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Une
rentrée très politique |
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Dans
les 10 mois à venir,
pas moins de 11 élections
se tiendront au sein de l'Union européenne
- en Slovaquie, en Lettonie et en
Suède en septembre, en Bulgarie
en octobre, en Autriche et aux Pays-Bas
en novembre, en mars 2007 en Finlande
et en Estonie, au printemps en Irlande,
en juin en Belgique et en France -.
Une année électorale
riche donc, et autant
d'occasions de mesurer le degré
d'engagement et la teneur des propositions
sur l'avenir de l'Union européenne
des différents candidats
et familles politiques européennes
en lice.
Après le discours lucide
de la Ministre des Affaires européennes,
Catherine Colonna, lors de
la Conférence des Ambassadeurs,
à Paris, le 29 août dernier,
décrivant de façon
très objective la "maladie
de langueur" dont souffre actuellement
l'Union européenne, Nicolas
Sarkozy a présenté sa
réflexion personnelle sur cette
question, à Bruxelles la semaine
dernière, à
l'invitation de la Fondation Robert
Schuman et des Amis de l'Europe. Nous
consacrons dans cette lettre notre
rubrique "Focus" à
ce grand discours européen.
Mais je voudrais mettre en relief
ici quelques propositions
phares du Président de l'UMP.
Je tiens à souligner en premier
lieu le caractère à
la fois très politique et très
engagé de cette intervention,
et le franc-parler
des analyses sur la situation européenne.
Ainsi, Nicolas Sarkozy reconnait
que l'Europe traverse bien "une
crise sourde mais profonde".
Il estime que l'Europe doit
"dire qui est Européen
et qui ne l'est pas", et doit
avoir le courage de refuser une perspective
d'adhésion aux pays qui ne
sont pas Européens. Il souligne
aussi que les gouvernements qui ont
procédé à des
vagues de régularisation massive
d'immigrés clandestins
sans consulter leurs partenaires européens
ont beau jeu de leur demander de l'aide
après coup.
Voilà un discours de clarté
et de vérité qui, s'il
était davantage répandu
chez les dirigeants européens,
éviterait bien des difficultés.
Mais pour être politique,
au sens fort du terme, ce discours
n'en a pas été moins
précis et détaillé.
Proposant un "mini-Traité"
permettant de réaliser rapidement,
quelques mois à peine après
les échéances politiques,
les réformes institutionnelles
urgentes - extension de la
majorité qualifiée et
de la co-décision, élection
du Président de la Commission
par le Parlement, respect du principe
de subsidiarité, présidence
stable du Conseil européen,
mise en place d'un Ministre des Affaires
étrangères de l'Union-,
Nicolas Sarkozy a donné
un coup d'accélérateur
à la réflexion sur les
moyens de sortir de l'impasse institutionnelle
après les non aux
référenda français
et néerlandais.
Sur les finances de l'Europe,
et reprenant une proposition
de notre collègue Alain Lamassoure,
le Président de l'UMP prévoit
d'établir un tableau financier
annuel dans lequel chaque
Etat inscrirait les crédits
qu'il est prêt à affecter
à la mise en œuvre des
politiques européennes.
Enfin, Nicolas Sarkozy a proposé
que, dès les prochaines élections
européennes de 2009, les listes
nationales d'une même famille
politique européenne puissent
s'affilier entre elles et,
si elles le souhaitent, présenter
un seul et même programme pour
l'Europe. Les Français
et les Allemands du PPE sont invités
à donner le bon exemple...
Rarement candidat à
la Présidence de la République
aura défini de façon
aussi volontariste et aussi précise
sa vision européenne. Nous
souhaitons que les autres candidats
fassent preuve de la même clarté,
afin que sur cet enjeu majeur, les
Français puissent effectuer
un choix éclairé.
Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés
européens UMP
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Mieux légiférer:
Sous la conduite de Joseph
Daul, Euro-Député
UMP et Président de la Conférence
des Présidents de commissions
parlementaires du Parlement européen,
ce dernier entreprend une vaste réforme
pour mieux légiférer.
Le Parlement de Strasbourg sera ainsi
mieux armé pour exercer son
influence sur la programmation budgétaire
et stratégique de l'Europe.
Le Parlement européen organisera
ainsi un débat annuel stratégique
et à caractère hautement
politique sur ses priorités.
Les commissions disposeront de nouveaux
outils de travail pour renforcer leur
efficacité dans le processus
de décision européenne:
à noter que le Parlement européen
co-décide avec le Conseil des
Ministres sur la grande majorité
des domaines de compétence
communautaire.
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Politique
régionale: "Le
Parlement européen a adopté,
à une très large majorité,
les règlements législatifs
sur les fonds structurels, qui traitent
de la prochaine génération
des programmes relevant de la politique
régionale pour la période
2007/2013. Il s'agit d'une politique
très importante pour les nouveaux
pays membres, mais aussi pour les anciens,
comme la France", souligne Ambroise
Guellec. Ainsi la France devrait
bénéficier, pour la politique
de cohésion, d'une enveloppe
globale de 12.7 milliards d'euro. "Ce
qui importe désormais est la
mise en oeuvre, dès le 1er janvier
prochain, de ces règlements.
Mais cette application ne doit pas être
uniforme. En effet, les obstacles au
développement sont variables
selon les territoires. Dans ces conditions,
une application stricte du fléchage
des crédits risquerait d'aggraver
encore les disparités interrégionales
ou infrarégionales, et serait
une lourde erreur". Les interventions
d'Ambroise
Guellec et de Margie
Sudre sur les fonds structurels
et les DOM. |
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Sécurité
aérienne: Intervenant
dans le débat sur l'harmonisation
des règles techniques et des
procédures administratives dans
l'aviation civile, Christine
de Veyrac a salué les
clauses de non régression qui
garantissent que le nouveau Règlement
européen n'entraînera pas
de baisse de sécurité
dans les Etats où les normes
sont supérieures à celles
de base de ce règlement. Elle
a également favorablement accueilli
les dispositions qui répondent
aux préoccupations du personnel
de cabine". |
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Bibliothèque numérique:
"La mise en place prochaine d'une
bibliothèque numérique
européenne, pluriculturelle
et plurilingue, vise à rendre
le patrimoine culturel de l'Europe
accessible à tous les citoyens.
Le réseau internet étant
devenu, pour un grand nombre d'Européens,
l'un des principaux moyens d'accès
à la connaissance, à
la communication et à la diffusion
de l'information, et pour permettre
à la culture européenne
de conserver sa place dans cette nouvelle
géographie des savoirs, ce
projet permettra de coordonner nos
efforts", a souligné Marie-Hélène
Descamps, à l'occasion
de la XIe Edition de la "Forêt
des Livres" consacrée
cette année à l'Europe
des cultures en Indre-et-Loire. "La
bibliothèque contribuera à
consolider et à renforcer l'identité
culturelle de l'Europe. Tout en bénéficiant
à tous les citoyens de l'Union,
elle favorisera la diffusion et la
promotion de notre diversité
culturelle dans le monde". |
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Les DOM, têtes de pont:
"Le partenariat entre l'Union
européenne et les Caraïbes
pour la croissance, la stabilité
et le développement, fondé
sur des valeurs communes et avec des
avantages mutuels, doit être
une opportunité pour les deux
parties de faire progresser la démocratie
et les droits de l'Homme, mais aussi
pour lutter contre le pauvreté
et les menaces pour la paix et la
stabilité", a affirmé
Margie Sudre. "Je
remercie le Parlement européen
d'avoir, à mon initiative,
insisté sur la nécessité
d'associer étroitement les
Départements d'Outre-Mer (DOM)
présents dans la zone -Guyane,
Guadeloupe et Martinique- au futur
dialogue politique de la coopération
entre l'Union et les Caraïbes,
du fait de leur rôle évident
de "tête de pont de l'Europe"
dans cette partie de la planète".
La
Déclaration de Margie
Sudre.
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Services de paiement:
Le rapport de Jean-Paul Gauzès,
Député européen
UMP, sur les "services de paiement
dans le marché intérieur"
a été adopté
à la quasi-unanimité
le 12 septembre 2006 par la commission
des Affaires économiques et
monétaires du Parlement européen.
Le Rapport améliore le texte
initial de la Commission européenne,
en lui conférant une meilleure
efficacité et en prenant en
compte les contraintes techniques
de l'industrie, tout en conservant
l'objectif d'une réduction
des coûts au bénéfice
de l'utilisateur par le développement
d'une concurrence loyale. La directive
s'applique aux paiements effectués
dans les monnaies des Etats membres,
par des prestataires de services de
paiement situés dans la Communauté.
Les principes contenus dans la directive
doivent néanmoins constituer,
pour les paiements effectués
hors de la Communauté ou reçus
d'Etats tiers, des règles de
bonne pratique. > Le
communiqué de presse
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Le
programme européen de Nicolas
Sarkozy
Alain
Lamassoure, Secrétaire
national de l'UMP en charge des affaires
européennes et Porte-Parole
des Députés européens
UMP, qui accompagnait Nicolas Sarkozy
lors de son déplacement à
Bruxelles le 8 septembre, s’est
félicité « des
propositions concrètes et extrêmement
novatrices » formulées
par le président de l’UMP
dans son discours
prononcé devant le Think-tank
"Friends of Europe" et la
Fondation Robert Schuman.
Lors d'une Conférence de presse
le 11 septembre à Paris, il
a tenu à rappeler que «
l’UMP et son président
avaient mené une campagne active
en faveur du OUI »
lors du référendum sur
la Constitution européenne
et que « 83% des électeurs
proches de l’UMP avaient voté
pour le OUI ». Il a
également rappelé que,
après l’échec
du 29 mai 2005, l’UMP
a été la première
formation politique à débattre
de l’Europe en consacrant en
septembre 2005 une Convention sur
ce thème.
Si « les Français
ne sont pas mûrs pour une Constitution
européenne, la majorité
d’entre eux souhaite que l’Europe
fonctionne » a fait
valoir Alain Lamassoure.
Et de souligner que l’idée
d’un mini-traité avait
déjà été
esquissée par Nicolas Sarkozy,
lors de son intervention à
Berlin, le 16 février 2006
devant la Fondation Konrad Adenauer.
Ce mini-traité
« reprendrait dans le projet
de Constitution européenne
les articles qui n’ont pas été
l’objet de contestation durant
la campagne référendaire
en France » qui sont aujourd’hui
indispensables « pour faire
fonctionner de façon efficace
et démocratique la grande Europe
des 25 ».
Une Europe dont il a déploré
que le pouvoir de décision
soit aujourd’hui bloqué
dans de nombreux domaines, en citant
l’exemple « de la lutte
contre le terrorisme, où pour
acter d’une décision
au niveau européen, il fallait
l’accord des 25 ministres de
la Justice et des 25 ministres de
l’Intérieur des 25 Etats
membres ». Un immobilisme «
qui a conduit Nicolas Sarkozy à
créer le G5 ».
En terme de calendrier, « l’élaboration
de ce mini-traité pourrait
être lancée au lendemain
de l’élection présidentielle
française »
a expliqué Alain Lamassoure
appelant « à
saisir l’opportunité
de la présidence allemande
de l’Union européenne,
effective au premier semestre 2007
» à laquelle succèdera
la présidence française,
en 2008. Ce mini-traité,
ratifié par les Parlements
nationaux, pourrait s’appliquer
au nouveau Parlement et à la
nouvelle Commission en 2009, année
des élections européennes.
Autre
sujet abordé par Nicolas Sarkozy,
et « dont personne ne parle
aujourd’hui », a souligné
Alain Lamassoure,
c’est celui du financement
de l’Union européenne
: « l’Union européenne
n’est pas seulement en crise
institutionnelle et politique, elle
est aussi en crise budgétaire
et financière »
a-t-il affirmé, en constatant
« que l’accord intervenu
en décembre 2005, entre les
gouvernements, sur les perspectives
financières 2007-2013 n’assura
pas le financement de certains grands
programmes européens (Galiléo,
Erasmus, etc) ».
Parmi les autres thèmes prioritaires
pour lesquels Nicolas Sarkozy a fait
des propositions novatrices,
Alain Lamassoure
a cité les frontières
de l’Union européenne,
la politique de l’immigration,
la politique de l’énergie,
les grands choix de la politique de
l’environnement et la politique
de défense.
Pour en savoir plus:
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Turquie:
les réticences du Parlement européen
Les
Députés européens de
la commission des Affaires étrangères
du Parlement européen, réunis
à Strasbourg le 4 septembre, ont
adopté un rapport qui souligne
le ralentissement des réformes en
Turquie depuis un an et l'absence de progrès
en matière d'exercice des droits
et libertés fondamentales,
comme la liberté d'expression, la
liberté religieuse, les droits des
minorités, la police, les droits
des femmes, le droit syndical et les droits
culturels. Ils pressent la Turquie de relancer
son processus de réforme.
L'adhésion de la Turquie
à l'UE est, dans ce projet
de rapport (Eurlings, Groupe PPE-DE, Néerlandais),
qui sera soumis au vote des Députés
européens à la fin du mois
de septembre, dorénavant
conditionnée par la reconnaissance
du génocide arménien.
Les Députés européens
ont par ailleurs enjoint la Turquie de lever
le blocus imposé à l'Arménie
et d'établir de bonnes relations
de voisinage avec cette dernière.
Jacques Toubon, Vice-Président
de la commission parlementaire mixte Union
européenne/Turquie, a souligné
que "la question de la reconnaissance
de la République de Chypre, Etat
membre de l'Union européenne, constitue
elle aussi une composante nécessaire
du processus d'adhésion".
Conformément à l'Union douanière
et au Protocole additionnel d'Ankara, la
Turquie doit prendre les mesures pour la
normalisation des relations bilatérales
entre les deux Etats et respecter la liberté
de mouvement des marchandises en ouvrant
ses ports et aéroports aux bateaux
et avions battant pavillon chypriote. "Si
le Protocole n'est toujours pas respecté,
d'ici à la fin de l'année,
le processus de négociations pourrait
subir de sérieux problèmes",
a conclu Jacques Toubon.
Pour en savoir plus:
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Proche-Orient:
pour un vrai partenariat euro-méditerranéen
Lors d'un débat
exceptionnel au Parlement européen
sur la situation au Proche-Orient,
en présence de Mme Ferrero-Waldner,
Commissaire européen aux relations
extérieures et de M. Tuomioja, Président
en exercice du Conseil de l'Union européenne,
Tokia Saïfi, Députée
européenne UMP et Présidente
de la commission politique de l'Assemblée
Parlementaire Euro-Méditerranée
(APEM), est revenue sur les évènements
"d'une violence disproportionnée"
et "d'une gravité exceptionnelle"
qui se sont déroulés cet été
au Liban.
Face
aux dirigeants de l'Union européenne,
elle a dressé un tableau
pessimiste de la situation au Proche-Orient:
"nous assistons à une accélération
de l'Histoire dont les ingrédients
qui alimentent les conflits n'ont jamais
été aussi concentrés:
de plus en plus de technologie militaire,
de fanatisme et d'arrogance. Avec
ces dérives, nous devons considérer
avec certitude que nous sommes assis
sur une bombe à retardement qui risque
d'embraser à terme le Proche-Orient
mais aussi l'Europe."
Dans un message qui reste avant tout pacifiste,
Tokia Saïfi a insisté
sur le fait reconnu aujourd'hui que "la
surenchère permanente de la violence
a trouvé ses limites et que le droit
international doit être respecté".
En ce sens, le blocus aérien et maritime
au Liban doit être levé et
le conflit israélo-palestinien réglé
"avant qu'il ne soit trop tard...".
L'Europe doit, selon elle,
élever sa voix et se faire
entendre afin de construire une zone-méditerranéenne
basée sur la paix et le développement
pour tous. Aussi, en tant que Présidente
de la commission politique de l'APEM, assemblée
souveraine réunissant les élus
des peuples de la rive sud de la Méditerranée
et de l'Union européenne, elle mènera
une mission parlementaire à partir
du 18 septembre afin d'étudier les
conditions nécessaires à la
reprise du dialogue politique.
"Par cette délégation
des deux rives de la Méditerranéen,
nous voulons, ensemble, poser les
bases nouvelles d'un vrai partenariat euro-méditerranéen
où l'Europe aurait un rôle
essentiel à jouer."
De la même façon, Patrick
Gaubert a plaidé pour un
engagement européen équilibré
au Proche-Orient.
Pour en savoir plus:
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L'Europe
vous concerne |
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La
Commission présente les
résultats d’une
consultation sur le
thème «alimentation
saine et activité physique».
Actuellement, environ 14 millions
d’enfants européens
souffrent d'une surcharge pondérale
et plus de trois millions d’entre
eux sont obèses. Cette
préoccupation de santé
publique, qui a pris un caractère
d’urgence, nécessite
une action coordonnée
au niveau de l’UE ainsi
qu’au sein des différents
États membres. La consultation
a été lancée
par la publication, d’un
livre vert présentant
plusieurs options stratégiques
sur lesquelles les parties prenantes
de toute l'Europe étaient
invitées à se
pencher. Plus de 260 réponses
ont été reçues.
Elles émanent notamment
des gouvernements des États
membres, de l’Islande,
de la Norvège et de la
Suisse, d’acteurs de la
santé publique, de représentants
de l’industrie alimentaire,
d’universités et
du grand public.
Étant donné la
complexité de la problématique,
la plupart des répondants
plaident en faveur d’une
approche plurisectorielle, ce
qui implique une action transversale
et cohérente couvrant
différentes politiques
communautaires. Un grand nombre
d’entre eux demandent
également qu’une
attention particulière
soit accordée aux enfants
et aux jeunes, chez qui on observe
une augmentation rapide de l’obésité.
Certains appellent de leurs
vœux une meilleure information
des consommateurs sur la nutrition,
une information qui soit claire,
cohérente et scientifiquement
fondée.
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La séance photo
de Mme Royal: “Après
le non français au référendum,
nos partenaires européens
sont inquiets des positions
françaises. A Bruxelles,
Mme Royal a montré qu’elle
n’a ni vision, ni idée
concrète sur l’Europe.
Nul doute que son mutisme aura
laissé nos partenaires
perplexes”, a
souligné Alain
Lamassoure, Porte
parole des Députés
européens UMP. “Plus
grave, le silence assourdissant
de Mme Royal sur les questions
européennes ne saurait
chasser le doute manifesté
par les Français le 29
mai 2005. Le débat européen
et les responsabilités
qu’il impose à
tout dirigeant français,
compte tenu du rôle moteur
de la France en Europe, exigent
plus qu’une séance
photo”. |
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Mafia: Roselyne
Bachelot a dénoncé
avec force "les nouveaux
trafiquants d'esclaves que sont
les réseaux mafieux qui
organisent l'immigration clandestine.
Chaque nouvelle régularisation
d'immigrés clandestins
est reçue comme un signal
et accentue l'ampleur du scandale...
et l'ampleur du profit des passeurs,
que l'ONU évalue à
plus de 15 milliards d'euro.
Je suis surprise que les associations
humanitaires soient muettes
sur cet aspect de la question"
(intervention sur France 3 Ouest).
Pour sa part, Patrick
Gaubert estime que
"les dirigeants européens
ont fini par prendre conscience
de ce décalage inacceptable
entre l'Europe "championne
des droits de l'Homme"
et la détresse des immigrés,
conscience aussi de la nécessité
d'apporter à la question
des flux migratoires une réponse
humanitaire et non plus seulement
sécuritaire. J'appelle
encore et toujours à
une nouvelle politique de l'immigration,
qui passe par une plus grande
ouverture à l'immigration
légale, mais aussi par
l'accroissement de l'aide économique
des pays dont sont issus les
immigrés. Si l'on ne
veut pas que les immigrés
clandestins viennent chez nous,
il faut qu'ils soient bien chez
eux" (cité par Le
Monde - 21/07/2006).
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Attente ou action ?
"La Présidence finlandaise
de l'Europe, au 2e semestre
2006, ne doit pas être
celle du fourre-tout, mais celle
du concret, de l'avancée
permanente", a déclaré
Françoise Grossetête,
Vice-Présidente du Groupe
PPE-DE, au Premier Ministre
finlandais. "Ce que l'on
attend des leaders européens,
ce sont des réalisations
concrètes. Quelques exemples:
faire baisser le prix des communications
de portables vers l'étranger,
soutenir Galileo, accélérer
la coopération judiciaire
et policière, ou avancer
dans la voie de ressources propres
de l'Union. Sur l'énergie,
ce qu'on vous demande est d'être
forts face à la Russie.
Sur les élargissements,
c'est de tenir compte de la
capacité d'absorption
de l'Europe. Il y a de quoi
faire pour que cette Présidence
ne soit pas caractérisée
par l'attentisme, mais par l'action",
a conclu Françoise
Grossetête.
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Stratégie chinoise:
"La nouvelle stratégie
chinoise de l'Union européenne
doit être de favoriser
l'accès de ses producteurs
et exportateurs au marché
chinois, et d'éviter
les accusations de concurrence
déloyale. Ce qui suppose
que l'Europe relève elle-même
le défi de la compétitivité,
de l'avance technologique et
de l'innovation", a
déclaré Tokia
Saïfi lors d'un
débat sur les relations
UE/Chine. "Nous devons
établir avec ce pays,
aujourd'hui au coeur de l'économie
mondiale, un partenariat fondé
sur la fermeté et sur
la collaboration". Faisant
référence aux
derniers litiges sur le textile,
la chaussure ou les sacs plastiques,
Tokia Saïfi
a insisté sur "la
nécessité pour
l'Union de faire respecter les
règles de propriété
intellectuelle et de permettre
un accès facilité
au marché chinois".
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Budget - dernier rafistolage:
"En adoptant le projet
de décision sur le système
des ressources du budget, le
Parlement européen a
marqué sa volonté
de ne pas différer l'entrée
en vigueur de l'accord politique
intervenu sur le financement
des politiques communautaires
pour 2007-2013", a déclaré
Alain Lamassoure,
Rapporteur du Parlement européen
sur le système des ressources
propres de l'Union européenne,
après l'adoption de son
Rapport en session plénière
en juillet 2006. "En même
temps, le Parlement a rappelé
que cette décision correspond
à un arrangement de circonstance,
négocié par la
présidence britannique,
mais qui ne peut être
qu'éphémère.
Non seulement il n'améliore
en rien le système actuel,
mais il en aggrave les défauts.
L'Union ne peut plus continuer
à se financer à
partir de contributions nationales
évaluées de manière
injuste, incroyablement complexe,
et pesant sur des budgets nationaux
qui sont eux-mêmes déficitaires.
C'est pourquoi le Parlement
européen compte poursuivre
ses travaux avec les Parlements
nationaux pour proposer des
pistes nouvelles lors de la
remise à plat des finances
de l'Union prévue pour
2008", a conclu Alain
Lamassoure.
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Ego: "Il faudra bien un jour que l'Europe se dote d'une
politique étrangère
et d'une vraie défense
commune", a déclaré
Ari Vatanen,
Député européen
UMP (cité par Sud-Ouest
2/07/2006). "Ce n'est que
dans ces conditions qu'elle
pourra apporter sa contribution
à la paix mondiale. L'Europe
est une mosaïque de pays
dans laquelle il peut y avoir
des différences; mais
quand elle est unie, elle est
un élément stabilisateur
irremplaçable. Cela dit,
tant que les Etats membres resteront
maîtres de leur politique
étrangère pour
satisfaire leur ego, l'Europe
ne pourra pas pleinement jouer
son rôle. Combien de Kosovo
faudra-t-il avant de faire changer
les choses ?"
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Véronique Mathieu:
"Alors que la Commission annonce
un Livre vert fondé sur les
droits de l'enfant dans l'Union européenne,
je souhaite l'interpeler sur les éléments
globaux permettant d'évaluer
l'impact des politiques de lutte contre
l'exploitation sexuelle des enfants.
En effet, si l'Union européenne
a proclamé faire de la lutte
contre l'exploitation sexuelle et
la pédopornographie une priorité,
elle n'a fait que définir une
approche minimale commune de ces délits
pénaux. Bien sûr, le
phénomène de la traite
des êtres humains reste difficile
à cerner précisément
-il toucherait entre 150.000 et 500.000
personnes, dont un grand nombre d'enfants-.
Je rappelle que différentes
études, rendues publiques cette
année, et émanant notamment
de fondations privées, indiquent
que la prostitution, le tourisme sexuel
et la pornographie enfantine ont atteint
un "niveau alarmant" en
Europe. Je souhaite que l'examen par
la Commission des difficultés
rencontrées par chaque Etat
membre - encore trop nombreuses, par
exemple pour rassembler les preuves
au niveau européen ou mener
des enquêtes transfrontalières
- et l'échange des bonnes pratiques,
soit accéléré".
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Jean-Pierre Audy:
"Le 24 juillet 2006, Pascal Lamy,
Directeur Général de
l'OMC, a suspendu les négociations
sur le Programme de Doha pour le développement,
et n'a laissé entrevoir aucun
délai quant à leur reprise.
La situation est grave. Si les négociations
ne reprenaient pas, ce seraient la
croissance mondiale et avant tout,
les pays en développement,
qui en pâtiraient le plus. Les
gouvernements ont apporté la
preuve de leur incapacité à
gérer le bien commun commercial
et, pire, à aboutir sur un
agenda de développement. Il
faut sortir de l'impasse. Les Parlements
des pays membres de l'OMC, sous l’égide
de l’Union interparlementaire
mondiale, doivent prendre une initiative
pour débloquer la situation".
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