margie Sudre a souhaité
que les Départements d'Outre-Mer
(DOM) puissent bénéficier
dans le futur d'aides d'urgence de
la part de l'Union européenne,
dans le cas de la survenue d'une crise
majeure dont la forme et l'intensité
sont souvent imprévisibles.
Elle a donc pris l'initiative de déposer
un amendement à cette proposition,
le 6 février dernier en commission
du développement régional
du Parlement européen, destiné
à préciser à
l'article 2 du règlement, "qu'une
attention particulière sera
accordée aux régions
éloignées ou isolées,
comme les régions insulaires
et ultrapériphériques",
afin de garantir la possibilité,
à partir de 2007, de faire
intervenir ce Fonds, à titre
dérogatoire, dans les DOM.
Cet amendement a été
largement adopté ce matin en
commission, et devra encore être
confirmé lors du vote en session
plénière en avril ou
mai prochain.
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Euro-Med: Suite
aux évènements de Jéricho,
Tokia Saïfi,
Présidente de la Commission
politique de l'Assemblée parlementaire
euro-méditerranéenne
(APEM), a trouvé "fortement
regrettable que, suite aux évènements
de Jéricho, le Président
palestinien, M. Mahmoud Abbas, n'ait
pu s'exprimer devant le Parlement
européen". Elle a exprimé
"toute son inquiétude
face une situation locale difficile
et un contexte régional de
plus en plus incertain. L'Union européenne
a une lourde responsabilité:
elle doit s'exprimer d'une seule voix
et condamner la perversité
de certains actes, qui relancent l'escalade
de la violence et sapent un processus
de paix déjà fragile.
Etablir la paix et garantir la sécurité
au sein de la zone euro-méditerranéenne
doivent plus que jamais être
au centre des décisions et
être assorties d'actions concrètes".
Aux yeux de Tokia Saïfi,
"l'APEM est le lieu adéquat
pour renforcer un partenariat euro-méditerranéen
basé sur le dialogue, l'échange
et la compréhension mutuelle.
Aussi, d'après elle, cette
assemblée parlementaire doit
être confortée et soutenue
dans son action, afin de bâtir
une zone euro-méditerranéenne
sécurisée, prospère
et ouverte". |
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Eau: "Alors
que se tient à Mexico le 4e
Forum mondial de l'eau, je considère
que l'eau sera l'un des sujets majeurs
du bien être de nos concitoyens
et de la paix dans le monde",
a déclaré Jean-Pierre
Audy. "L'Union européenne
ne pouvait être absente de ce
défi mondial, qui est de permettre
aux être humains d'accéder
à cette précieuse ressource
naturelle qu'est l'eau. Nous avons
une responsabilité collective
de veiller à ce dossier qui
touche aux droits fondamentaux des
êtres, des animaux et des végétaux.
Dans le même temps, je m'interroge
sur le fait de savoir si l'Union ne
devrait pas réfléchir
à une grande politique européenne
de l'eau, afin de garantir de manière
durable et renouvelable l'approvisionnement
en qualité et en quantité
suffisante des habitants de l'union
où qu'ils se trouvent sur le
territoire de l'union européenne.
La Commission devrait anticiper le
dépôt, devant le Parlement
et le Conseil des Ministres, du rapport
prévu par al directive de l'an
2000, établissant un cadre
pour une politique communautaire dans
le domaine de l'eau". |
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Rapports: Roselyne Bachelot-Narquin a été
désignée Rapporteur
sur la proposition de Règlement
du Parlement européen et du
Conseil portant création du
Fonds européen d'ajustement
à la mondialisation (commission
de l'Emploi). Lancée par le
Président Barroso lors du sommet
d'Hampton Court, la proposition a
été approuvée
lors du Conseil européen de
décembre 2005, où les
dirigeants européens se sont
entendus sur la nécessité
de pallier les effets néfastes
exercés sur les travailleurs
par certaines mutations structurelles
provoquées par les échanges
commerciaux. Le FEM verserait chaque
année jusqu’à
500 millions d’euros pour soutenir
la réinsertion professionnelle
des travailleurs licenciés.
Le Rapport de Marie-Hélène
Descamps intitulé
"i2010: bibliothèques
numériques" a fait l'objet
d'un premier échange de vues
en commission parlementaire de la
culture le 20 mars. Enfin, Jean-Paul
Gauzès a été
élu Vice-Président de
la commission temporaire sur les conséquences
de la faillite de la compagnie britannique
d'assurance Equitable Life.
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