 |
 |
 |
 |
| Février
2007 |
 |
 |
 |
Le
mot de la présidente:
Europe et globalisation |
 |
 |
 |
Focus:
Viticulture: non à
la casse sociale |
 |
 |
 |
Les
débats européens
- Pour une chasse durable
- Gestion des déchets: un cadre
européen clair |
 |
 |
 |
Polémiques |
 |
 |
 |
Paroles
de Députés |
 |
 |
 |
En
bref |
 |
 |
 |
L’Europe
vous concerne |
 |
 |
|
|
|
 |
 |
 |
|
Europe
et globalisation
La stratégie
de Lisbonne est la réponse
de l'Europe aux défis de la
mondialisation. Les efforts
consentis par la Commission et par
les Etats membres pour relancer et
clarifier cette stratégie doivent
dorénavant porter leurs
fruits en termes de croissance et
d'emploi. Le Conseil européen
des 8 et 9 mars prochains doit réaffirmer
que la solution à nos difficultés
économiques passe largement
par une meilleure application de la
stratégie de Lisbonne, incluant
des dépenses publiques
productives au service de l'investissement,
de la recherche & développement,
de l'énergie et de l'environnement.
La conjonction de réformes
économiques, sociales et environnementales,
aux niveaux national et européen,
est le seul moyen d'atteindre
nos objectifs communs d'amélioration
de la compétitivité
et de création d'emplois
plus nombreux et de meilleure qualité.
Le Conseil européen de mars
va également adopter un "Plan
d'action énergétique"
destiné à garantir sécurité
d'approvisionnement, compétitivité
et respect de l'environnement.
Je tiens cependant à attirer
l'attention sur l'impact potentiel
des ambitieux objectifs de réduction
des émissions de gaz à
effet de serre pour 2020
envisagés par la Commission.
Si le but est louable, il faut néanmoins
veiller à ce qu'un équilibre
soit trouvé pour concilier
principes écologiques et maintien
de la compétitivité
de nos entreprises.
Je soutiens la présidence allemande
et la Commission dans leur plaidoyer
en faveur de l'initiative "mieux
légiférer". L'Europe
a souvent voulu trop règlementer,
sur tout et parfois n'importe quoi
! L'Union n'a pas vocation à
se mêler de tout. En
revanche, elle doit faire mieux sur
les politiques qui requièrent
un niveau de décision au moins
européen, et qui représentent
une véritable valeur ajoutée
européenne : l'énergie,
le climat, la sécurité,
l'immigration, pour ne citer que celles-ci.
Il est temps aujourd'hui pour
l'Union de se concentrer sur l'essentiel,
en respectant le principe de subsidiarité,
et en répondant aux attentes
de nos concitoyens.
Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés
européens UMP
|
| |
|
|
 |
 |
 |
| > |
Viticulture:
non à la casse sociale
Douche
froide pour la Commission européenne
lors du débat sur la réforme
du secteur du vin, en session
plénière du Parlement
européen de février:
les mots « héritage »
et « fierté nationale
» furent les plus utilisés
par les Députés pour
évoquer le vin européen.
Alors que la Commission invitait
à des réformes radicales
pour rendre ce secteur en crise plus
compétitif, elle va devoir
"mettre de l’eau dans son
vin". Les Députés
européens préfèrent
protéger le vin européen
et le promouvoir dans le monde entier.
Christine
de Veyrac a dénoncé
le projet d'arrachage massif des vignes,
"véritable plan de casse
sociale" de la viticulture européenne.
"Dans un contexte de crise (et
de baisse des revenus), la Commission
propose de résorber la surproduction
par la baisse de la production européenne...
alors même que les importations
viticoles augmentent ! Ceci revient
à utiliser la viticulture européenne
comme variable d'ajustement du marché
! C'est inacceptable !"
Christine de Veyrac a défendu
l'arrachage des vignes sur une base
volontaire, ainsi que l'arrachage
temporaire. Elle a également
critiqué l'idée de supprimer
la distillation, qui "constitue
un mécanisme de régulation
du marché", avant d'apporter
son soutien au maintien de la structure
actuelle du budget viticole, se déclarant
notamment "opposée à
tout transfert de crédits du
1er au 2ème pilier de la PAC,
qui se traduirait inévitablement
par un transfert de crédits
vers le développement rural".
Pour
sa part, Françoise
Grossetête a elle aussi
partagé les inquiétudes
qui se sont exprimées sur les
conséquences d'une politique
d'arrachage massif. Elle pense que
l'on risque ainsi de voir se développer
les friches, avec une augmentation
des risques d'incendie et une détérioration
des paysages.
"Le vin a une dimension
culturelle, et pas seulement économique.
Encore faut-il que l’autorisation
d’importations de matières
premières (raisins, moûts
et vins de pays tiers) ne menace pas
l’équilibre des marchés
viticoles européens et la qualité
des produits communautaires".
Pour en savoir plus
:
|
| |
|
|
|
| |
 |
 |
 |
| > |
Pour
une chasse durable
Co-présidente
de l'Intergroupe "Chasse durable et
biodiversité" du Parlement européen,
Véronique Mathieu s'est toujours
mobilisée pour défendre les
intérêts des 7 millions de
chasseurs d'Europe, et plus particulièrement
des 1,4 millions de chasseurs français,
dont elle fait partie depuis de nombreuses
années.
A l'heure où le pacte écologique
vient d'être signé en France,
l'Intergroupe chasse a eu pour mission,
dès le mois de novembre 2006, d'élaborer
un plan d'action stratégique pour
une chasse durable, respectueuse des espèces
et des espaces.
Véronique
Mathieu a organisé et présidé,
mercredi 8 février au Parlement à
Bruxelles, un colloque sur les actions des
fondations issues du monde de la chasse
en Europe. Elle a souligné les améliorations
en matière de gestion écologique
des territoires par le monde rural,
et tous les participants se sont accordés
pour faire des chasseurs des acteurs
clefs de la protection de la nature.
Le cadre européen offre un
niveau privilégié pour les
chasseurs, en matière de communication
et d'échanges de bonnes pratiques.
Réciproquement, l'Union européenne
a besoin des chasseurs, en tant
qu'acteurs de terrain et véritables
observateurs permanents de la nature, seuls
capables de surveiller efficacement les
risques d'épidémie, comme
on le constate actuellement avec la grippe
aviaire.
Véronique Mathieu
a joué un rôle déterminant
dans la réussite de ce dialogue,
prouvant ainsi que le Parlement européen
ne se préoccupe plus de la chasse
par incidence, mais qu'au contraire il
existe bien un projet ambitieux de chasse
durable et respectueuse de la biodiversité.
|
| |
|
 |
 |
| > |
Gestion
des déchets: un cadre européen
clair
L’humanité
s’accroît, et avec elle les
déchets qu’elle produit. En
Europe, chaque personne produit en moyenne
3,5 tonnes de déchets par an, que
ce soient des déchets ménagers,
industriels, miniers, de construction ou
de démolition. En dix ans,
cette production a augmenté de 460
kg par personne, et continue de croître.
Comment gérer nos déchets
avant qu’ils ne nous enfouissent ?
Le Parlement européen a débattu
de ce problème environnemental et
sanitaire majeur, dont les enjeux sont globaux.
Françoise
Grossetête, spécialiste
de l'environnement, s'est réjouie
de l'adoption d'une hiérarchie à
5 niveaux des modes de gestion des déchets:
prévention (notamment des déchets
dangereux), réutilisation, recyclage,
opération de valorisation et enfin
élimination. "Le recyclage est
une bonne solution, c'est même la
solution idéale, chaque fois que
cela est possible et qu'il existe un marché
des produits qui en sont issus".
"Pour ce qui est de la valorisation
énergétique, je regrette cependant
que le Parlement européen n'ait pas
voulu introduire un critère d'efficacité
énergétique permettant dans
certains cas pour les incinérateurs
de valoriser certains déchets. Le
déchet peut en effet dans certains
cas constituer une ressource énergétique
intéressante", a souligné
Françoise Grossetête.
Quant
à Ambroise Guellec, il a
rappelé que nous avons besoin d'un
cadre européen clair, qui réponde
au grand défi d'une gestion responsable
des déchets. La nouvelle stratégie
européenne doit permettre
d'envisager chaque déchet
non seulement comme une source de pollution
à réduire mais également
comme une ressource potentielle à
exploiter.
Pour en savoir plus :
|
| |
|
|
| > |
Europe: de
Royal à Bayrou: pour
Alain Lamassoure,
ce dont l'Europe en crise a
besoin aujourd'hui, ce n'est
pas d'incantations, mais de
propositions concrètes,
urgentes et immédiatement
applicables. "Ségolène
Royal et François Bayrou
évoquent un nouveau traité
constitutionnel, rédigé
sur des bases nouvelles, et
soumis à un nouveau référendum.
Sauf que chacun a en tête
un texte différent, et
que cette solution est écartée
par la quasi-totalité
de nos partenaires européens:
par la Présidence allemande,
par les dix-huit pays qui ont
ratifié le projet initial
et par ceux qui ne se sont pas
encore prononcés. Alors
que tous veulent relancer l'Europe
aujourd'hui en panne. Pour sortir
l'Europe de sa paralysie, de
deux choses l'une. Ou bien,
on prépare un nouveau
traité ordinaire, pour
pouvoir enfin travailler à
27. Il n'y a aucune raison de
le soumettre à référendum,
ni en France, ni ailleurs. Ou
bien on veut refaire un vrai
projet de Constitution. Et il
n'y a aucune raison de ne pas
le soumettre à référendum,
ni en France, ni ailleurs". |
|
 |
|
|
 |
| > |
Jean-Pierre Audy:
"Je défends les petites
et moyennes entreprises européennes
qui souffrent, à l'échelle
internationale, d'une situation déséquilibrée.
Nous devons leur permettre un accès
préférentiel aux marchés
publics et favoriser leur positionnement
sur ce type de marché. Je suis
satisfait de l'initiative française,
partagée par un certain nombre
d'Etats membres, d'obtenir une dérogation
à l'accord sur les marchés
publics dont la renégociation
est actuellement en cours à
l’OMC. Il ne s'agit pas d'un
retour au protectionnisme, mais bien
au contraire d'une réelle ouverture
des marchés. Il est anormal
que des pays tels que les Etats-Unis,
le Japon, le Canada et d'autres disposent
de telles dérogations en faveur
de leurs PME et que l'Union européenne
laisse perdurer ce déséquilibre
en sa défaveur. Après
avoir construit le marché intérieur
avec la logique de la concurrence
en s’intéressant aux
consommateurs, l’Union européenne
doit s’intéresser aux
producteurs en général
et aux petites et moyennes entreprises,
en particulier dans la logique de
l’économie sociale de
marché. Nous devons obtenir
un "Small business act"
à l’européenne."
|
|
 |
 |
| > |
Jean-Paul Gauzès:
"Lors de ma visite à Berlin,
en novembre dernier, j'ai attiré
l'attention de la Présidence
allemande sur le projet de directive
services de paiement, en cours d'examen
par le Conseil des Ministres. Le parlement
europeen s'est deja prononce sur ce
sujet et l'industrie a besoin de connaître
le régime juridique qui doit
désormais s'appliquer aux paiements
et des investissements importants
sont à réaliser pour
la mise en œuvre. La Commission
européenne partage l'avis du
Parlement européen sur les
points essentiels du projet de directive.
S'agissant des établissements
de paiement, je souligne que le Parlement
est attaché à la sécurité
des transactions pour la protection
des consommateurs et au respect d'une
concurrence loyale entre les établissements
de crédit et les nouveaux intervenants.
Ce qui signifie d'une part un contrôle
proportionné et d'autre part
l'absence de faculté d'octroi
de crédits non liés
à des opérations de
paiement".
|
|
 |
|
 |
| > |
Pflimlin, un visionnaire
de l'Europe: Joseph
Daul, Député
européen et Président
du Groupe PPE-DE, s'est incliné
le 5 février sur la tombe de
Pierre Pflimlin, ancien Président
du Parlement européen, ancien
Député européen
et ancien Maire de Strasbourg, à
l'occasion de l'ouverture de l'année
du Centenaire de sa naissance. "Pierre
Pflimlin avait une vision pour l'Europe.
Il s'était depuis toujours
engagé pour lui donner une
dimension politique dans laquelle
les questions de défense et
de sécurité devaient,
à ses yeux, jouer un rôle
primordial. Il a incontestablement
été l'une des plus éminentes
personnalités de notre institution
et notre groupe politique l'a honoré
comme un des grands leaders de la
démocratie chrétienne
en France et en Europe". |
|
 |
 |
| > |
Darfour: "Depuis
le déclenchement des hostilités,
en février 2003, le Darfour,
l'une des régions les plus
pauvres du Soudan, est le théâtre
d'une crise humanitaire sans précédent",
a souligné Patrick
Gaubert. "Quatre années
de supplices et de souffrance pour
le peuple du Darfour, quatre résolutions
du Parlement européen pour
marquer notre indignation, mais la
situation demeure extrêmement
préoccupante. Aujourd'hui encore,
notre Parlement demande à toutes
les parties concernées de prendre
leurs responsabilités, et de
déterminer une date pour le
déploiement d'une force de
maintien de la paix sous mandat de
l'ONU, pour sécuriser les corridors
humanitaires et atténuer la
détresse de la population.
Face à l'urgence de la situation
cependant, l'Europe ne peut se contenter
de réitérer des demandes.
Il en va de notre responsabilité
et de notre crédibilité:
l'Europe ne peut plus se contenter
d'observer, elle doit agir".
En
savoir plus
|
|
 |
|
|
|
|
|