Pour un nouveau pacte européen

J'ai eu l'honneur et la joie, il ya quelques semaines, d'introduire les travaux de l'Université d'été du "Réseau européen des Idées" de notre Groupe parlementaire, qui se tenait à Lyon. Plus de 100 orateurs prestigieux, parmi lesquels le Président de la Commission Jose-Manuel Durao Barroso, la Présidente du Medef Laurence Parisot, le Président de PSA Peugeot-Citroën Jean-Martin Folz, le Président du PPE Wilfried Martens et son Vice-Président Michel Barnier, se sont succédés à cette tribune pour alimenter en idées le débat politique européen.

D'entrée de jeu, j'ai exprimé le souhait que les problématiques évoquées dans cette enceinte soient portées au cœur du débat national, en France, alors que notre pays va devoir faire preuve d'une grande créativité et d'une volonté politique sans ambigüité, au cours des deux prochaines années.

Nous le savons tous, deux élections majeures vont se dérouler au printemps prochain, par lesquelles les Français décideront du destin politique de leur pays. Le défi, pour la famille politique du PPE (Centre-Droit), est de montrer que nos valeurs, notre programme et nos promesses sont la réponse nécessaire non seulement aux angoisses d'une partie des électeurs, mais plus encore aux enjeux de demain.

D'autre part, la France prendra la présidence de l’Union européenne au 2ème semestre 2008, et cette responsabilité demandera courage et audace politique. Dans un siècle né le 11 septembre 2001, il ne nous est plus permis de laisser l'Europe au rang qui a été le sien pendant de longues décennies : un géant économique, mais un nain politique.

Aujourd’hui, les aspirations des citoyens de l'Union et les attentes du monde qui l’entoure se rejoignent. Nos concitoyens demandent à l’Europe de jouer un rôle plus important dans les domaines de la défense et de la sécurité, de la politique étrangère, de l’énergie ou encore de l’environnement. Nos partenaires, qu'ils soient de grandes puissances comme les Etats-Unis, l’Inde ou la Chine, ou des ensembles de pays plus fragiles, attendent que l’Union européenne puisse accomplir davantage sur la scène internationale. Cette double attente, à la fois issue de la base démocratique de nos concitoyens et du monde extérieur, doit nous amener au constat suivant: l’Union doit impérativement se moderniser.

En premier lieu, il nous faut évoquer le fonctionnement institutionnel de l’Union. Le traité qui définit notre structure actuelle ne donne pas les garanties et ne permet pas les ajustements nécessaires face aux évolutions qui s’imposent. Il nous faudra, d'une manière ou d'une autre, un traité. Celui-ci devra pérenniser les avancées fondamentales proposées dans le projet de Constitution, et sur lesquelles règne un large consensus. Le traité de Nice, qui maintient le dilemme entre la capacité institutionnelle actuelle et le nombre croissant d’Etats membres, ne nous offre pas les moyens d’être plus efficace, plus transparent et plus démocratique.

En second lieu, l’Union doit se réformer au niveau économique. Une meilleure compétitivité passe par une coordination accrue des politiques européennes. Il faut davantage de dialogue avec la BCE ainsi qu’une harmonisation dans un certain nombre de secteurs pour pallier, par exemple, le dumping fiscal.

De même, le marché unique doit être parachevé pour permettre à notre industrie, à notre agriculture, et à nos services de profiter pleinement des libertés garanties par les traités. L’Euro, symbole économique de la puissance européenne, doit rester un objectif majeur pour ceux qui ne l’ont pas encore rejoint. Bien plus encore, la réforme du budget européen, qui se prépare déjà dans les couloirs des Parlements nationaux et du Parlement européen, et dont la France devra délivrer le nouveau visage en 2008, devra proposer une ligne économique claire pour répondre à des objectifs précis. Le mélange des genres, entre compétences et financements, doit être clarifié.

Enfin et surtout, pour être un acteur global, et si nous voulons être à la hauteur de nos espérances et de ceux dont nous portons les attentes, il nous faut une Europe des projets, portée par une volonté politique claire, compréhensible et forte. Nous devons provoquer, à nouveau, une réappropriation de l'Europe par ses citoyens.

Nos valeurs européennes, ce fil rouge qui a toujours perpétué l’esprit des pères fondateurs et animé tous ceux qui ont marché dans leurs traces, doit être le ciment d’un nouveau pacte européen, et d’un nouvel élan d’imagination. Notre famille politique doit être à l'avant garde de cette mentalité et de cette politique. Je suis fière que mon parti, l'UMP, membre du PPE, ait montré récemment à Bruxelles, par la voix de son Président Nicolas Sarkozy, qu'il avait l'intention de faire partie de cette avant-garde, au service de notre grand projet collectif.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

 

Paroles de députés
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Nicole Fontaine: "Les années 50 ont été marquées par le souci d’une énergie nationale et abondante, les années 60 par la recherche d’une énergie à meilleur marché: le pétrole. Les crises pétrolières des années 70 ont conduit à privilégier davantage l’indépendance stratégique et le rééquilibrage de notre balance commerciale. Les années 80 ont vu la montée en régime du parc électronucléaire et des économies d’énergie. Les années 90 ont été marquées par l'ouverture des marchés énergétiques à la concurrence. En ce début du 21e siècle s’ajoute un double défi. Tout d’abord, les limites physiques de certaines ressources vont devoir être intégrées. D’autre part, et au-delà du problème éthique de la consommation effrénée de réserves constituées sur l’ensemble du globe en plusieurs centaines de millions d’années, notre planète ne peut plus physiquement supporter des émissions de gaz à effet de serre sur le rythme d’évolution de ces cinquante dernières années. Nous nous trouvons donc, à la croisée des chemins: il nous faut trouver le bouquet énergétique qui favorise à la fois notre prospérité, notre indépendance, et le respect de nos engagements sur les émissions de gaz à effet de serre". L'intervention de Nicole Fontaine sur "Passé, présent et futur de l'énergie".

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Roselyne Bachelot: "L’intensité du débat sur le devenir des services privés et publics en Europe est à son apogée depuis le début de la présente législature de notre Parlement. Cette question fait désormais l’objet d’un débat général sur le devenir du secteur tertiaire de notre continent, celui qui décidera largement de nos emplois, de notre croissance économique et de notre modèle social. Ce débat est progressivement monté en intensité l'année dernière à l’occasion des différentes étapes de négociation de la directive “Services” et il se poursuit aujourd'hui avec le Rapport du Parlement européen sur le livre blanc relatif aux Services d'Intérêt Général, en attendant celui qui portera très prochainement sur la Communication sur les services sociaux d'intérêt général. Je souhaite plaider ardemment en faveur d'une initiative législative dans le domaine des services sociaux et des services de santé d'intérêt général. C'est ce secteur de l'économie sociale qui rencontre les plus grandes incertitudes juridiques, incertitudes qui pose aujourd'hui concrètement problème aux acteurs de terrain. Il convient d'y répondre rapidement".

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Ambroise Guellec: " À quoi servira réellement la politique régionale de l'Union, qui représente presque 40% du budget communautaire: à la stratégie de Lisbonne, à la cohésion territoriale, ou bien aux deux? C'est ce que nous espérons. Il m'apparaît en tous les cas que le principe sur lequel le Parlement n'a pas été consulté, l'earmarking, qui concerne surtout les États membres anciens, est l'un des plus technocratiques et, à mon modeste point de vue, l'un des moins intelligents sans doute jamais imaginés en Europe. C'est la conjugaison de deux technocraties, celle de la Commission, dont la science en la matière est bien réputée, celle des États membres, qui est aussi variée que développée. Qu'en sortira-t-il? Il est encore permis d'espérer le meilleur. Il faudra pour cela attendre l'examen par la Commission, qui va durer des mois, des programmes opérationnels présentés par les États membres. Je forme le vœu qu'ils répondent d'abord et avant tout aux besoins et à la volonté des populations urbaines, et des populations rurales, auxquels ils s'appliquent".

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Margie Sudre: Dans son rapport intitulé "Pour une force européenne de protection civile : Europe Aid", l'ancien Ministre des Affaires étrangères et Commissaire européen Michel Barnier conclut que "pour des désastres d'une ampleur telle que le dernier tsunami en Asie, une action de l'Union européenne présenterait une valeur ajoutée indéniable par rapport à la somme des actions individuelles organisées dans l'urgence". Pour Margie Sudre, "l'Europe doit en effet absolument organiser sa force de protection civile sur le même modèle.Les Régions ultra-périphériques européennes ont fait la preuve de leur capacité à s'investir dans ce genre de missions et de leur efficacité au sein de telles structures. L'Europe est une chance pour l'Outre-mer. Mais l'Outre-mer est aussi une chance exceptionnelle pour l'Europe. Les propositions de Michel Barnier en sont une parfaite illustration".

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Jacques Toubon: "Je me félicite que le Conseil des Ministres de l'Union ait adopté un compromis prenant en compte l'intérêt des consommateurs et les traditions nationales et rejette la position idéologique et intransigeante de la Commission sur les formats d'emballages obligatoires. Encore une fois, le Parlement européen, plus attentif aux réalités humaines qu'aux théories technocratiques, a inspiré une position de consensus. Je proposerai à la commission du marché intérieur du Parlement européen d'appuyer la position commune, à condition qu'elle soit complétée par une clause de surveillance de la période transitoire, destinée à prendre éventuellement en compte des évolutions défavorables aux consommateurs".


 
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Combien de temps avant une politique européenne de l'immigration ?

"Plus de 20 000 immigrés clandestins sont venus s'échouer, au péril de leur vie, sur les plages des Canaries, à Lampedusa et à Malte depuis le début de l'année. Nous ne savons pas combien ont péri noyés. Le seul et unique but de ces immigrés, c'est de pouvoir subvenir aux besoins vitaux de leur famille. Ces hommes, souvent pères de famille, sont prêts à tout pour permettre à leurs enfants de se nourrir, rien ne les arrêtera. Plutôt que de les stigmatiser, il nous faut stopper ces drames humains".

"Concrétisons ces paroles en actions, et mettons en place rapidement une vraie politique d'immigration!", a déclaré Patrick Gaubert, Député européen UMP, Vice-Président de la commission des Libertés publiques du parlement européen, lors du débat consacré à Strasbourg, fin septembre 2006, à une politique commune de l'immigration en Europe.

"Lors des visites que j'ai effectuées avec mes Collègues Députés européens dans les centres de rétention administrative aux frontières sud de l'Europe, nous avons tiré la sonnette d'alarme. Cet été, une mission de l'agence Frontex a été envoyée afin de patrouiller les côtes espagnoles et africaines. C'est un premier pas positif. Malheureusement, le manque de moyens reste flagrant".

Voici quelques éléments importants qui sont repris dans la résolution de notre Groupe parlementaire (PPE-DE):

- Tout d'abord, le renforcement de la sécurité aux frontières extérieures. Rappelons que, dans notre espace Schengen, le partage des responsabilités et de la charge financière est primordial. Réfléchissons donc à la création efficace de patrouilles communes pour les frontières maritimes, d'une police européenne des frontières, ou d'un réseau d'officiers de liaison pour l'immigration.

- Deuxièmement, une répression plus efficace contre les trafiquants d'êtres humains et le travail au noir dans tous les Etats membres. Des campagnes d'information, via les délégations de l'Union européenne, doivent être lancées dans les pays d'origine et de transit.

- Troisièmement, de réels partenariats et des accords de réadmission avec les pays d'origine. Nous souhaitons d'ailleurs que la directive européenne sur le retour soit adoptée dès que possible.

- Concernant le co-développement, mettons en place des systèmes de surveillance plus efficaces. L'argent doit arriver directement au peuple sans être détourné.

- L'aide au développement devrait être conditionnée et proportionnelle aux efforts des pays d'origine empêchant leur population d'émigrer illégalement vers l'Europe.

- Enfin, les Etats qui ont régularisé massivement ces dernières années ont-ils maitrisé leur immigration clandestine? La réponse est non. Les régularisations de masse ne sont donc pas, comme certains le pensent, la solution actuellement".

"Voilà les quelques points essentiels pour mon Groupe parlementaire. Mais, franchement, je vous pose la question : combien de temps et de réunions faudra-t-il encore pour que les 25 Etats acceptent de collaborer ensemble à l'élaboration d'une politique d'immigration intelligente, efficace et humaine en Europe ?", a conclu Patrick Gaubert.

Pour en savoir plus :

Le débat du Parlement européen sur l'immigration

Immigration: échanges de vues entre Parlement européen et Parlements nationaux

Intervention sur l'immigration - Madrid, 7 octobre 2006 - Patrick Gaubert

Pour une politique commune de l'immigration - les régularisations unilatérales massives ne sont pas la solution - Christine de Veyrac

Politique commune d'immigration - Margie Sudre

Vers une politique commune de l'Union européenne en matière d'immigration: le site de la Commission européenne
   
 
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Simplifier la Politique agricole commune
par Joseph Daul, Président de la commission Agriculture et Développement rural

"Simplifier n'est pas pour moi un vain mot et je souhaiterais y associer des objectifs précis et concrets."

La préoccupation de simplification de la Politique Agricole Commune est unanimement partagée. Elle intéresse les différentes parties prenantes: politiques, Etats membres, instances administratives nationales, agriculteurs, opérateurs économiques et acteurs du monde rural.

Dès ses premiers échanges de vue sur la Communication de la Commission européenne sur ce sujet, la commission de l'agriculture et du développement rural du Parlement européen a salué cet engagement. Les Parlementaires européens partagent en effet cette volonté de concrétiser la simplification de la PAC, en réduisant autant que possible la charge administrative et en rendant la législation plus claire, plus transparente et plus aisément accessible.

Si je me réjouis de cette volonté commune, je souhaiterais d'emblée insister sur les aspects importants à garder bien en vue. En particulier, le fait que:

- Pour être crédible, la simplification doit d'abord profiter aux agriculteurs et avoir des effets concrets sur leur vie quotidienne.

- L'exercice de simplification doit être prévu et mené de manière réaliste tout simplement parce que la simplification a ses limites: la PAC est et sera toujours une politique, par nature, complexe, reflet de l'hétérogénéité du monde agricole, des agriculteurs et de leurs demandes.

- La simplification ne doit pas cependant devenir une fin en soi: elle doit servir des objectifs précis. En matière de réglementation, "mieux et plus simple" ne signifie pas toujours moins et il n'y a pas de recette magique pour rendre la vie de nos agriculteurs plus facile. L'approche peut néanmoins être pragmatique avec l'idée première que la réglementation devrait être compréhensible, proportionnelle à l'effet voulu et aux objectifs globaux poursuivis et d'une application relativement simple, sans mesures de contrôles excessives ou inutiles. Or on ne peut, à la fois, augmenter la pression et les coûts administratifs liés à la PAC (les contrôles résultant en particulier de l'éco-conditionnalité ou des dispositions associées au deuxième pilier) et réduire concomitamment le volume et le montant des aides sous l'effet combiné des contraintes budgétaires (plus sensibles à chaque élargissement), de la modulation volontaire, voire sous peu de la modulation facultative si cette dernière disposition était adoptée.

La PAC est une politique de plus en plus controversée. Les critiques, quant à sa complexité, son efficacité, ne peuvent être ignorées. La crédibilité de l'action communautaire consistera, dans ce contexte, à transformer les paroles et la bonne volonté en résultats concrets. Or, nombreux sont ceux qui estiment que la simplification administrative ne va pas en s'arrangeant après la réforme de juin 2003 du fait de la multitude de modèles et options de recouplage partiel. Dans l'immédiat, le système apparaît plus complexe et les charges sont plus lourdes pour les agriculteurs et les administrations.

Pour en savoir plus:

L'intervention de Joseph Daul sur la simplification de la PAC le 3 octobre 2006 à Bruxelles

Les conclusions de la 2e conférence euro-méditerranéenne sur l'Agriculture - Strasbourg, 29 septembre 2006 - Intervention de Joseph Daul

La Communication de la Commission européenne sur la simplification de la Politique Agricole commune (PAC)

La politique de développement rural pour la période 2007/2013
   
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Turquie: satisfaction mitigée

Le Parlement européen a adopté, le 27 septembre dernier, le Rapport de Camiel Eurlings sur les négociations de la Turquie avec l'Union européenne.

Jacques Toubon, Député européen UMP et Vice-Président de la commission parlementaire UE/Turquie du Parlement européen a expliqué, à l'issue du vote du Rapport, les raisons pour lesquelles la plupart des Députés européens français de l'UMP se sont abstenus.

"Ce Rapport est en effet le document le plus ferme et le plus critique sur la réalité des relations entre la Turquie et l'Europe que le Parlement ait jamais adopté. Il est particulièrement clair sur Chypre, sur la capacité d'intégration de l'Union européenne et sur la nécessité pour la Turquie de reconnaître le génocide arménien".

Mais, a poursuivi Jacques Toubon, "contrairement à sa position initiale, et suite à l'adoption d'amendements présentés en commun par les Socialistes, les Verts et les Libéraux, la reconnaissance du génocide arménien n'est plus considérée comme condition préalable à l'adhésion, alors que le Parlement européen avait quand même voté en ce sens le 28 septembre 2005".

"En outre, si les Parlementaires européens UMP français et CDU/CSU allemands ont rallié une majorité du Parlement européen sur le fait que les négociations d'adhésion doivent aboutir à un partenariat privilégié, le Parlement n'est pas allé au bout de cette logique et a approuvé en parallèle le principe que "les négociations visent à faire de la Turquie un Etat membre de l'Union européenne".

Les Députés européens UMP n'ont pas pu soutenir cette incohérence, et se sont donc abstenus".

Pour en savoir plus:

Le débat du Parlement européen sur le Rapport Eurlings relatif à la Turquie

Turquie: enfin, le Parlement européen ose regarder la Turquie avec les yeux de la vérité - Françoise Grossetête

Le vote en première lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi socialiste tendant à sanctionner pénalement la négation du génocide arménien constitue une faute - Jacques Toubon
   

L'Europe vous concerne
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Voici le logo que la Commission, le Parlement et l'ensemble des institutions européennes emploieront désormais pour accompagner tous leurs documents écrits ou électroniques et tous les événements liés au 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome (27 mars 2007). Ce logo multicolore sera décliné dans les 22 langues de l'Union européenne, bulgare et roumain compris. Les autorités nationales et les collectivités territoriales de l'Union ont été invitées à l'employer abondamment. Il «représente la diversité et la vigueur de l'Europe, tout en soulignant le désir d'unité et de solidarité qui caractérise notre continent».

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La Commission contribue pour plus de 70 millions € au financement de 61 projets de conservation de la nature dans 20 pays Les projets permettront de réhabiliter des espaces naturels protégés ainsi que leur faune et leur flore, d’établir des structures de gestion durable, de sensibiliser le public et de renforcer la coopération avec les parties concernées. Ils apporteront ainsi une contribution supplémentaire à la protection de la biodiversité en Europe et ils amélioreront plus particulièrement le réseau Natura 2000 de sites protégés dans toute l’UE. Les projets sélectionnés se situent dans les pays suivants: Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Espagne, Slovénie, Slovaquie, Suède et Royaume-Uni. Ils représentent un investissement total de 141,6 millions €, dont 70,1 millions seront pris en charge par l’UE.

Depuis 1992, quelque 2 750 projets ont ainsi bénéficié d’un financement de l’UE au titre du programme LIFE, pour un montant total d’environ 1,35 milliard € affecté à la protection de l'environnement. Le programme LIFE III en cours expire à la fin de 2006. Un nouveau programme, «LIFE+», couvrira la période 2007-2013 avec un budget d’environ 2,1 milliards €. La proposition LIFE+ passe actuellement en deuxième lecture au Parlement européen.

Pour de plus amples informations sur chacun des projets :

Projets de conservation de la nature (pdf)

Projets de conservation de la nature (web)



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© Députés européens UMP 2006
 
Polémiques
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Darfour, premier génocide du 21ème siècle: "Comme me l’ont dit deux rescapés soudanais : « Il faut briser le silence vécu par les victimes du génocide ». Aujourd’hui", a déclaré Patrick Gaubert, "c’est au nom de ces victimes muettes du génocide en cours au Darfour que je viens adresser une supplique, un cri de détresse. Je fais partie d’une génération qui s’était juré après la Shoah qu’il n’y aurait "plus jamais cela". Or nous savons, mais nous n’agissons pas. L’Europe a un rôle fort à jouer, nous devons être plus offensifs pour exiger la cessation des exactions et des massacres, pour exiger le déploiement des casques bleus afin de protéger les populations civiles du Darfour. Hâtons-nous, car sous nos yeux se déroule le premier génocide du 21ème siècle." La résolution du Parlement européen.

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Courant d'air: "L'Europe a besoin d'un souffle, Ségolène Royal lui propose un courant d'air", a noté Alain Lamassoure, réagissant aux propos de la candidate socialiste sur l'Europe le 12 octobre. "L'Europe par la preuve ? la preuve est faite, Mme Royal n'a toujours rien à dire sur l'Europe. Pas d'avis sur la candidature de la Turquie, ni sur l'avenir des Balkans, pas plus que sur les frontières de l'Europe, la maîtrise de l'immigration, la relation euro-méditerranéenne ou la politique de défense. Seule idée concrète: le rétablissement, sans condition, des aides européennes au Gouvernement palestinien du Hamas...", a conclu le Porte-Parole des Députés européens UMP et Secrétaire national de l'UMP en charge de l'Europe. Margie Sudre a pour sa part rappelé l'isolement des socialistes français, au sein de leur propre famille politique européenne, sur la question du Traité constitutionnel. "Pour la candidate socialiste, le traité actuel est caduc et il faut changer de méthode". Mais la "nouvelle" méthode préconisée n'est autre que celle de la Convention, la même que celle utilisée pour le projet de Traité actuel. "Vu la cacophonie qui règne dans ce parti, jusque dans l'état major de campagne de Mme Royal, je lui souhaite bien du courage!"

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Compétitivité: action ! Lors du Conseil européen de Lahti en Finlande, fin octobre, le sujet majeur de débat sera la compétitivité de l'Europe. Françoise Grossetête souhaite que cette priorité "ne subisse pas le même sort que le développement durable: tout le monde en parle et tout le monde y adhère, mais quand il s'agit de faire du concret, ces principes s'envolent. Les exemples sont connus: je pense au projet Galileo dont on a tant vanté l'utilité. Quand il a fallu constituer le budget de l'Union européenne, tout-à-coup, ce n'était plus la priorité ! Ce ne sont plus des engagements forts que nous attendons du Conseil, mais des actes. Car la compétitivité est aussi le résultat des réglementations que nous adoptons. Ces règlementations doivent être des chances et non des contraintes".

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Fatigue de l'élargissement: Jacques Toubon a évoqué l'usage de plus en plus courant de l'expression franglaise "enlargement fatigue": "Vouloir étendre indéfiniment le territoire de l'Union européenne est un projet impérialiste. La situation actuelle, qui prévoit 10 à 15 ans de négociations d'adhésion interminables, de roucoulades et d'engueulades, est un élément extraordinaire de pollution. Ne rien décider, c'est le prix Nobel de l'infantilisme et de l'anti-européanisme. C'est aujourd'hui qu'il faut dire jusqu'où nous irons".


En bref
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Député de l'année: Après un vote de l'ensemble des Députés européens, le "Parliament magazine" vient de décerner le prix de la meilleure parlementaire de l'année dans le domaine de la santé à Françoise Grossetête. Cette distinction vient notamment récompenser les travaux effectués par la Parlementaire UMP afin de faire de l'Europe de la santé une réalité pour chaque patient. "Je suis heureuse du soutien exprimé par les Députés européen, à qui je demande souvent le soutien pour promouvoir l'innovation, l'accès aux médicaments, le développement de nouvelles thérapies etc... Si nous avons déjà bien avancé sur certaines législations, il reste encore de nombreuses questions à régler, comme sur l'information aux patients, sur la création d'un prix européen du médicament, ou sur le suivi de la législation concernant le développement de médicaments pédiatriques".

> Concurrence asiatique: Tokia Saïfi vient de se rendre en Italie avec ses Collègues de la commission du commerce international, afin de mesurer les enjeux du secteur textile européen face à une concurrence de plus en plus accrue. Axée sur les problématiques liées au secteur du textile et de la chaussure, cette délégation fut l'occasion de nombreux échanges avec des industriels et des grandes marques tels que Gucci et Ferragamo. Tokia Saïfi et ses collègues Députés européens ont pu noter que la recherche, l'innovation "non technologique", la valorisation des savoir-faire, la formation sont autant d'outils indispensables afin que l'industrie européenne préserve son identité face à la concurrence asiatique tout en maintenant sa compétitivité. Par ailleurs, Tokia Saïfi s'est par ailleurs félicitée de l'accord pris par les 25 États membres, le 5 octobre dernier, visant à imposer des mesures anti-dumping sur les importations de chaussures en provenance de Chine et du Vietnam. "Loin d'incarner une volonté protectionniste du marché européen, ces mesures permettent, en cas de dumping avéré, de garantir l'application de règles commerciales loyales et équitables pour tous".
> EADS: "Tous ceux qui sont attachés au projet européen suivront très attentivement les négociations sur l'avenir du capital et du contrôle stratégique d'EADS", a déclaré Alain Lamassoure. "Il y a un an, les autorités françaises s'étaient émues parce qu'un fabricant américain de soda était soupçonné de vouloir s'emparer du contrôle d'un groupe alimentaire national. Il avait été dit alors que des intérêts majeurs de la France étaient en jeu. Aujourd'hui, au moment même où certains des fondateurs historiques d'EADS et d'Airbus s'engagent dans la réduction, voire la disparition, de leur participation au capital, une banque d'Etat russe annonce publiquement son intention de participer au contrôle d'EADS. Si des participations croisées sont les bienvenues, si nous pouvons attendre beaucoup de la coopération industrielle avec la Russie, il doit être clair que l'entreprise symbole et phare de l'industrie aérospatiale européenne, civile et militaire, a vocation à rester sous le contrôle total d'acteurs appartenant à l'Union. Nous faisons confiance aux autorités politiques des pays européens concernés pour exprimer fortement ce message à leurs interlocuteurs russes", a conclu Alain Lamassoure.
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Boîte à idées: le Réseau européen des Idées, "boîte à idées" du Groupe parlementaire (PPE-DE) des Députés européens UMP, a tenu sa