Clarté sur l'Europe

Aujourd’hui, les aspirations des citoyens de l'Union européenne et les attentes du monde qui l’entoure se rejoignent. Nos concitoyens demandent à l’Europe de jouer un rôle plus important dans les domaines de la défense et de la sécurité, de la politique étrangère, de l’énergie ou encore de l’environnement. Nos partenaires, qu'ils soient de grandes puissances comme les Etats-Unis, l’Inde ou la Chine, ou des ensembles de pays plus fragiles, attendent que l’Union européenne puisse accomplir davantage sur la scène internationale. Cette double attente, à la fois issue de la base démocratique de nos concitoyens et du monde extérieur, doit nous amener au constant suivant : l’Union doit impérativement se moderniser.

Le traité qui définit notre structure actuelle ne donne pas les garanties et ne permet pas les ajustements nécessaires face aux évolutions qui s’imposent; il nous faudra, d'une manière ou d'une autre, un nouveau traité; celui-ci devra pérenniser les avancées fondamentales proposées dans le projet de Constitution, et sur lesquelles règne un large consensus.

L’Union doit se réformer au niveau économique; une meilleure compétitivité passe par une coordination accrue des politiques européennes. Il faut davantage de dialogue avec la BCE ainsi qu’une harmonisation dans un certain nombre de secteurs pour pallier, par exemple, le dumping fiscal; le marché unique doit être parachevé pour permettre à notre industrie, à notre agriculture, et à nos services de profiter pleinement des libertés garanties par les traités; l’Euro, symbole économique de la puissance européenne, doit rester un objectif majeur pour ceux qui ne l’ont pas encore rejoint; la réforme du budget européen, dont la France devra délivrer le nouveau visage en 2008, devra proposer une ligne économique claire pour répondre à des objectifs précis.

Enfin, pour être un acteur global, il nous faut une Europe des projets, portée par une volonté politique claire, compréhensible et forte; nous devons provoquer, à nouveau, une réappropriation de l'Europe par ses citoyens.

Si l'Europe est plongée dans la crise actuelle, c'est notamment parce que les Européens ne savent pas ce qu'ils veulent. Ils sont partagés, certains n'ayant pour seul objectif que de parachever une zone commerciale sans barrières tarifaires, une Europe courant derrière le train de la mondialisation, avec une Union qui s'élargirait sans fin.

D'autres ont une ambition différente, une ambition politique, considérant que l'Union doit être définie dans ses frontières et dans son projet, pour s'affirmer et faire partager ses valeurs d'humanisme dans un monde déstabilisé.

Les Députés européens UMP, et la grande majorité des membres du Groupe PPE-DE, ont clairement choisi de se battre pour que la deuxième vision l'emporte, conscients du défi à relever. Nous souhaiterions que les autres partis politiques français fassent preuve de la même clarté, afin que, sur ces enjeux majeurs, nos compatriotes puissent effectuer un choix éclairé.

Dans quelques mois, nous serons tous fiers de célébrer 50 années de progrès en Europe lors de l’anniversaire du Traité de Rome. Au-delà des affinités électives européennes, des solidarités qui ont permis de faire converger un certain nombre de politiques communes pendant un demi-siècle, il nous faut aujourd’hui fédérer nos peuples et nos dirigeants autour d’un agenda politique ambitieux.

Notre famille politique doit être à l'avant garde de cette mentalité et de cette politique. Je suis fière que l'UMP, Membre du PPE, ait montré à Bruxelles, par la voix de son Président, qu'elle avait l'intention de faire partie de cette avant-garde, au service de notre grand projet collectif. Nicolas Sarkozy a donné un coup d'accélérateur à la réflexion européenne sur les moyens de sortir de l'impasse institutionnelle actuelle.

La France devra assumer la présidence de l’Union européenne au 2ème semestre 2008, et cette responsabilité demandera courage et audace politique. Le défi, pour notre candidat à l'élection présidentielle, est de montrer que nos valeurs, notre programme et nos promesses sont la réponse nécessaire non seulement aux angoisses d'une partie des électeurs, mais plus encore aux enjeux européens d'aujourd'hui.

Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

 

En bref
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Reconduction: Les Députés européens français de l'UMP ont reconduit Margie Sudre et Alain Lamassoure à la Présidence de leur Délégation au sein du Groupe du Parti Populaire Européen et des Démocrates européens (PPE-DE), le Groupe politique le plus important du Parlement européen. Margie Sudre, Conseiller Régional de la Réunion et ancien Ministre, continuera d'exercer, jusqu'aux prochaines élections européennes de 2009, la fonction de Présidente de la Délégation des 17 Députés européens UMP, et Alain Lamassoure, ancien Ministre et Secrétaire national de l'UMP en charge des Affaires européennes, celle de Président-délégué et de Porte-Parole de la Délégation.

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Financement futur: A l'occasion de la conférence interparlementaire sur le futur de l'Europe qui s'est tenue les 4 et 5 décembre à Bruxelles, Alain Lamassoure a piloté un groupe de travail mixte (Députés européens et nationaux), sur la réforme des ressources propres du budget européen. "L'éventail des opinions émises est très large, mais des points communs se dégagent, à la fois sur le diagnostic, le calendrier et quelques principes de base. Sur le diagnostic, il y a consensus sur les "très graves défauts du système de ressources actuel de l'Union et sur ses conséquences sur "l'impossibilité de financer des politiques européennes majeures". La clause de révision prévue doit donc être mise à profit pour doter l'Union européenne d'un système de financement clair, transparent, équitable et soumis à des procédures démocratiques. "Le souhait est de parvenir à un accord en 2008/2009 applicable en 2014 au plus tard", estime Alain Lamassoure. Les lignes directrices: maintien de la discipline actuelle, respect de la souveraineté fiscale des Etats, neutralité fiscale et maintien de l'ordre de grandeur du budget.

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Année du dialogue interculturel: "Intimement lié à l'ambition de la construction d'une Union européenne rapprochant les peuples, le dialogue interculturel est aujourd'hui une dimension importante de multiples politiques et instruments communautaires", a souligné Patrick Gaubert, qui a salué la décision de mettre en place l'Année européenne 2008, consacrée au dialogue interculturel. "Je souhaite que cette Année permette à tous les citoyens, notamment les jeunes, d'être sensibilisés à la nécessité du dialogue interculturel dans leur vie de tous les jours. Elle doit mettre en exergue les meilleurs pratiques en la matière, ayant notamment pour objet l'intégration des immigrants, et ce dans la continuité des actions entreprises en 2007 lors de l'Année européenne de l'égalité des chances pour tous. Aussi, la promotion du dialogue interculturel doit-elle se poursuivre durablement au sein de l'Union européenne au-delà de 2008, comme l'y invite le texte adopté".

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Recherche: Le Parlement européen a récemment débattu et s'est prononcé sur dix rapports liés au septième programme-cadre de recherche de l’Union européenne, qui couvrira la période 2007-2013. Ce programme, doté d'une enveloppe de 54 milliards d’euros, devrait pouvoir entrer en vigueur comme prévu le 1er janvier 2007. Françoise Grossetête a rappelé que la recherche ne peut se faire sans les hommes. Elle a proposé la création d'un véritable espace européen de la recherche, accompagnée de la reconnaissance de la profession de chercheur. "Pour cela, il faut simplifier les procédures d'accès aux bourses Marie Curie, favoriser une approche de la recherche davantage basée sur les objectifs de croissance et de compétitivité, notamment en favorisant les passerelles entre universités et entreprises". Françoise Grossetête souligne la nécessité de contrôler l'efficacité des aides accordées et l'utilisation des fonds publics distribués, et de promouvoir une véritable égalité homme-femme. "J'insiste sur l'importance d'accorder une attention particulière, dans le cadre des actions Marie Curie, à l'encadrement de la protection intellectuelle, à la fois pour ce qui est des résultats de la recherche et pour le chercheur individuel".

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Rapports: Patrick Gaubert a été nommé Rapporteur fictif sur le rapport relatif à la décision du Conseil sur la sécurité lors de matchs de football revêtant une dimension internationale, ainsi que Rapporteur fictif sur le rapport relatif à la communication de la Commission sur les priorités d’action en matière de lutte contre l’immigration clandestine de ressortissants de pays tiers (commission des libertés civiles).


 
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L'Europe se dote d'un Fonds d'aide à la mondialisation

Alors que le secteur automobile annonce d'importantes restructurations, le Parlement européen vient d'adopter le rapport de Roselyne Bachelot-Narquin, sur la création du nouveau Fonds européen qui prévoit d'aider financièrement les salariés ayant perdu leur emploi suite à des "modifications majeures de l'économie causées par la mondialisation". Ce Fonds européen devrait pouvoir être opérationnel dès le début de 2007.

Il vise à aider des salariés ayant perdu leur emploi suite à un choc économique lié à un changement dans la structure du commerce international. Il n'y a aucune forme d'aide prévue via ce fonds pour aider des entreprises en difficulté: seules des personnes physiques en sont destinataires. Ce projet est évidemment l'une des conséquences du débat sur la politique sociale européenne. Il trouve néanmoins aussi sa place dans la stratégie de croissance et d'emploi de l'Union, puisque l'Europe doit tout faire pour maintenir sur le marché du travail des travailleurs proches de l'âge de la retraite et éprouvant des difficultés à se reconvertir. Ce sont souvent ces anciens salariés qui sont touchés par l'effondrement d'un secteur économique et qui sont ensuite condamnés à subir une préretraite ou un chômage de longue durée.

Quatre principes guident ce Fonds:

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Premier principe: la valeur ajoutée européenne.

Il ne s'agit aucunement de se substituer aux Etats pour faire du traitement social de sinistres industriels. Les interventions du Fonds seront ciblées sur des cas emblématiques de sinistres sociaux de dimension européenne suite à un changement dans la structure du commerce international.
 
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Deuxième principe: la responsabilité.

L'Union européenne, compétente pour les négociations commerciales internationales, assume ainsi les conséquences potentielles de ses choix stratégiques. Elle doit assumer les éléments positifs de la mondialisation, mais aussi prendre en compte les effets potentiellement négatifs.
 
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Troisième principe: la justice.

Justice pour les salariés touchés, mais aussi entre les territoires, car tous les Etats sont concernés. La Rapporteur a refusé la discrimination à l'encontre des petits marchés du travail, qui seront désormais éligibles.
 
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Quatrième principe: l'efficacité.

Les mesures passives de protection sociale ont été prohibées. Les mesures éligibles sont des mesures actives visant à réinsérer des travailleurs, notamment les travailleurs âgés. L'efficacité, c'est également le contrôle et l'évaluation du processus, sur lesquels le Parlement européen a fortement pesé. L'objectif est de doter l'Europe d'un instrument similaire à celui qui existe aux USA avec le "Trade Adjustement Act" qui a aidé l'année dernière 170 000 salariés, dont plus de 75% ont retrouvé un emploi de longue durée.

Roselyne Bachelot-Narquin a fait observer que beaucoup soutiennent l'idée du Fonds, mais regrettent le manque de crédits mis à sa disposition. Elle a précisé à cet égard qu'il s'agit d'une démarche expérimentale, qui sera analysée, puis affinée et complétée. "Cette démarche expérimentale constituera la première étape vers l'établissement d'une véritable stratégie globale de l'Europe dans la mondialisation. Cette stratégie aujourd'hui n'existe pas, et l'Europe ne pouvait demeurer plus longtemps le seul acteur stratégique commercial du monde à se passer d'une telle feuille de route".

Pour en savoir plus :

Les employés de Volkswagen Forest doivent bénéficier du Fonds européen de mondialisation - Roselyne Bachelot-Narquin

Un fonds pour aider les victimes des restructurations à trouver un nouvel emploi
Le dossier du Parlement européen

Le Rapport de Roselyne Bachelot-Narquin
   
 
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Pas de nouvel élargissement sans projet politique

"L'élargissement n'est pas une fin en soi. C'est un moyen de construire le projet politique de l'Europe", a déclaré Jacques Toubon, à la veille du Conseil européen qui a confirmé cette stratégie.

Le Parlement européen a débattu mercredi 13 décembre 2006 de la stratégie de l'Union européenne sur les élargissements et de la capacité d'intégration européenne. J'espère que sur ce sujet, nous allons sortir des faux-semblants et arrêter la fuite en avant", a déclaré Jacques Toubon.

En adoptant un rapport sur la capacité d'intégration, le Parlement a confirmé que la priorité doit être donnée au projet politique, la réforme des institutions ne suffisant pas à elle seule, et le démantèlement des politiques communes n'étant pas le prix à payer pour les élargissements. "Au total, la capacité d'intégration, si elle n'est pas un critère d'adhésion, est une condition pour rendre effective une adhésion, tous les Conseils européens l'ont affirmé. Dans l'immédiat, nous affirmons qu'il n'y a pas de nouvel élargissement sans réforme des mécanismes de décisions, sans nouvelles ressources, sans une vraie représentation de l'Union. C'est la conclusion évidente à tirer de la confrontation dramatique entre l'entrée des 12 nouveaux Etats membres, qui est une réussite, et le Traité de Nice, qui est totalement insuffisant. Cette nouvelle lucidité doit s'appliquer à la Turquie".

Jacques Toubon s'interroge: "le Conseil des Ministres, qui vient de prendre en compte le droit incontestable de Chypre, semble avoir réagi. Mais ne serait-ce pas qu'une mystification diplomatique? La suspension de huit chapitres de négociations risque en effet d'être inopérante et sans effet sur la Turquie. L'Union européenne n'a pas vocation à intégrer la Turquie mais doit nouer avec ce pays essentiel à l'Europe et au monde un partenariat privilégié. Arrêtons de faire semblant ! C'est de l'intérêt de la Turquie comme de l'Union européenne. Les limites de l'Europe existent. Les élargissements sont positifs s'ils contribuent au renforcement du projet de l'Union. Il faut y renoncer si l'Union européenne doit être affaiblie ou ralentie quand elle s'élargit".

Les Députés européens de l'UMP, aujourd'hui et demain, continueront à combattre l'illusion et le conformisme, à dire la vérité à nos concitoyens et à construire des relations lucides et franches avec nos voisins, nos alliés et nos partenaires.

Pour en savoir plus :

Appel à la prudence pour les futurs élargissements: le débat du Parlement européen

Les Rapports du Parlement européen sur la stratégie de l'élargissement et sur la capacité d'intégration de l'Union européenne

Les conclusions du Conseil européen des 14 et 15 décembre 2006 à Bruxelles
   
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Télévision sans frontières

Le Parlement appuie la proposition de révision des règles de publicité des chaînes de télévision en Europe, y compris une nouvelle approche pour le placement des produits qui sera bientôt légal dans l'Union, bien que soumis à des limitations. Les Députés européens ont également élargi la portée de la directive en incluant tous les nouveaux médias audiovisuels. Il a accepté d'autoriser des coupures publicitaires dans les films et autres programmes télévisés toutes les 30 minutes.

En adoptant en première lecture le rapport de codécision de Ruth Hieronymi, le Parlement européen a également approuvé des mécanismes permettant aux Etats Membres d'adopter des règles plus strictes - mais dûment justifiées - en vue de lutter contre les abus des fournisseurs de services basés dans d'autres pays de l'UE. Plusieurs amendements portant sur les questions d'éthique ou d'équité ainsi que sur les définitions ont été également adoptés.

La proposition de la Commission a pour objectif de créer les conditions d'une concurrence équitable entre diffuseurs publics et privés et producteurs indépendants. Elle vise aussi à augmenter la portée des dispositions européennes pour y inclure les nouveaux médias comme la vidéo sur Internet.

Au nom des Députés européens UMP, Marie-Hélène Descamps et Jacques Toubon ont favorablement accueilli cette décision, mais ont regretté certaines dispositions contenues dans ce texte, qui ne vont pas dans le sens de la défense des créateurs et des valeurs européennes.

"Nous nous félicitons du texte voté par le Parlement européen, qui améliore la proposition originale de la Commission sur deux points essentiels : l'extension du champ d'application de la directive aux nouveaux médias sans aucune ambigüité et la concrétisation de la promotion des œuvres audiovisuelles européennes. Ces deux points représentent pour la France la garantie que les médias audiovisuels traditionnels et numériques peuvent se développer de manière compétitive tout en assurant la diversité culturelle qui constitue l'identité de l'Europe".

Les Euro-Députés UMP regrettent cependant que la possibilité pour un Etat d'empêcher la diffusion d'un média qui contrevient aux règles de la directive soit trop strictement encadrée et que les coupures publicitaires puissent à l'avenir intervenir toutes les trente minutes. "Ce sont deux questions où nous espérons que le Conseil pourra se rapprocher des positions que nous défendons en faveur des créateurs et des valeurs européennes communes", ont conclu Marie-Hélène Descamps et Jacques Toubon.

Pour en savoir plus :

Nouvelle règlementation pour les films publicitaires et le placement des produits à la télévision: la position du Parlement européen

Le Rapport du Parlement européen
   

L'Europe vous concerne
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Le nouveau Programme culture européen lance plusieurs appels à propositions pour le soutien à des actions culturelles ou pour soutenir des organismes culturels européens et, enfin, pour le Prix européen annuel du Patrimoine culturel (date limite: 28 février 2007).

Plus d'informations
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Le nouveau Fonds Européen d’ajustement à la mondialisation fonctionnera dès le 1er janvier 2007. Les travailleurs licenciés en raison de la libéralisation des échanges devraient bientôt percevoir des aides. Le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) consacrera jusqu'à 500 millions d'euros par an pour aider les chômeurs à retrouver un emploi. Le FEM viendra en aide aux travailleurs licenciés en finançant des services personnalisés tels que des services d'orientation professionnelle, de reclassement, de formation et d'aide à la création d'activités indépendantes. Il ne financera pas par contre de mesures de protection sociale passives telles que des prestations de chômage. Afin de bénéficier de ce financement, les États membres de l'UE devront prouver que les pertes d'emplois sont directement liées aux mutations structurelles du commerce mondial. Ce peut être le cas lorsqu'une entreprise délocalise ses activités dans un pays non membre de l'UE pour des raisons économiques ou en cas d'augmentation massive des importations. L'aide ne sera pas versée aux entreprises ou aux pouvoirs locaux, mais aux personnes concernées. Entre 35 000 et 50 000 travailleurs européens pourront en bénéficier chaque année.


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© Députés européens UMP 2006


 
Polémiques
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L'Europe à nouveau populaire: "Lors de sa récente venue à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a suscité l'enthousiasme de ses partenaires: tous ont apprécié que, pour la première fois, un candidat à l'élection présidentielle place l'Europe au coeur du débat, en formulant des propositions concrètes pour relancer l'Europe", a déclaré Françoise Grossetête lors du deuxième "Forum de l'Union" qui se tenait à Lyon le 15 décembre dernier. "Une chose est certaine: nous ne pourrons pas faire voter les Français et les Néerlandais, une deuxième fois, sur un texte identique à celui du référendum. L'Europe ne peut susciter que des déceptions si elle ne s'en tient qu'à de grands discours. Les Européens veulent une Europe plus démocratique, plus transparente, plus solidaire, qui ne se mêle pas de tout et qui agit quand son action représente une réelle valeur ajoutée. Sur le terrain, les citoyens font part de leurs attentes fortes en matière de sécurité. Il est inutile de rappeler la valeur ajoutée de l'échelon européen pour toutes les questions essentielles que sont l'environnement et le changement climatique, les transports, la santé publique ou la sécurité alimentaire. Sachons rendre l'Europe à nouveau populaire, à la veille de ses 50 ans "

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PME et OMC: Dominique Vlasto s'étonne de l'absence d'une stratégie européenne en faveur de l'accès des petites entreprises aux marchés publics, et dénonce l'attitude de nos partenaires américains et canadiens, dans le cadre de la renégociation de l'accord sur les marchés publics à l'OMC. Cet accord permet aux 36 signataires, dont les 25 Etats membres de l'Union européenne, d'accéder aux marchés publics de leurs partenaires. " Pour autant certains de ces partenaires ne jouent pas le jeu. Je veux parler en particulier des Etats-Unis et du Canada qui excluent du champ d'application de l'accord, par des dispositions nationales, les marchés publics qu'ils réservent à leurs PME, alors même que les PME de ces pays peuvent se porter candidates aux marchés publics des 25 Etats membres " a dénoncé Dominique Vlasto. Soulignant que les Etats-Unis ont adopté dès 1953 un "Small Business Act" qui protège leurs PME, elle a défendu la mise en place d'un mécanisme similaire pour les 23 millions de PME européennes, rappelant ainsi qu'il n'était " pas acceptable que les progrès accomplis dans les relations transatlantiques aillent systématiquement dans le même sens ".

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Le PS français isolé: "Comme la quasi-totalité des partis socialistes européens, et comme le PS français, Mme Royal était favorable au projet de Constitution européenne, jusqu'à ce que les sympathisants de la gauche française votent majoritairement contre. Plus qu'à un isolement de la France, nous assistons à un isolement du PS français vis à vis de l'ensemble de ses partenaires politiques européens", a constaté Margie Sudre. "Pour la candidate socialiste française, le traité constitutionnel est "caduc", et "il faut changer de méthode", à ceci près qu'elle propose, à l'horizon 2008, de lancer une convention chargée de rédiger le texte de la réforme institutionnelle : autant dire rééditer le processus déjà mis en œuvre, avec la probabilité non-négligeable d'aboutir à un résultat comparable..."


Paroles de députés
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Patrick Gaubert: "Nous sommes tous bouleversés par les tragédies humaines qui se déroulent à Lampedusa, aux Iles Canaries, à Malte et aux autres frontières de l'Europe. Au nom de nos valeurs européennes, il faut tout faire pour éviter que des milliers de personnes continuent à risquer leur vie pour venir chez nous. Les clandestins sont prêts à tout pour subvenir aux besoins vitaux de leur famille. Eriger des murs, creuser des fossés ou installer des fils barbelés ne sert à rien. Nous devons réfléchir ensemble aux actions prioritaires que l'Europe doit mettre en oeuvre en matière de lutte contre l'immigration clandestine. Nous devons sortir du discours incantatoire pour agir. Plusieurs points proposés par la Commission européenne me semblent essentiels: aborder la question de l'immigration clandestine dans le cadre d'une approche globale, utiliser efficacement le futur Fonds pour les frontières extérieures afin de renforcer encore la sécurité à nos frontières, sévèrement sanctionner les employeurs de clandestins, et enfin développer les politiques de retour: l'efficacité et la crédibilité de ces mesures dépendent de la conclusion d'accords de réadmission avec les pays d'origine".

Toute l'intervention de Patrick Gaubert

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Margie Sudre: "La Commission européenne propose de remplacer le système actuel d'aide compensatoire aux producteurs de bananes par un soutien intégré dans les Programmes d'option spécifique à l'éloignement et à l'insularité (POSEI), permettant ainsi aux Etats membres concernés de prévoir des mesures spécifiques à chacune de ces régions. Or, la culture de la banane est un élément structurant de l'économie de 4 des 7 régions ultrapériphériques, du fait de l'importance du débouché que constitue le marché de l'Union européenne, et de l'exceptionnel besoin de main d'œuvre qu'elle nécessite. Notre Parlement doit s'assurer que le soutien proposé est fixé à un niveau suffisant, et tient compte de l'évolution possible du tarif, dans le contexte des négociations à l'OMC. Pour faire face à une éventuelle dégradation des revenus des producteurs, il est indispensable de prévoir une clause de révision automatique. En outre, il est impératif de rétablir le système actuel d'avances financières, indispensable à l'activité de la filière".

En savoir plus

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Jean-Paul Gauzès: "La Convention de La Haye relative aux titres intermédiés, qui vise en particulier à déterminer la loi applicable aux droits patrimoniaux résultant de l'inscription de titres financiers détenus par un intermédiaire, est loin de faire l'unanimité au sein de l'Union européenne. Tout d'abord, cette Convention retient l'autonomie de la volonté de l'investisseur et de son intermédiaire pour la désignation de la loi à laquelle ils entendent être rattachés en cas de litige. Ceci est contraire au droit en vigueur dans la plupart des pays d'Europe, qui retient le lieu de domiciliation du compte titres comme élément pertinent pour décider de la loi applicable. Ensuite, compte tenu de l'importance des établissements américains actifs dans ce domaine, on peut craindre que le choix de la loi américaine devienne désormais la règle contractuelle, ce qui ne va pas sans susciter un certain nombre de conséquences négatives. Enfin, les dispositions de la convention sont de nature à faire échec aux dispositifs anti-blanchiment car ils reposent sur le principe du rattachement territorial. La Commission estime que l'adhésion à la Convention de La Haye sur les titres détenus par un intermédiaire était au point mort: notre souhait c'est qu'elle y reste!"

Plus d'informations

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Françoise Grossetête: "Je salue le gros effort accompli par la Commission européenne pour mettre en oeuvre des projets concrets en faveur de la communauté chypriote-turque, conformément à la décision de l'Union européenne de contribuer à la sortie de l'isolement de cette population. 259 millions d'euros ont été débloqués par le Conseil à cet effet, à engager dans les trois années à venir. Il appartient désormais à cette communauté de saisir la chance qui lui est ainsi offerte, et à ses associations et ONG de se mobiliser en proposant des projets concrets visant à encourager le dialogue entre les deux communautés de l'île". Le communiqué de presse de Françoise Grossetête, Coordinatrice du Groupe de contact du Parlement européen pour les relations avec la communauté Chypriote-turque du Nord de Chypre, à l'issue de la 3e visite de travail du Groupe.

En savoir plus

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Marie-Hélène Descamps: "La coopération entre l'Union européenne et les Etats-Unis dans le domaine de l’éducation et de la formation n'est pas nouvelle: elle remonte à la Déclaration Transatlantique de 1990. Après deux ans d'essai, un premier accord de coopération fut signé en 1995 puis reconduit en 2000 pour une période de 5 ans. Ces programmes ont permis la création de 107 consortiums transatlantiques, rassemblant plus de 700 établissements. Plus de 4000 étudiants européens et américains ont bénéficié de ces échanges. La plupart des Etats membres de l'Union y participent, et notamment la Finlande, le Royaume-Uni, la Belgique, l'Italie, la France, l'Allemagne et l'Espagne. Tenant compte de l’expérience acquise, un nouvel accord a été négocié pour réactiver notre coopération suspendue depuis 2005 par les Etats-Unis, pour des raisons budgétaires. Il vise principalement à promouvoir la compréhension mutuelle entre nos citoyens, par une connaissance plus large de leurs langues, de leurs cultures et de leurs institutions respectives. Il tend aussi à renforcer l'ouverture et la compétitivité de nos systèmes d'enseignement supérieur et à améliorer la qualité de la valorisation des ressources humaines de part et d’autre de l’Atlantique".

Intégralité de l'intervention de Marie-Hélène Descamps lors du 62e Dialogue législatif transatlantique (Charleston et Washington, 1/5 décembre 2006)