Confiance

Les médias sont souvent chiches en bonnes nouvelles, et l'actualité du mois de mai aura plutôt été consacrée, pour les affaires européennes, aux conséquences des non français et néerlandais à la Constitution, un an après.

Or, pour résoudre la question institutionnelle, il nous faut d'abord montrer la capacité de l'Europe à répondre aux craintes des citoyens en matière d'emploi et de sécurité, en faveur d'une mondialisation maîtrisée. Et sur ce plan, le mois de mai aura été porteur d'une bonne nouvelle pour notre pays: les investisseurs étrangers, et européens en particulier, y affluent !

L'Agence Française pour les Investissements internationaux (AFII) a en effet présenté, le 10 mai, le bilan des investissements étrangers créateurs de projets et d'emplois en France pour 2005. Un bilan qui confirme l'importance de notre pays comme destination européenne privilégiée pour les investisseurs étrangers.

Le nombre de projets concrétisés a augmenté de 12,4% par rapport à 2004, avec un niveau record de 664 projets pour un nombre d'emplois créés ou sauvegardés de 33 296 très précisément.

Comme les années précédentes, les principales régions d'origine sont l'Union européenne (58,6% des emplois créés) et l'Amérique du Nord (30,6%). Les Etats-Unis demeurent le premier pays investisseur devant l'Allemagne, ces deux pays représentant à eux deux près de la moitié des créations d'emplois. Les investissements en provenance d'Asie en revanche restent modestes, avec 7,7% des créations totales d'emplois en 2005. Il reste donc une marge importante de progrès à réaliser à cet égard.

La progression de la part des fonctions tertiaires (services) constitue une forte tendance, qui devrait encore s'affirmer grâce à l'accord politique intervenu au Conseil sur la directive relative à l'ouverture du secteur des services à la concurrence, destinée à doper la croissance et l'emploi dans l'Union.

Dans un contexte international difficile et très concurrentiel, la France reste donc un pays leader pour l'investissement étranger créateur d'emplois. Un pays dans lequel, quels que soient les doutes qui assaillent nos compatriotes, le monde extérieur a confiance.

Je ne peux que m'associer à la conclusion de Clara Gaymard, Présidente de l'AFII: "La France reste une destination privilégiée parmi les grands compétiteurs de la mondialisation avec la Chine, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Les étrangers ont plus confiance en notre pays que nous-mêmes: les chiffres démontrent la réalité de notre attractivité".

Voilà qui, par ces temps de morosité et d'inquiétude, devrait nous donner du baume au coeur.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

 

Paroles de députés
>

Ambroise Guellec: "J'ai examiné avec intérêt les propositions de la Commission européenne sur les orientations stratégiques de la nouvelle politique structurelle de l'Union, et je souhaite souligner l'importance majeure de l'objectif de cohésion territoriale, déterminant pour l'avenir de l'Europe. A mon sens, il n'apparaît pas assez clairement dans la proposition de la Commission. De surcroît, le fléchage des crédits sur la stratégie de Lisbonne risque d'aggraver encore les disparités inter ou infrarégionales. Ceci serait notamment le cas dans les pays ou régions ressortissant de l'objectif compétitivité et emploi. En effet, les obstacles au développement sont, à la fois, différents et variables selon la situation géographiques des régions. En particulier, l'accessibilité reste un préalable à la compétitivité des régions plus ou moins périphériques ou enclavées, et donc à la possibilité de les faire adhérer à la stratégie de Lisbonne. Il importe donc que nous soit confirmé clairement que la souplesse nécessaire sera acceptée, tant dans les cadres de référence stratégiques nationaux que dans les programmes opérationnels régionaux."

>

Margie Sudre: "Il appartient à l'Union européenne de s'assurer que les bénéfices de l'accord de pêche UE/Maroc profitent à tous, y compris au Sahara occidental. C'est précisément l'objet des amendements présentés par la commission de la pêche en session plénière: respect du droit international dans la mise en œuvre de l'accord, utilisation de l'aide financière pour aider au développement des populations côtières subsistant grâce à la pêche, et pour permettre la création de petites et moyennes entreprises dans ce secteur, que ce soit au Maroc ou au Sahara occidental, demande enfin à la Commission de présenter un rapport annuel afin d'évaluer la bonne application de l'accord et pour, dans le cas contraire, suspendre l'accord comme prévu. Ces amendements sont le gage d'un accord cohérent et juste. Je souhaite que le Parlement européen les adopte à son tour, à une large majorité".

>

Ari Vatanen: "Ayman Nour, emprisonné à la suite de ce que beaucoup prétendent être de fausses accusations, est une personnalité importante dans le mouvement civil de l’opposition égyptien. Durant les dernières élections présidentielles, il s’est présenté contre le Président Moubarak et est arrivé en seconde position. Immédiatement après, il a été condamné à la prison par le gouvernement égyptien. Je suis persuadé que la libération d'Ayman Nour est cruciale pour le processus démocratique en Egypte. Elle représenterait le point de départ d'une vie politique pluraliste dans ce pays, et également une chance, pour les voix libérales et séculaires, d’être entendues. L'Egypte peut être un modèle pour le Moyen-Orient. Ce pays joue un rôle crucial, de différentes façons, dans le Moyen-Orient. S'il ne montrait pas la voie de la démocratisation au reste de la région, son avenir serait condamné à l'avance".


Vu d'Europe
>

Margie Sudre: "C'est à Bruxelles que je suis la plus utile pour La Réunion"
Interview parue dans "Memento" de mai 2006 (La Réunion)

Lire l'article




A Augmenter la taille du texte
Faire connaître cette lettre
Imprimer
© Députés européens UMP 2006
 
>

Asile et Immigration: la position du Parlement européen
par Patrick Gaubert, Vice-Président de la commission des Libertés civiles*

"Le Parlement européen, co-législateur depuis le 1er janvier 2005 sur les politiques liées à l'immigration illégale, est prêt à prendre ses responsabilités et à s'engager pour rattraper le retard dans la création d'une véritable politique européenne d'immigration.

Sa priorité numéro un pour le moment est l'adoption au plus vite du paquet sur les perspectives financières, le programme "Solidarité et gestion des flux migratoires". Le Parlement souhaite garder les mêmes proportions dans la répartition des fonds, par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne. Il souhaite aussi lier l'entrée en vigueur du Fonds de retour avec la Directive sur le retour des ressortissants des pays tiers en séjour irrégulier. La valeur ajoutée d'un fonds européen pour rapatrier les migrants illégaux est liée à la définition de règles communes au niveau de l'Union.

Le Parlement européen est en train d'effectuer une série de visites dans des centres de retentions d'immigrés illégaux et de demandeurs d'asile. La situation dans les centres varie considérablement d'un pays à autre. Des délégations se sont déjà rendues à Lampedusa, Ceuta et Melilla, Paris, Malte, et sont prévues pour les îles Canaries en juin, puis en Grèce, en Pologne, en Irlande, au Royaume-Uni. Dans l'ensemble de ces camps, les conditions de détention sont souvent misérables et indignes. Suites à nos visites, nous pouvons déjà tirer certaines conclusions: le devoir des Etats membres d'appliquer de façon plus rigoureuse la Directive de 2003 sur les conditions d'accueil des demandeurs d'asile; la nécessité d'adopter au plus vite des règles commune pour le rapatriement des immigrés illégaux et de conclure des accords de réadmission avec les pays d'origine et de transit.

Autre point très important à soulever sur l'asile, et qui est devenu particulièrement urgent après la visite de la délégation du Parlement à Malte: la révision du règlement dit de Dublin II. En 2005, 1800 personnes sont arrivées à Malte, ce qui correspond proportionnellement à plus de 250 000 arrivées en Italie ou plus de 350 000 en Allemagne !

La situation d'un pays comme Malte, qui se trouve dans l'incapacité de gérer les flux des demandeurs d'asile provenant notamment de la Corne de l'Afrique, a montré les limites du système prévu par le règlement de Dublin. Celui-ci prévoit que l'État membre responsable du traitement d'une demande d'asile soit le premier pays d´accès. Cette règle fait peser une charge insupportable sur les pays situés au sud et à l'est de l'UE. Il faudrait réfléchir à l'instauration d'un mécanisme équitable de répartition des responsabilités entre les États membres. Le Parlement invite la Commission et le Conseil à analyser soigneusement la question.

Le Parlement invite le Conseil à revoir sa décision basée sur l'article 67 du Traité CE, en étendant à l'immigration légale la procédure de codécision et la majorité qualifiée au Conseil, comme c'est le cas en matière d'immigration illégale, afin de permettre à l'Union européenne de progresser plus vite dans la création d'une politique européenne de l'immigration.

Grâce à une politique commune et une meilleure coordination, nous régulerons les flux migratoires. A partir du moment où il n'y a plus de frontières à l'intérieur de l'Union européenne, les décisions des uns ont des conséquences inévitables chez les autres. Le problème des trafics d'êtres humains entre les différents pays ne peut être combattu qu'ensemble, par une coopération européenne.

Le Parlement européen est le mieux placé pour observer les conséquences des politiques des différents pays. Malheureusement, chacun fait sa propre politique concernant l'immigration, souvent en fonction d'échéances électorales proches. Soit par une politique de fermeture des frontières, ce qui est tout à fait le droit de chaque pays de le décider; mais alors les immigrés iront ailleurs. Soit par une politique de régularisations massives qui n'est aujourd'hui pas une solution miracle.

Le Parlement européen propose une politique ferme, humaine et intelligente axée sur une coordination au niveau européen, avec par exemple la police des frontières, la biométrie, une liste de pays sûrs, une politique crédible de retour, un co-développement intelligent et des accords avec les pays sources d'immigration.

Les Représentants des 25 Etats membres de l'Union européenne et des pays d'Afrique, et en particulier du Maghreb, doivent se mettre autour d'une table. L'immigration sera européenne ou ne le sera pas. Sans harmonisation, nous nous retrouverons dans quelques années à évoquer les mêmes problèmes sans les avoir résolus".

* Extrait de l'intervention de Patrick Gaubert lors de la Conférence interministérielle (Ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'UE) à Vienne le 4 mai 2006: "Le rôle de la sécurité interne dans les relations entre l'Union européenne et ses voisins".

   
 
>

Finances de l'Europe: réformer le système des ressources

Le Parlement européen a approuvé au mois de mai, à Strasbourg, le budget de l'Union pour les sept prochaines années (2007/2013). Toutefois, les Députés européens ont pointé certaines faiblesses qu’ils comptent bien corriger lors de la remise à plat du budget en 2008/2009. S’ils ont accueilli favorablement les 4 milliards d'euros supplémentaires destinés à des programmes jugés prioritaires, ils n’en ont pas moins rappelé que les montants adoptés par le Parlement en juin 2005 auraient permis un meilleur financement des politiques de l'UE.

Intervenant en session plénière dans ce débat, Alain Lamassoure, Député européen (PPE-DE), Porte-Parole des Députés européens UMP et Secrétaire national de l'UMP chargé des affaires européennes, a souligné: "nous acceptons cet accord, non parce qu'il est bon, non parce qu'il est le moins mauvais possible, mais parce que c'est le seul possible. Car aujourd'hui, le budget européen est financé à 90% par les budgets nationaux. Or la moitié des Etats membres sont en déficit grave, et l'autre moitié ne voit pas pourquoi ils paieraient à la place des pays mal gérés".

Pour Alain Lamassoure, "le moment est venu de réformer le système des ressources qui alimentent le budget européen. Notre Parlement travaille à des propositions concrètes. Notre intention n'est pas de gêner les gouvernements, mais, au contraire, de les aider. C'est pourquoi nous y travaillons en y associant les Parlements nationaux depuis près d'un an. La conférence interparlementaire de la semaine dernière a permis un premier échange de vues encourageant sur le diagnostic, sur le calendrier et sur la portée de la réforme.

Le diagnostic est quasi-unanime. Partout, le système actuel est jugé anti-communautaire, injuste, et totalement incompréhensible pour le citoyen.

Sur le calendrier, un consensus se dégage pour estimer que le rendez-vous de 2008-2009 doit être mis à profit pour trouver un accord politique sur le calendrier et les modalités d'une réforme.

Sur la portée, les avis restent très divergents. Il y a les masochistes, qui souffrent du système, et se contenteraient de ne pas souffrir plus. Il y a les modérés, qui veulent conserver les principes du système actuel. Il y a des ambitieux, ouverts à des transformations plus radicales. Mais il y a deux recommandations communes: ne pas remettre en cause la souveraineté fiscale des Etats membres, et protéger les contribuables contre tout risque d'aggravation de la pression fiscale totale. Principe de souveraineté, principe de constance.

Une nouvelle rencontre est prévue avec les Commissions des budgets des Parlements nationaux le 21 juin prochain. Nous verrons alors comment nous poursuivons cette démarche commune. Notre objectif est de parvenir au moins à rapprocher suffisamment les points de vue pour que la Commission puisse s'en inspirer dans les propositions qui lui sont demandées pour 2008".

Pour en savoir plus:

Budget européen: une politique en trompe l'oeil. Françoise Grossetête

Perspectives financières 2007-2013 : bon pour accord - Service de Presse du Parlement européen
   
>

Les médicaments pour enfants : un espoir européen

Votre enfant a une angine et vous voulez le soigner ? Rien de plus simple apparemment. Il vous faut un verre d'eau, un comprimé prescrit par le médecin et un couteau. Avec le couteau, vous couperez en deux ou en quatre un comprimé. Car, presque à coup sûr, ce médicament est dosé pour un adulte. En effet, en Europe, moins de la moitié des médicaments administrés aux enfants sont prévus pour eux. Un règlement sur les médicaments pédiatriques, soumis à la décision du Parlement européen, peut changer cette situation. C'est Françoise Grossetête, Député européen UMP, Vice-Présidente du Groupe PPE-DE, qui en est le Rapporteur.

Comment doser les médicaments pour soigner un enfant ? Une partie seulement des médicaments est vendue avec des instruments de mesure adaptés à leurs besoins. En fonction de l'âge de l'enfant et du type de médicaments, il faut donc se munir de tout un arsenal : les cuillers petites ou grandes, avec ou sans doseurs, les seringues et les pipettes étalonnées en kilogramme ou en millilitres, les biberons pour dissoudre le contenu d'une gélule.

L'enfant n'est pas une fraction d'adulte

Le problème principal est plus grave encore. L'organisme de l'enfant n'est pas celui d'un adulte, son métabolisme est différent. Il ne suffit pas de changer de dose de médicament selon le poids du patient. Le risque de surdosage ou de sous dosage existe. L'action des médicaments n'est pas forcément la même chez un adulte et chez un enfant. Les enfants grandissent, leur poids et la taille mais aussi le fonctionnement de leurs organes et de leur psychisme évoluent. Il semble alors évident que les enfants ont besoin de médicaments qui leur soient spécialement destinés.

Cent millions d’individus, un cinquième de la population de l’Union européenne des 25, ont moins de 16 ans. Pourquoi donc les médecins et les pharmaciens prescrivent-ils et délivrent-ils des médicaments qui ne leur sont pas spécifiquement destinés ? Ce n'est pas par manque de compétence mais parce que, le plus souvent, ces médicaments n'existent pas. Les médicaments, avant de pouvoir être vendues un jour dans les pharmacies, doivent être testés. C'est la condition légale de leur mise sur le marché.

Changer la donne


L'exemple des Etats-Unis montre qu'il est possible de trouver une issue. Une loi américaine oblige les laboratoires, depuis 1998, à déposer un dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché à la fois pour les enfants et pour les adultes. Le projet de règlement sur les médicaments utilisés en pédiatrie, soumis par la Commission européenne au Parlement et au Conseil, va dans le même sens. Il établit un comité pédiatrique chargé, entre autres, d'évaluer les besoins en médicaments pédiatriques.

L'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA), située à Londres, en plus de ses compétences actuelles, se penchera sur les essais cliniques chez l'enfant, notamment pour éviter, grâce à une base de données sur les études déjà effectuées, que ces tests et études soient inutilement répétés. Les députés de la commission de l'Environnement et de la Santé ont largement soutenu ce projet lors d'un vote sur le rapport de Françoise Grossetête en juillet dernier. Pour aider la recherche publique en pédiatrie, la Rapporteur propose de créer un fonds européen spécial. Selon elle, la recherche et le développement pharmaceutique en Europe exigent une action coordonnée des Etats membres car un Etat seul n'en a pas la capacité nécessaire. Le Parlement européen doit adopter le Rapport de Françoise Grossetête en 2e lecture dès ce 1er juin.

Pour en savoir plus:

Le Rapport de Françoise Grossetête relatif aux médicaments à usage pédiatrique

Le site officiel de l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA)

Médicaments pédiatriques: l'Europe, une valeur ajoutée pour les enfants - Françoise Grossetête
   

L'Europe vous concerne
>

Soutien législatif et financier de l’Europe à la Journée internationale des enfants disparus le 25 mai – A cette occasion, les institutions européennes ont rappelé les financements des différentes actions dans ce domaine et la Commission a annoncé une future communication qui sera publiée en juillet 2006, intitulée «Pour une stratégie de l’UE en matière de droits de l’enfant». En outre, la Commission assure le financement d’une douzaine de programmes d’actions en faveur des enfants et des jeunes, visant entre autres la violence, l’utilisation plus sûre d’Internet, le trafic d’êtres humains, le tourisme sexuel, la participation des jeunes au fonctionnement de la démocratie. L’un des principaux instruments dont dispose la Commission en matière de protection des enfants et des jeunes est le programme Daphné II pour prévenir et combattre la violence et aider les victimes et les groupes à risque. Le programme vise à promouvoir les actions transnationales et les échanges de bonnes pratiques en matière de prévention et de sensibilisation, et de soutien aux victimes.

Depuis sa création en 1997, le programme a financé plus de 420 projets avec 22,5 millions d’euros, impliquant plus de 750 organisations dans les 25 États membres. Pour ce qui est de l’avenir, la Commission a présenté une proposition pour une troisième phase du programme, Daphné III couvrira les années 2007 à 2013 et son budget opérationnel sera de 114,4 millions d’euros, ce qui représente un budget annuel de 16 millions d’euros en moyenne, contre dix millions aujourd’hui.

Vous trouverez plus d’informations au sujet du programme Daphné et des projets qu’il finance sur les sites:

Commission Européenne

Daphne Toolkit
>

Comment améliorer le manque de perméabilité entre les universités et le monde de l’entreprise - Avec 4000 établissements, plus de 17 millions d’étudiants et un personnel d’environ 1 million et demi de personnes – dont 435 000 chercheurs – les universités européennes représentent un immense potentiel, mais qui n’est pas totalement mobilisé et utilisé effectivement pour faire aboutir les efforts européens pour plus de croissance et plus d’emploi. Beaucoup d’universités européennes continuent cependant de sous-estimer les avantages qui peuvent résulter du partage de la connaissance avec le monde économique et la société, pendant que de leur côté les entreprises ne se sont pas souciées de développer une capacité d’absorption suffisante pour exploiter le potentiel de la recherche universitaire. De ce fait, la nécessaire fertilisation croisée avec le monde des affaires et avec la société en général reste problématique. La Commission propose de soutenir la modernisation des universités européennes grâce à un processus d’inventaire et de partage de bonnes pratiques et des programmes de financement.

Document adopté le 10 mai 2006

Portail de la mobilité des chercheurs européens (échanges de CV, postes)
>

Appel à propositions 2006 dans le domaine de la coopération communautaire en matière de protection civile : La Commission européenne, direction générale «Environnement», unité «Protection civile», lance un appel à propositions en vue de répertorier les actions susceptibles de pouvoir bénéficier d'un soutien financier dans le cadre du programme d'action communautaire en faveur de la protection civile. Un budget prévisionnel de 2 millions d’€ est prévu pour cofinancer (maximum 75%) des actions de prévention, des campagnes d’information et des réunions de travail entre experts pour échanger les bonnes pratiques.

Le Guide pour les postulants

L’appel à propositions
>

La Commission européenne a ouvert un avis de marché pour une analyse comparative des activités de promotion et de déploiement de systèmes de véhicules intelligents dans l'UE. Il est ouvert jusqu'au 16 juin 2006 et dispose d'un budget de 300 000 €, pour une période de 6 mois. L'étude couvrira les domaines des systèmes de véhicules intelligents (IVS), avec pour objectifs :

-
développer et définir une méthodologie pour la réalisation de l'analyse comparative
-
évaluer le niveau d'information sur les IVS dans différentes entités (gouvernement, citoyens, industries, autres acteurs) des États-Membres
-
évaluer la dimension durable des actions de promotion des IVS dans chaque État-Membre
-
évaluer la dimension durable des actions de mise en valeur du déploiement des IVS dans chaque État-Membre
-
analyser les résultats et formuler des recommandations
-
comparer la situation de l'UE avec d'autres pays

Documents disponibles
 
Polémiques
>

Avenir de l'Europe : Depuis le "non" des Français et des Néerlandais au projet de Constitution européenne, le 29 mai 2005, l'Europe est entrée dans une période diplomatiquement appelée " de réflexion". "En réalité, il n'y a plus de pilote dans l'avion", estime Alain Lamassoure, Porte-Parole des Députés européens UMP dans Les Echos du 29 mai 2006. "La France a du mal à comprendre qu'elle ne bâtit pas l'Europe toute seule. Mais d'un autre côté, il est vrai que, lorsque la France n'est pas dans la cabine, ça n'avance pas. Si nous voulons résoudre la question institutionnelle, il faut d'abord montrer la capacité de l'Europe à répondre aux soucis des citoyens, aux problèmes d'emploi, de sécurité, de globalisation ; l'Europe doit agir pour une mondialisation maîtrisée. L'Europe technocratique, bureaucratique ne se fera pas: l'Europe sera démocratique ou ne sera pas».

>

Condoléances: Commentaire de Roselyne Bachelot (citée par le Parisien du 4 mai 2006) sur le climat politique en France: "A chaque fois que je suis à Bruxelles, au Parlement européen, les collègues des autres pays s'approchent de moi comme si j'étais un membre de la famille, le jour de l'enterrement..."

>

Silence coupable: Patrick Gaubert a interrogé le Parlement européen et la Commission sur "les raisons du silence coupable des partenaires européens de la Pologne, après la constitution à Varsovie d'une coalition gouvernementale dans laquelle le Ministère de l'Education a été confié au leader de la Ligue des familles polonaises (LPR), parti ouvertement raciste, xénophobe, antisémite et homophobe". Après ce choix de société "à rebours des valeurs de l'Europe", Patrick Gaubert a demandé aux responsables européens de rappeler, "tous ensemble, à la Pologne et à son gouvernement, que l'Union est une communauté de valeurs à laquelle ils ont adhéré. La vigilance est plus que jamais de rigueur pour soutenir la société civile polonaise qui, elle, réagit et s'inquiète du silence de l'Europe".

>

Un mot qui choque: "Le lobbying est un mot qui choque en France, mais sa pratique est indispensable", constate Françoise Grossetête. "L'efficacité passe dans ce domaine par la méthode anglo-saxonne, et non par le formalisme français. La législation européenne est souvent très technique, et les Députés européens ne peuvent pas toujours connaître à l'avance les requêtes, souvent justifiées, des professionnels concernés. Ecouter au cas par cas les lobbys, c'est humaniser la construction européenne. Quand je reçois les producteurs de lavande ou les artisans pêcheurs de thon, je prouve que Bruxelles est attachée au dialogue".


En bref
>

Directive Services: Jacques Toubon se félicite de l'adoption par le Conseil des Ministres d'une position commune sur le projet de Directive Services conforme au vote du Parlement européen. "Le texte retenu par les ministres hier est à 98% celui voté par le Parlement le 16 Février dernier. Il rejoint également l'essentiel des positions défendues par la France. Cette législation présentera un caractère constructif; elle ne se limitera pas à déblayer le terrain du marché intérieur". Jacques Toubon et la délégation française UMP souhaitent que le Parlement adopte le projet de Directive en seconde lecture avant la fin de 2006.

>

Services de paiement: Jean-Paul Gauzès, Rapporteur du Parlement européen sur la proposition de directive relative aux services de paiement dans le marché intérieur, approuve, sur le principe, l'initiative de la Commission visant à créer un véritable marché unique des paiements. "Cette proposition de directive vient à un moment opportun pour permettre le succès de l'initiative du secteur bancaire pour la constitution d'un espace unique de paiement en euros". Il propose d'apporter différentes modifications à la proposition initiale afin de lui conférer une meilleure efficacité et de prendre en compte les contraintes techniques de l'industrie tout en conservant l'objectif d'une réduction des coûts au bénéfice de l'utilisateur par le développement d'une concurrence loyale. Jean-Paul Gauzès estime nécessaire notamment de limiter le champ d'application de la directive aux paiements effectués en euros ou dans les monnaies nationales des Etats membres, par des prestataires de services de paiement situés dans la Communauté, qu'il s'agisse du prestataire de services de paiement du payeur ou de celui du payé. "Ce champ d'application serait cohérent avec l'objectif de la suppression des frontières dans le marché intérieur".

> En savoir plus

>

Parlons Europe: A l'initiative du Parlement européen, un forum d'information sur l'Europe s'est tenu le 29 mai à Rennes. Les citoyens étaient invités à y rencontrer des acteurs européens et tous ceux qui militent dans des réseaux. Ouverte à tous, la réunion a commencé par un échange de vues avec des Parlementaires -dont Ambroise Guellec, Député européen UMP du Finistère-, des syndicalistes, des chefs d'entreprises et des étudiants.

>

Catastrophes naturelles: Elue de la circonscr