Défis d'Europe

Les Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union se sont rencontrés une nouvelle fois à Bruxelles au mois de juin, sous présidence autrichienne, dans un contexte relativement difficile pour la construction européenne.

Leurs débats ont porté sur des questions-clés pour notre avenir: indépendance énergétique, migration, avenir du Traité constitutionnel et élargissement. Sur chacun de ces sujets, les Européens attendent de vraies réponses de la part de leurs dirigeants, ainsi que le courage de tirer les conséquences politiques, mais aussi financières, de leurs réponses.

Sur l'indépendance énergétique, la crise d'approvisionnement que nous avons vécue en ce début d'année, conjuguée à la hausse exponentielle des prix du pétrole, qui affecte tant les particuliers que la compétitivité de notre économie, appelle d'urgence une action concertée entre les Etats membres de l'Union européenne. Notre dépendance à l'égard des énergies fossiles doit à tout prix diminuer, ce qui implique en particulier un effort financier important en faveur de la recherche sur les énergies alternatives, ainsi que des choix de maturité sur l'énergie nucléaire. Le Conseil européen a livré des premières pistes sur ce sujet, et la Présidence finlandaise a la bonne idée d'y consacrer un sommet à l'automne prochain. Rendez-vous à Helsinki !

En ce qui concerne la politique de migration, la situation humanitaire des émigrés qui affluent aux rives sud de l'Union doit constituer l'une des premières priorités des Européens, et appelle une réponse commune en terme d'accueil des immigrés et de politique d'asile. La délégation que notre Parlement européen vient de conduire aux Iles Canaries, sous la Présidence de notre Collègue Patrick Gaubert, n'a fait que confirmer l'urgence de la situation. Elle montre aussi la nécessité de revoir en profondeur notre politique de développement qui, à l'évidence, ne répond pas aux besoins criants des peuples, que nous souhaitons, sans y parvenir, aider à sortir de la misère et de l'isolement.

Un an après les "non" français et néerlandais, il est plus que temps pour l'Europe de se ressaisir et de proposer des solutions alternatives au projet de Constitution européenne. Il faut faire preuve à la fois de créativité pour permettre à l'Europe de fonctionner plus efficacement à 25, mais aussi de pédagogie pour faire accepter ces réformes indispensables par les 25 Etats Membres. C'est la responsabilité de chaque Etat et de l'Europe collectivement. Soutenons les présidences à venir, et notamment le volontarisme exprimé par l'Allemagne et par la France, pour aller de l'avant et ne pas se payer de mots. Là aussi, il y a urgence.

En ce qui concerne l'élargissement, je salue la décision de la Commission de reporter à octobre prochain la décision de faire entrer dans l'Union la Roumanie et la Bulgarie le 1er janvier 2007, en fonction des progrès réalisés par chacune. En revanche, il est très critiquable d'avoir donné des signaux positifs à la Turquie, alors même que celle-ci ne reconnaît pas Chypre, pourtant l'un des Etats membres de l'Union au sein de laquelle elle prétend siéger. L'Europe ne sera forte que si elle est respectée, et elle ne sera respectée que si elle applique et fait appliquer à tous les mêmes règles de droit.

Enfin, sur le même sujet, je veux ici réaffirmer que le critère de la capacité d'absorption n'est pas une invention de certains Etats membres, mais bien l'un des critères de Copenhague. Faire croire aux Etats candidats qu'entrer dans une Union qui ne serait pas en ordre de marche leur rendrait service est un jeu de dupes. C'est tromper à la fois les peuples des pays membres actuels et ceux des pays qui font des efforts considérables pour y entrer.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

 

Paroles de députés
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Margie Sudre (Présidente de l'Intergroupe Tourisme du Parlement européen): "Alors que le secteur du tourisme contribue de manière indéniable à la croissance et à l'emploi en Europe, il lui reste à combler l'incompréhensible gouffre qui sépare les propositions sensées, faites pour rendre cette activité plus dynamique et plus durable et l'absence de mise en œuvre d'actions concrètes et rapides. Doit-on y voir la mesure du manque d'intérêt que lui portent les autorités politiques? Pourtant, les propositions contenues dans la résolution du Parlement européen adoptée il y a quelques mois pourraient, si elles étaient véritablement appliquées, constituer un levier remarquable pour le développement de ce secteur d'activité. La promotion commune de la destination Europe est aujourd'hui indispensable, que ce soit par la mise en place d'un portail européen ou par celle de destinations touristiques européennes d'excellence. Cela doit passer par une coordination et une coopération entre acteurs publics et privés, ainsi que par une harmonisation des réglementations nationales applicables à ce secteur".

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Marie-Hélène Descamps (Dans le cadre d'une visite de travail à Chypre avec la commission Culture du Parlement européen): "Les Députés européens sont très impressionnés par la richesse du patrimoine culturel de Chypre, qui est une contribution exceptionnelle pour l’Union européenne. Berceau de différentes civilisations, Chypre a un rayonnement culturel tout à fait particulier. C’est sans doute ce passé prestigieux et omniprésent qui fait des Chypriotes des citoyens ouverts, chaleureux, ayant un grand sens de l’accueil". Marie-Hélène Descamps est l'une des signataires de la déclaration écrite du Parlement européen sur "la protection et la conservation de l’héritage religieux dans la partie Nord de Chypre".

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Jean-Pierre Audy: "Je ne puis mettre assez en avant l'importance de mettre en œuvre au sein de l'Union européenne une politique équilibrée en faveur des biocarburants. La nécessité d'accroître la part de marché des biocarburants correspond à un impératif stratégique, à la fois sur les plans énergétique, environnemental, mais aussi commercial, et c'est sur ce dernier point que l'avis sera naturellement orienté. Il convient de trouver un taux de pénétration des importations acceptable avec le développement progressif d'une production communautaire et qu'à ce taux, devra correspondre un taux de protection tarifaire adéquat. Nous devons être vigilants par rapport aux négociations commerciales de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) dans le cadre de l'agenda de Doha, aux négociations avec le Mercosur et le système de préférences généralisées, et dans une moindre mesure avec les pays Afrique-caraïbes-pacifique (ACP)".


Vu d'Europe
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Patrick Gaubert: "Une commémoration des plus douteuses"
Tribune parue dans Le Monde du 27 mai 2006

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Françoise Grossetête: "Médicaments pédiatriques: les enjeux"
Interview parue dans "Santé publique" du 30 mai 2005

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Recherche et développement en Europe: un budget accru

L'Union européenne va consacrer davantage de moyens à la recherche et au développement, avec l'adoption d'un rapport sur le 7e Programme-cadre (PCRD). Si les Députés européens souhaitaient un budget plus important, ils ont approuvé une enveloppe de plus de 50 milliards d'euros pour la période 2007-2013, ce qui représente une hausse considérable par rapport au programme précédent. La hausse est importante par rapport au budget du programme précédent, doté de 16,279 milliards d'euros.

Le 7e programme-cadre est le principal instrument de financement de l'Union pour la recherche-développement. Les Députés européens ont exprimé leur soutien à la proposition de la Commission et à la structure générale de celle-ci, consistant en quatre programmes spécifiques et couvrant un certain nombre de thèmes.

Les dix thèmes soutenus par le programme-cadre sont les suivants: Santé, Alimentation, Agriculture et Biotechnologie, Technologies de l'Information et de la Communication, Nanosciences, Nanotechnologies, Matériaux et Nouvelles Technologies de production, Energie, Environnement (y compris changement climatique), Transports (y compris aéronautique), Sciences socio-économiques et humaines, Sécurité et Espace.

Dominique Vlasto, député européen UMP, s'est félicitée de l'adoption de ce programme-cadre, après un an de débat et 1500 amendements !

"Ce programme doit permettre à l'Europe d'obtenir la première place mondiale dans les secteurs technologiques clés de demain. En faisant reposer les critères de sélection des projets sur l'excellence, en créant le Conseil européen de la recherche, je crois que nous proposons une politique de recherche ambitieuse et sérieuse".

Pour Dominique Vlasto, "c'est un effort économique considérable de l'Europe: avec un budget de 50 milliards d'euros, soit trois fois plus que sous le 6ème PCRD, ce programme permettra à l'ensemble des 25 Etats membres, et notamment à la France, de garder ses chercheurs et d'en attirer de nouveaux".

"Le 7ème PCRD, avec ses 4 sous-programmes spécifiques, va permettre de structurer l'Espace européen de la recherche autour de 10 thèmes principaux. Nous avons par exemple créé un thème spécifique sur la sécurité, qui reste une priorité pour nos citoyens. Le programme comprend également plusieurs nouveautés, dont les initiatives technologiques conjointes qui permettront d'associer l'ensemble des acteurs économiques d'un secteur spécifique aux meilleurs chercheurs et scientifiques. Notre ambition est ainsi de relancer l'innovation pour soutenir nos entreprises dans la compétition mondiale et l'emploi en Europe".

Pour en savoir plus:

Le vote du Parlement européen sur le 7e Programme-cadre R&D

La politique de l'Union européenne sur la recherche et l'innovation
   
 
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Transports: une mobilité accrue en Europe

La Commission européenne vient d'adopter ses orientations pour la future politique des transports de l’Union européenne. La mobilité est essentielle pour la prospérité de l’Europe et pour la libre circulation des citoyens. Les incidences négatives de la mobilité en termes de consommation d’énergie et de qualité de l’environnement doivent être réduites. Outre les actions prévues dans le Livre blanc de 2001, telles que la promotion des liaisons ferroviaires et maritimes pour le transport de marchandises à grande distance, des instruments complémentaires seront nécessaires pour atteindre ces objectifs.

Il s’agit d’un plan d’action dans le domaine de la logistique du fret, de systèmes de transport intelligents pour une mobilité plus respectueuse de l’environnement et plus efficace, d’un débat sur les possibilités de changer la mobilité des citoyens dans les zones urbaines, d’un plan d’action pour stimuler la navigation intérieure et d’un programme ambitieux en faveur de l’utilisation d’énergie «verte» dans les camions et les voitures.

Pour Ari Vatanen, Député européen UMP et Président de l'Association "Mobilité pour la Prospérité en Europe", "dans un contexte de défis globaux croissants, le Livre blanc de la Commission européenne sur la politique des Transports propose un cadre équilibré. Cependant, le débat qui suivra devra répondre aux nombreuses questions restées sans réponse. Ce Livre blanc ouvre de nouvelles voies à la prise de décisions politiques et aux partenariats public-privé en Europe".

Ari Vatanen partage l'analyse de la Commission sur les besoins d'ajustements de la politique des transports afin de refléter les pressions de la concurrence dans un environnement économique global. Mais pour atteindre ces objectifs de croissance économique et d'emploi, il est impératif de donner à chaque mode de transport la liberté de développer ses propres capacités et forces. Ceci obligerait aussi les opérateurs de transports à être plus concurrentiels et renforcerait les caractéristiques inhérentes de chaque mode de transport.

"J’accueille favorablement ces positions innovantes et réalistes de la Commission européenne. Avec cette proposition, à la différence du Livre blanc de 2001, les moyens se rapprochent de nos objectifs ambitieux de favoriser simultanément un trafic fluide pour les citoyens et pour les entreprises, d'assurer un environnement propre et de réaliser une Europe prospère. Pour que cela se produise, nous devons reconnaître le rôle des transports routiers et aériens qui, du fait de leur flexibilité et de leur efficacité, n'ont pour la plupart pas d'alternatives réalistes. Cependant, je regrette l'existence de certaines contradictions internes et un manque de clarté dans l’analyse à mi-parcours. Il faut reconnaître à chaque mode de transport ses mérites, et créer un environnement de concurrence équitable et non faussée. La substitution de certains modes de transport ne mène qu'à l'inefficacité et à des pertes massives pour le contribuable. Céder à la pression des alarmistes et oublier l'analyse rationnelle serait fatal pour notre continent".

Pour en savoir plus:

Livre blanc sur les transports: un projet équilibré, mais de nombreuses questions sans réponses - Ari Vatanen

"Pour une Europe en mouvement - Mobilité durable pour notre continent"
Examen à mi-parcours du Livre blanc sur les transports publié en 2001 par la Commission européenne
   
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Référendum sur la Constitution: un an après le "non"

Il y a un an, l'Europe, les yeux rivés sur la France, découvrait l'ampleur du rejet du projet de Traité constitutionnel : 54,67% des français s'opposaient à sa ratification.

Pour Véronique Mathieu, Euro-Députée UMP, la situation est paradoxale : l'intensité du débat pendant la campagne référendaire française a révélé une réelle volonté d'appropriation des enjeux européens. Pourtant, seulement un an après, le débat européen semble être redevenu un débat de seconde importance, traité par intermittence, et dissocié de la sphère nationale.

Depuis les refus français et néerlandais, l'Europe stagne, sans feuille de route, avec un budget a minima. A la suite des échecs français et néerlandais, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont "décidé de ne rien décider": ils ont pris actes des refus, laissé chaque Etat libre de choisir la marche à suivre pour sa ratification, lancé une période de réflexion pour une durée indéterminée, et choisi de réexaminer la question en 2006. Sans surprise, tous les Etats concernés, à l’exception du Luxembourg, ont suspendu sine die leurs votes. Les autres continuent de manière symbolique à faire ratifier ce texte par leurs Parlements.

De nombreuses analyses ont dès lors étudié telle ou telle cause du "non", soit conjoncturelle, soit structurelle, soit nationale, soit européenne, etc. Pour Véronique Mathieu, "loin de se concurrencer, toutes ces analyses se complètent. Elles nous rappellent que les électeurs qui ont voté « oui » ont tous accepté un compromis global de 448 articles, tandis que chaque électeur du "non" a rejeté un aspect différent du texte. Par sa nature, le référendum suppose en effet qu'une réponse binaire, "oui" ou "non", suffise à répondre à une question posée. Mais les enjeux soulevés par le Traité constitutionnel étaient bien trop complexes. Si le "non" a pu l'emporter avec une coalition de personnalités animées par des motivations diamétralement opposées, on constate depuis un an, qu'elles sont incapables de proposer des réponses aux défis européens, qu'elles seraient de toute façon incapables de faire accepter à nos 24 partenaires".

Pour Véronique Mathieu, un an après le rejet du texte par la France, il faut retenir que le besoin de réformes en Europe demeure, de même que la nécessité d'apporter des réponses aux questions soulevées pendant la campagne sur l’avenir de l'Europe. En ce sens, le débat européen devra être majeur dans la campagne présidentielle de 2007. D'une part, car chacun des sujets qui sera abordé ne trouvera de réponse satisfaisante que si sa dimension européenne est pleinement prise en compte. D'autre part, car le Président que nous élirons devra défendre et faire adopter les choix français auprès de nos partenaires. C'est pendant la campagne qu'il devra nous dire quels projets il portera une fois élu, à la suite de quoi nous devrons bien sûr lui demander des comptes quant à son action européenne."

Pour en savoir plus:

Le site Europa: Une Constitution pour l'Europe
   

L'Europe vous concerne
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La Commission européenne ouvre un appel à propositions en vue de l’octroi de subventions dans le domaine des transports. La date limite de remise des demandes est fixée au 16 août 2006. Le montant du budget s'élève à 13.95 M€, réparti entre la sécurité des transports (10.394 M€) et marché intérieur et optimisation des transports (3.556 M€) ; la subvention se présente sous forme d'un cofinancement de la Commission, compris entre 10 et 50% des coûts éligibles. Quatre catégories d'actions pourront être mises en œuvre : actions d’information et de communication ; actions de formation, d’enseignement, d’exercice et d’apprentissage ; actions de recherche et de diffusion des meilleures pratiques ; actions de coordination et d’harmonisation des standards et des procédures.

Les thèmes principaux retenus concernent la sécurité routière (amélioration des connaissances et des attitudes des usagers de la route par des moyens pratiques et vérifiables ; appui et la mise en œuvre des initiatives législatives de la CE en 2006/2007 ; développement de campagnes stratégiques, fortement visibles et largement répandues dans l’UE pendant les années 2007–2009) et les aspects de la logistique des transports et de l'optimisation de l'utilisation des infrastructures au service des opérateurs (aérien, ferroviaire et maritime). Les critères d’attribution reposent sur la qualité de l’action (dimension européenne ; caractère innovateur ; effet multiplicateur ; rapport coût-efficacité ; visibilité) et la présentation de la demande (plan de travail et méthodologie).

Tous les documents relatifs à cet appel
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Consultation publique sur la réforme des prélèvements du droit d'auteur. Une liste de questions concernant "Les prélèvements en matière de propriété intellectuelle dans un monde de convergence technologique" est soumise à une consultation publique afin de s'assurer que les propositions ultérieures de la Commission seront techniquement viables, concrètement utilisables et fondées sur une approche empirique. Cette consultation complémentaire de suivi se déroulera du 6 juin au 14 juillet 2006.

Le questionnaire (disponible en anglais)
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Le dialogue social européen : vous souhaitez vous tenir au courant des négociations sociales, des procédures de création d’un Comité d’Entreprise européen, des financements pour la formation des organisations salariales, consultez les pages de la Commission européenne.

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La lutte contre les essais sur les animaux pour les produits cosmétiques prend une tournure plus concrète. Lancé par la Commission européenne, le nouveau «Partenariat européen sur les alternatives aux essais sur les animaux», a publié le 21 juin un programme d’action qui obéit aux principes des «3R»: réviser, réduire et remplacer l’usage d’animaux pour remplir des exigences réglementaires de sécurité. La Commission a publié des lignes directrices pour l’étiquetage des produits cosmétiques «non testés sur des animaux». Ces lignes directrices permettront aux entreprises d’indiquer qu’aucun essai sur des animaux n’a été effectué par le fabricant ou ses fournisseurs pour élaborer un produit. Des critères communs sont appliqués pour ces principes d’étiquetage, à savoir qu’ils ne doivent pas induire en erreur le consommateur ou qu’ils ne doivent pas aboutir à une concurrence déloyale. En outre, les entreprises qui optent pour cet étiquetage doivent être capables de prouver qu’il n’y a pas eu d’essais sur des animaux. Les cosmétiques seront interdits à partir de 2009 s’ils sont basés sur des essais sur des animaux, même si des alternatives ne sont pas disponibles. Le délai sera fixé à 2013 pour un petit nombre de méthodes d’essais complexes.

Pour tout savoir sur ce partenariat et le plan d’action
 
Polémiques
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"Une certaine arrogance ... française en a pris un coup, après le référendum du 29 mai 2005. Notre pays a du mal à comprendre qu'il ne bâtit pas l'Europe tout seul", remarque Alain Lamassoure, avant de souligner que lorsque la France n'est pas dans la cabine de pilotage, cela n'avance pas. "Si nous voulons résoudre la question institutionnelle, il faut d'abord montrer la capacité de l'Europe à répondre aux soucis des citoyens, à savoir les problèmes d'emploi, de sécurité ou encore de globalisation. L'Europe doit agir pour une mondialisation maîtrisée" (cité dans "Ouest France", 29 mai 2006). Quant à Roselyne Bachelot, elle confesse que depuis le non, ses Collègues Députés européens lui "parlent comme à un grand malade"...

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Creux: "La politique de développement durable de l'Europe sonne creux. Je rejette l'idée selon laquelle compétitivité économique et développement durable s'opposeraient. En réalité, ces deux outils sont plus que complémentaires, ils sont indissociables", a déclaré Françoise Grossetête, Vice-Présidente du Groupe PPE-DE. "Je demande que soient mises en places des passerelles entre les deux, et surtout, que l'Europe mette de la substance dans sa politique de développement durable. A la politique de l'instant, privilégions la politique visionnaire, celle qui pense à demain, et qui fait du développement durable une clé essentielle pour l'avenir".

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Fuite en avant: "Les Ministres des Affaires étrangères des 25 ont eu tort de clore le 1er chapitre de négociations d'adhésion à l'Union européenne avec la Turquie", a déclaré Jacques Toubon, vice président de la délégation interparlementaire UE-Turquie. Encore une fois, ils ont fait deux poids, deux mesures entre Chypre, Etat membre de l'Union, et la Turquie, qui aspire à y rentrer tout en persistant à ne pas reconnaître Chypre. Encore une fois, l'Europe s'est laissée imposer les conditions fixées par la Turquie, en négligeant ses propres intérêts. Cette décision va justifier encore davantage la défiance qu'une grande partie des citoyens de nos Etats éprouve à l'égard des dirigeants européens".


En bref
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Immigrés illégaux: Une délégation de Députés européens, présidée par Patrick Gaubert, s'est rendue aux Iles Canaries en juin 2006 afin de visiter 3 centres de rétention pour les immigrés illégaux et les demandeurs d'asile. Patrick Gaubert a constaté que les migrants qui réussissent à arriver sur les côtes espagnoles sont plutôt bien traités et correctement soignés. Ses inquiétudes se portent plus sur le nombre inconnu d'êtres humains qui se noient chaque semaine en tentant d'arriver sur le continent européen. Après de nombreuses réunions avec les autorités espagnoles nationales, locales, des ONG et de multiples discussions avec les immigrés, Patrick Gaubert a déclaré: "L'arrivée massive de ces jeunes hommes montre clairement, si besoin en était, la faiblesse des économies des pays d'origine et fait s'interroger sur la bonne utilisation des fonds alloués au co-développement." Soutenant fermement le principe de solidarité et de partage des coûts au niveau européen, il a annoncé une aide logistique et financière pour l'Espagne et les autres Etats membres frontaliers. "Aucune barrière n'empêchera les immigrés d'arriver aux frontières Sud de l'Europe. En réalité, le rôle de l'Agence FRONTEX (agence pour la gestion des frontières extérieures) sera de bloquer les bateaux pour empêcher les personnes de se noyer". A long terme, la délégation de Députés européens souhaite une modification du règlement de Dublin II et un co-développement ciblé et efficace. "Ces hommes et ces femmes ne doivent plus être obligés de quitter leur pays; ils doivent pouvoir y trouver les moyens pour subvenir aux besoins vitaux de leur famille" a déclaré Patrick Gaubert.

> Le communiqué de presse

> Cellules-souches: "Faut-il être né aux Etats-Unis pour pouvoir bénéficier de la recherche sur les cellules-souches embryonnaires ? Dans un débat au Parlement européen sur le 7e Programme cadre européen sur la R&D, Françoise Grossetête a plaidé en faveur d'un financement de l'Union pour cette recherche. "Oui, je suis favorable à cette recherche. Oui, je souhaite que l'on puisse aider les chercheurs à travailler dans de bonnes conditions, et surtout sans restriction de date concernant la sélection de ces cellules. Nous devons vivre avec notre siècle !". Françoise Grossetête a par ailleurs salué le fait qu'ait été créée une ligne budgétaire en faveur de la recherche pour les médicaments pédiatriques (sur lesquels elle a été Rapporteur du Parlement européen), et a appelé à une simplification de l'obtention de crédits européens de recherche pour les PME.

> Son intervention dans l'hémicycle de Strasbourg
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UE/Etats-Unis: la clé culturelle: Le Parlement européen vient de consacrer un débat aux relations transatlantiques, largement consacré à leurs volets économiques et commerciaux. Membre à la fois de la commission de la culture et de la délégation UE/Etats-Unis du Parlement européen, Marie-Hélène Descamps a mis l'accent sur la "clé culturelle" qui peut contribuer à renforcer les relations entre l'Europe et les Etats-Unis et à favoriser la compréhension mutuelle entre les peuples. Elle a toutefois souligné que "la spécificité du secteur audiovisuel implique que les échanges transatlantiques aient lieu dans le respect de la diversité culturelle et linguistique de l'Europe".

> Son intervention

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Budget: horizon 2008: La rencontre organisée à Bruxelles le 21 juin entre Députés européens et nationaux membres des commissions Budget et Finances s'est avérée très positive, selon Alain Lamassoure, Rapporteur du Parlement européen sur l'avenir des ressources propres de l'Union. Des contacts entre le Parlement européen et les Parlements nationaux vont donc se poursuivre pour préparer le rendez-vous de 2008: c'est en effet à cette date que le Conseil européen se saisira du dossier de la réforme du budget. Le Parlement européen devrait déjà être en mesure d'adresser des recommandations sur ce sujet au Conseil européen de décembre prochain. Sur le fond, trois pistes se dégagent: rester dans le système actuel des contributions nationales, en l'améliorant; créer un nouvel impôt européen; revenir à l'esprit du Traité de Rome en affectant au budget communautaire des ressources fiscales nationales existante. A suivre.

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Rapports: Jean-Pierre Audy a été nommé Rapporteur pour avis sur la "Stratégie européenne pour la biomasse et les biocarburants" (commission Commerce international). Marie-Hélène Descamps a été nommée Rapporteur sur "l'Accord UE/Etats-Unis renouvelant le programme de coopération dans le domaine de l'enseignement supérieur, de l'enseignement et de la formation professionnelle, ainsi que sur l'Accord UE/Canada établissant un cadre de coopération dans les domaines de l'enseignement supérieur, de la formation et de la jeunesse". Tokia Saïfi a été nommée Rapporteur fictif sur l'efficacité de l'aide au développement de l'UE (commission Commerce international).