Pour une parité responsable

Je ne puis qu'exprimer mon scepticisme à propos des excès que pourraient représenter des règlementations trop radicales, dans les pays de l'Union européenne, en faveur de l'accès des femmes au pouvoir, au détriment de la puissance de leurs convictions ou de la mise en valeur de leurs capacités à s'imposer.

En Allemagne, au Libéria, au Chili, ou récemment encore au Congrès des Etats-Unis, l'accession de nouvelles personnalités politiques féminines à des postes-clé a été largement soulignée par les médias et applaudie. Je me joins volontiers à ces applaudissements, tout en souhaitant qu'un jour, ces succès féminins n'aient plus valeur de symbole, mais puissent devenir un événement banal.

Si de nombreux progrès restent à faire, en particulier en France, il ne suffit plus, pour une femme politique, d'axer une grande partie de son discours sur le machisme réel ou supposé de ses adversaires, ainsi que nous le révèle le triste "exemple" donné par la campagne interne au parti socialiste français pour l'investiture présidentielle.

Madame Royal aurait certainement pu se dispenser de se poser en victime de ses rivaux masculins, ce qui n'aurait, à mon sens, que renforcé la crédibilité de son engagement. Mesdames Clinton, Pelosi, Merkel ou Bachelet n'ont pas eu besoin de tels artifices pour réussir dans des univers politiques à prédominance masculine. Mais peut-être n'avaient-elles pas autant de lacunes à masquer sur nombre de sujets politiques d'importance majeure...

Il nous faut faire preuve de davantage de responsabilité que de revendication, puisque la représentation égale des genres est désormais une logique admise. La délégation UMP du Parlement européen, qui compte neuf femmes et huit hommes, est à cet égard particulièrement en pointe !

Je souhaite que l'on soutienne la vocation et la motivation d'une nouvelle génération de femmes à s'investir en politique. Mais plutôt que de multiplier à l'envi les observatoires ou les réglementations pointilleuses pour favoriser les femmes, nous devons faire confiance en leur capacité à s'imposer et à faire avancer leurs convictions à tous les niveaux, local, national ou européen, comme élues autant que femmes.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

 

En bref
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Les lundis de l'Europe: retrouvez les tribunes de Députés européens de l'UMP sur le site du Journal édité par l'Atelier Europe des Jeunes actifs de l'UMP. A lire notamment, la position d'Alain Lamassoure sur "le PS et l'Europe. Extrait: "Le dernier débat télévisé entre les trois candidats à la candidature du P.S. a confirmé ce que l'on pouvait craindre: sur la relance de l'Europe après la catastrophe du 29 mai, aucun leader socialiste n'est crédible (...) La position de Laurent Fabius est caricaturale: "Le Plan B, c'est le projet socialiste !" DSK se réfugie dans une perspective de long terme d'une Union ouverte à la Turquie et à tous les pays méditerranéens. Quant à Ségolène Royal, sa formule "l'Europe des projets" fait l'impasse du problème majeur: sans Constitution, aucun projet européen n'est possible".

> Réforme agricole: La Commission européenne doit proposer début décembre la création d'une seule organisation commune des marchés (OCM) agricoles. Cette OCM unique remplacerait les 21 existantes, et permettrait la mise en place d'un instrument unique dans les domaines suivants: intervention, stockage privé, contingents tarifaires d'importation, restitutions à l'exportation, mesures de sauvegarde, promotion des produits agricoles, aides d'Etat et transmission des données. Pour Joseph Daul, Président de la commission de l'Agriculture du Parlement européen, "cette simplification, pour être crédible, doit d'abord profiter aux agriculteurs et avoir des effets concrets sur leur vie quotidienne. Jusqu'à quel point une telle harmonisation est-elle possible, voire souhaitable, face au risque de disposer, à terme, de règles certes harmonisées et rationalisées, mais éloignées des besoins sectoriels et donc, moins efficaces ?", s'est interrogé Joseph Daul.
> Jeux et paris: "l'ouverture pure et simple du marché des jeux et paris en Europe à tous les opérateurs publics et privés risquerait de conduire à de graves conséquences en termes de dépendance psychologique et de criminalité", estime Jacques Toubon, qui appelle de ses voeux une législation communautaire spécifique fixant la marge de manœuvre des Etats membres et permettant la mise en place de contrôles sérieux. "Les questions soulevées par l'organisation des jeux dans les différents Etats membres ne se limitent pas à l'instauration de la concurrence et à la suppression des monopoles. Elles impliquent un ensemble de réglementations qui concernent la sécurité, la santé publique, le financement de missions d'intérêt général". Pour le Porte-Parole des Députés européens UMP sur le marché intérieur, la mise en œuvre du marché intérieur dans ce domaine doit donc être encadrée par une législation communautaire qui fixe la marge de manœuvre des règlementations nationales et permette la mise en place de contrôles tant sur les jeux traditionnels que sur les jeux en ligne, en particulier les paris sur les compétitions sportives.
> Fonds d'ajustement à la mondialisation: "L'Europe bénéficie de la mondialisation, il est logique de l'accompagner, de venir en aide aux travailleurs qui peuvent être les victimes de chocs liés à ce phénomène. Le licenciement annoncé de 4000 salariés chez Volkswagen en Belgique n'en est qu'une dernière, et triste, illustration", estime Roselyne Bachelot-Narquin dont le rapport portant sur la création du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation a été adopté à une très large majorité par la commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen le 26 octobre. Le Fonds doit entrer en vigueur le 1er janvier 2007.
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Pêche ultramarine: Le Parlement européen a approuvé un règlement relatif à la gestion des flottes de pêche enregistrées dans les régions ultrapériphériques, qui prolonge d'un an le règlement actuellement en vigueur. Pour Margie Sudre, il est indispensable que la réglementation européenne tienne compte sur le long terme de la situation particulière du secteur de la pêche ultramarine."Le secteur de la pêche dans les régions ultrapériphériques dispose encore d'un important potentiel de développement, et de ressources halieutiques abondantes. Il serait par conséquent impensable et contre-productif d'empêcher les flottes de pêche de ces régions de bénéficier de tels aménagements !" Les principales dérogations autorisées concernent l'introduction de navires de pêche dans la flotte, les aides publiques au renouvellement des navires, et les aides à la modernisation, dont le versement est beaucoup plus restrictif en Europe continentale. Margie Sudre a souligné cette opportunité : "J'espère que les acteurs ultramarins de la pêche sauront profiter de ces nouveaux délais pour développer et moderniser leur flotte."

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Cancer du sein: spécialiste de la santé publique, Françoise Grossetête a déploré le manque d'harmonisation européenne dans la manière d'appréhender ce fléau, et a constaté une discrimination entre les femmes européennes, selon qu'elles habitent dans tel ou tel pays, dans telle ou telle ville. "On connait le traumatisme psychique et physique subi par les femmes qui découvrent leur maladie, avec la nécessité de réorganiser une vie familiale et professionnelle, assumer tout simplement. Seuls 10 Etats membres organisent, avec plus ou moins de bons résultats, le dépistage. Notre objectif est d'éradiquer cette maladie: au-delà du traumatisme vécu par la patiente, cela a un coût pour la société. La bonne réponse passe par un dépistage précoce obligatoire organisé par les gouvernements des Etats membres. Pour être efficace ce dépistage doit être gratuit, et bien fait. Cela nécessite un matériel de pointe partout sur le territoire de l'UE. La mammographie numérique, qui dans le passé pouvait occulter des micro-calcifications, lésions les plus courantes du cancer du sein, a fait des progrès considérables. Alors, quand disposerons nous de la mammographie numérique partout dans l'UE?"

 
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Directive services: une victoire sur la morosité européenne

Après plus de deux ans de discussions, le Parlement européen a mis la touche finale à Strasbourg, le 15 novembre 2006, à la directive sur les services. Celle-ci vise principalement à réduire les obstacles à la fourniture de services dans un autre Etat membre, sans pour autant toucher au modèle social et à l’organisation du travail des Etats européens.

Cette directive a fait l'objet d'âpres débats, et son adoption a été longue et houleuse. Pourtant, la directive originale, dite "Bolkestein", du nom du Commissaire qui en était l’auteur, est bien différente du texte voté par le Parlement européen en session plénière, et ce en large partie grâce au travail des Députés européens de l'UMP et de leurs alliés du Groupe du Parti Populaire Européen et des Démocrates Européens (PPE-DE, le Groupe le plus important du Parlement européen).

Pour Jacques Toubon, Porte-Parole des Députés européens de l'UMP sur cette Directive, ce vote est une victoire du Parlement européen, une victoire sur la morosité européenne, une victoire sur les idées toutes faites, une victoire du modèle européen fait d'équilibre, l'équilibre entre les réformes nécessaires et les acquis qui nous rassemblent.

"La directive ouvre effectivement le marché intérieur des services et oblige les Etats à supprimer les obstacles à la libre prestation de services. Perspective majeure de croissance et d'emploi pour tous ! "

"En même temps", précise Jacques Toubon, "elle préserve les législations communautaires existantes, ne permet aucune atteinte aux droits sociaux, exclut la libéralisation des services publics, prend en compte l'intérêt public. Le compromis trouve son origine dans les propositions du Groupe parlementaire PPE-DE, et dans l'accord qui s'est construit en son sein entre des positions nationales et idéologiques au départ divergentes. Cette directive est née du dialogue qui est la substance de notre vie parlementaire.

Les Députés français de l'UMP qui ont tant contribué à cet ouvrage, ont fait le choix de l'essentiel en votant pour l'adoption de la position commune.

Désormais, il appartient aux Etats membres de l'Union européenne de s'atteler aux transpositions nationales. C'est en 2009 ou 2010 que nous verrons vraiment s'appliquer cette directive. Pour le Parlement européen donc, le travail n'est pas fini: il doit s'organiser pour suivre l'entreprise de transposition et ainsi accomplir jusqu'au bout sa mission envers les citoyens.

Pour en savoir plus :

La décision du Parlement européen sur la Directive services

Directive Services: Jacques Toubon prend partie dans la "querelle de paternité"

Directive Services: une victoire de l'Union européenne - Ambroise Guellec

Directive Services: un succès pour l'économie sociale de marché en Europe - Jean-Pierre Audy
   
 
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Législation européenne en 2007: énergie et environnement en première ligne

Le Parlement européen a débattu, lors de sa session plénière de novembre 2006, du programme législatif de l'Union européenne pour 2007. Les Députés européens de l'UMP ont souligné le besoin de passer à des actions concrètes dans plusieurs, domaines, dont l'énergie et l'environnement.

Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a introduit son programme en se référant à la dernière panne de courant dans l'Union européenne, en insistant sur "l'interdépendance croissante des Européens", confrontés à davantage de défis communs du fait, notamment, de la mondialisation. "Ces défis communs exigent des solutions communes, pour la croissance et l'emploi dans un monde de plus en plus concurrentiel confronté aux problèmes de changement climatique, de sécurité énergétique et de terrorisme international".

Au nom de l'ensemble des Députés du Centre-Droit (Groupe PPE-DE) Françoise Grossetête a félicité la Commission européenne pour son programme plus politique qui, pour la première fois, intègre pleinement la simplification en présentant un nombre plus réduit de secteurs prioritaires dans son programme législatif et de travail pour l'année 2007. Les 21 initiatives stratégiques et la série d'initiatives prioritaires seront adoptées au cours des 12 à 18 prochains mois.

La dépendance croissante de l'UE en matière énergétique est un élément qu'il faut désormais intégrer. "Nous demandons à la Commission de continuer à jouer un rôle moteur dans la lutte contre le réchauffement climatique, qui n'a pas seulement des conséquences sur un plan strictement environnemental mais aussi sur un plan économique et social", a souligné Françoise Grossetête.

La Porte-Parole des Députés européens sur les travaux législatifs de l'Union a enfin encouragé l'initiative de la Commission de faire de la communication l'un de ses objectifs stratégiques. "Nos concitoyens détestent la litanie des promesses. De l'action, encore de l'action, toujours de l'action, voilà le mot d'ordre. Nous sommes prêts à soutenir la Commission dans cet axe là".

Pour en savoir plus :

Le programme de travail de la Commission européenne pour 2007

Programme législatif 2007: priorité à l'énergie et à l'environnement, mieux communiquer Françoise Grossetête
   
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Proche-Orient: l'Europe doit sortir de son inertie

Le Parlement européen a fait part de sa profonde indignation suite à l'opération militaire israélienne lancée contre Beit Hanoun et Gaza. Il a condamné l'usage disproportionné de la force par l'armée israélienne, et a demandé au gouvernement israélien de cesser immédiatement toute action militaire à Gaza.

Dans une résolution, les Députés européens ont réaffirmé qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien et ont souhaité que le Conseil des Ministres convoque d'urgence le conseil d'association UE-Israël afin de faire part de la position de l'Union européenne après les actions militaires israéliennes à Gaza et s'adresse, dans le cadre de l'Accord d'association UE-Palestine, au nouveau gouvernement palestinien d'unité nationale.

Présidente de la Commission politique de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM), Tokia Saïfi s'est exprimée avec détermination devant les représentants du Conseil européen et de la Commission européenne.

"Afin d'arrêter cette escalade sans fin, l'Europe doit sortir de son inertie, et prendre enfin des initiatives fortes en faveur d'une paix rapide et durable. Il faut, dans un premier temps, arrêter d'asphyxier financièrement les territoires palestiniens car si on avait comme dessein d'augmenter la violence en installant le chaos, on ne s'y prendrait pas autrement. Ensuite, il nous faut installer au plus tôt une force militaire entre Israël et la Palestine comme cela a été fait entre le Liban et Israël avec la Finul".

"Si cette force est bonne au Liban, elle le sera aussi en Palestine, a conclu Tokia Saïfi. "Et surtout, il faut exiger la création d'un Etat palestinien, avec des frontières sûres et reconnues."

Pour en savoir plus :

La résolution du Parlement européen

Situation à Gaza: l'Europe doit faire face à ses responsabilités politiques - Tokia Saïfi
   

L'Europe vous concerne
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Le Programme MEDIA soutient la distribution cinéma et off-line des films européens (fiction, documentaire, animation) ainsi que la diffusion des œuvres audiovisuelles européennes (fiction, documentaire, animation) à la télévision et en vidéo. Une aide est également apportée à la mise en place d’un réseau de salles actives dans la promotion et la programmation des films européens. Des appels à propositions pour soutenir la diffusion des œuvres européennes, des informations sur les festivals sont publiés en permanence sur le site du Programme.

Informations sur les festivals
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5000 sites désormais enregistrés dans le Système de management environnemental et d’audit de l’Union européenne. Le système EMAS est un système qui aide les sociétés et autres organisations à évaluer, communiquer et améliorer leurs performances environnementales. Les enregistrements EMAS ont augmenté en moyenne de 10 % par an depuis 2003. Certains des plus grands groupes privés européens comme DaimlerChrysler, Total, Vodafone, Siemens et Nestlé disposent chacun de plusieurs sites enregistrés. Le système s’est également fortement développé dans les secteurs non industriels comme ceux du tourisme ou des manifestations sportives. La Banque européenne d'investissement en est au début de la procédure alors que le Parlement européen (PE) a déjà bien avancé. En 2005, quatre directions générales de la Commission ont rejoint le système, ce qui fait de cette institution non seulement la plus grande autorité publique enregistrée, mais également un exemple pour d’autres organismes publics à travers l’Union. Le 13 novembre 2006, les organisations enregistrées dans le système EMAS ayant mis sur pied les meilleures campagnes de communication environnementale ont été récompensées par la Commission au cours d’une cérémonie à Athènes. Ces organisations doivent prouver qu’elles respectent l’ensemble de la législation environnementale. Elles sont tenues de définir un certains nombre d’objectifs relatifs à l’amélioration de leurs performances environnementales et de communiquer les résultats qu’elles ont atteint dans la réalisation de ceux-ci.

Comment s’y prendre
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Novembre 2006 - Lancement du nouveau site web des fonctionnaires de la Commission européenne. Ce nouveau portail permet de faire la connaissance des fonctionnaires de la Commission et de découvrir qui ils sont et ce qu'ils font. Pour la première fois, les informations relatives aux fonctionnaires de la Commission sont rassemblées en un point d'accès unique, afin de permettre aux citoyens européens à s'y retrouver parmi la profusion d'informations qui s'offrent à eux sur le site web Europa. Ce portail est l'une des premières réalisations de la nouvelle génération de sites thématiques destinés à aider les citoyens à trouver les informations qu'ils recherchent. Le site existe actuellement en trois langues: l'allemand, l'anglais et le français. Cependant, dès 2007, les utilisateurs pourront consulter la majorité de ses pages dans la plupart des langues officielles de l'UE.

Le site


 
Polémiques
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Turquie: position dilatoire: après le rapport, sans décision finale, de la Commission européenne sur ses négociations avec la Turquie, les Parlementaires européens de l'UMP ont déploré la position dilatoire de la Commission, en dépit de l'attitude courageuse de certains Commissaires, dont le Vice-Président Jacques Barrot. "La Commission, qui conduit cette négociation, n'assume pas sa responsabilité et cherche à la transférer vers le Conseil", a regretté Jacques Toubon, Vice-président de la Commission parlementaire mixte UE/Turquie. "Il appartient à la Commission d'adresser des propositions au Conseil des Ministres sur les conséquences à tirer du refus inadmissible d'Ankara d'appliquer le Protocole d'Ankara. Il est clair que les négociations ne peuvent plus se poursuivre dans les conditions prévues".

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Pays basque: Alain Lamassoure s'est réjoui que par son vote du 25 octobre 2006, le Parlement européen ait "unanimement condamné l'ETA et le recours à la violence, ait rendu hommage aux victimes du terrorisme et ait appelé de ses vœux le retour complet à la paix civile au Pays basque". Il a regretté cependant que faute de consensus sur cette question en Espagne, contrairement à ce qui s'était passé pour le processus de paix irlandais, le Parlement n'ait pu voter un texte commun et ait reflété la division des grands partis espagnols. "Cette expérience est une nouvelle preuve du fait que, sur des problèmes de cette nature, le Parlement européen peut aider, mais il ne peut pas se substituer aux forces politiques nationales. Si son concours est sollicité ultérieurement, il faudra s'inspirer de l'exemple du processus de paix irlandais: toutes les parties directement concernées s'étaient accordées alors pour soumettre un texte unique, afin de soutenir l'application du premier accord concret obtenu dans le cadre du processus".

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Le combat de Roselyne: Euro-Députée UMP, Roselyne Bachelot a l'image d'une bonne vivante, qui n'a pas la langue dans sa poche. Elle le prouve une nouvelle fois dans son dernier ouvrage "Le combat est une fête" (Editions Robert Laffont), dans lequel elle décrit les maux dont souffre la politique française, et propose des remèdes. Ancienne Ministre de l'Ecologie, elle y fait un exposé magistral des problèmes et des solutions qui touchent à l'écologie en France et dans le monde, mais évoque aussi les détails du maquillage de Silvio Berlusconi...

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Austérité monétaire: "Je regrette que ne soit pas assez posée la question de l'évolution de l'euro dans le débat actuel sur la politique économique et monétaire de l'Union. La politique monétaire conduite par la Banque centrale européenne, en poursuivant comme seul objectif la réduction de l'inflation, nuit sur le long terme à la croissance économique. L'austérité monétaire ne peut pas être la seule et unique réponse de l'Europe", a souligné Jean-Pierre Audy. "J'attends un taux de change fort lorsque la croissance économique est forte, lorsque la croissance se ralentit nous devrions avoir les moyens de jouer sur les taux de change pour relancer la croissance. Or, en Europe, c'est l'inverse qui se produit depuis le début des années 1990. Alors que les Etats membres se réforment, la recherche de l'inflation zéro par une politique monétaire inappropriée conduit l'Europe à enregistrer de médiocres résultats en terme de croissance économique".


Paroles de députés
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Jean-Paul Gauzès: "A ce jour, la situation des systèmes de paiement est très contrastée selon les pays européens, à la fois en ce qui concerne les acteurs, la réglementation, la régulation, l'efficience et le coût. Par ailleurs, les systèmes de paiement sont essentiellement nationaux et le marché demeure domestique. Les paiements transfrontaliers représentent une part en moyenne inférieure à 4% qui n'augmentera vraisemblablement que lentement. La Commission propose une directive pour créer un véritable marché unique des paiements. Auteur d'un Rapport sur ce sujet, je souhaite que le Conseil des Ministres trouve rapidement une issue au blocage actuel sur ce projet de directive. L'incapacité à définir une position commune paralyse les négociations, alors que cette directive est nécessaire à la mise en œuvre du projet SEPA (Single Euro Payement Area). Malgré de nombreux trilogues, nous ne sommes pas en mesure de réaliser de véritables progrès dans les négociations faute pour le Conseil d'avoir défini une position commune. Cette directive devrait considérablement bénéficier tant aux consommateurs qu'à l'industrie. Il est urgent d'agir".

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Jean-Pierre Audy: "On ne peut que s'indigner de voir que la suspension des négociations de l'OMC sur l'agenda du développement se passe dans l'indifférence générale. C'est pourtant une question grave pour l’ensemble de la planète, et principalement pour les pays en développement. L'Union européenne serait elle aussi perdante en matière de croissance économique et d’emplois, puisque sa croissance pourrait être amputée d’environ un point, en cas d’échec des négociations OMC. Les gouvernements ont fait la preuve de leur incapacité à gérer le bien commun commercial mondial et, pire, à ne pas pouvoir aboutir sur un agenda de développement. Il faut sortir de l'impasse et, pour cela, je propose qu’une commission d’enquête parlementaire soit créée sous l’égide de la Conférence parlementaire sur l’OMC. Cette initiative parlementaire aurait pour objet d’interroger les représentants légitimes des peuples sur ce dossier et d’adresser aux exécutifs une recommandation quant au chemin à emprunter pour régler les grands désordres actuels du commerce international."


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© Députés européens UMP 2006