 |
 |
 |
 |
| Avril
2008 |
|
|
|
 |
 |
 |
|
Renforcer la sécurité alimentaire en Europe et dans le monde
Nous sommes tous très préoccupés par la pénurie alimentaire qui affecte nombre de pays pauvres dans le monde, mais aussi par la hausse importante du coût du panier du consommateur en Europe. Je salue le déblocage de fonds au profit du Programme alimentaire mondial pour répondre aux populations qui ont faim.
C'est en réalité l'agriculture mondiale qui doit faire l'objet de réformes structurelles profondes, concernant la place que nous voulons accorder à l'alimentation et à l'agriculture dans l'économie mondiale et européenne. Aujourd'hui, l'Europe prend soudain conscience qu'elle a plus que jamais besoin de l'agriculture pour assurer sa sécurité alimentaire.
Pour répondre à la demande accrue des économies émergentes, il faut promouvoir le développement agricole de ces pays. Leur défi majeur est celui de l'autosuffisance alimentaire. Il faut donc les aider à établir une agriculture économiquement viable.
Le gel de la production en Europe n'est plus adapté. En cas de crise, nos stocks de céréales seraient épuisés en un mois, et les importations ne seraient pas suffisantes, dans la mesure où nombre de pays tiers tendent à réserver leur production à leur marché domestique.
Beaucoup considèrent les agro-carburants comme responsables de la crise alimentaire actuelle. Or, ils ne représentent que 2% de la production agricole de l'Union. L'Europe doit rester dans la course pour maintenir sa recherche et développer l'agrochimie. Continuons donc à explorer les différentes pistes offertes, et maintenons une production très restreinte d'agro-carburants, destinée à la recherche sur la seconde génération.
Il nous faudra recourir à des variétés résistantes aux nouvelles donnes du changement climatique ainsi qu'à la raréfaction des ressources en eau. Pour cela, nous devons investir dans la recherche agronomique. Et, ne nous voilons pas la face, nous devrons réfléchir, de manière réaliste et responsable, à la question des OGM.
Le bilan de santé de la PAC est un moment idéal pour lancer un vrai débat sur la politique agricole et alimentaire de l'Europe. Souvenons-nous que les Etats-Unis "sanctuarisent" deux de leurs politiques : la défense et la sécurité alimentaire. Personne ne peut y toucher.
L'Europe doit trouver des solutions en collaboration avec la Banque mondiale, le FMI et, bien sûr, l'OMC, afin de limiter les effets néfastes de la spéculation financière: alors que les populations crient famine, certains pays disposent de stocks considérables, dont ils continuent à limiter les exportations. Les spéculateurs mondiaux jouent avec la vie des populations: il faut tout faire pour casser ces phénomènes et fluidifier les échanges.
Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés
européens UMP
|
| |
|
|
 |
 |
 |
| > |
L'Europe, les JO et le Tibet
Préoccupés par les événements survenus à Lhassa, capitale du Tibet, depuis le 10 mars dernier, les Députés européens ont adopté à une large majorité une résolution qui condamne "la répression brutale des manifestants tibétains par les forces de sécurité chinoises et tous les actes de violence, quelle que soit leur origine". Ils appellent le gouvernement chinois à "garantir des soins médicaux adéquats aux tibétains blessés, ainsi qu'une assistance juridique pour ceux qui ont été arrêtés".
Ils demandent également "la libération immédiate de tous ceux qui ont manifesté pacifiquement et qui, en cela, n'ont fait qu'exercer leur droit légitime à la liberté d'expression". Et appellent à l'ouverture, sous l'égide des Nations Unies, d'une enquête indépendante sur les récentes émeutes et sur la répression.
Concernant le rôle de l'Union européenne, les Euro-Députés demandent à la Présidence de l'Union de "s'efforcer de dégager une position européenne commune en ce qui concerne la participation des Chefs d'Etat et de Gouvernement ainsi que du Haut Représentant de l'Union à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques", tout en maintenant l’option du boycott au cas où le dialogue entre les autorités chinoises et Sa Sainteté le Dalaï Lama ne serait pas repris. Enfin, les Députés insistent pour que le Conseil nomme un envoyé spécial pour les questions tibétaines, afin de faciliter le dialogue entre les deux parties.
Critiquant le traitement souvent discriminatoire envers les minorités ethniques chinoises qui n’appartiennent pas au groupe Han, les députés demandent à la Chine d'honorer les « engagements publics qu'elle a pris en ce qui concerne les droits de l'homme et des minorités, la démocratie et l'État de droit et dont le Comité international olympique (CIO) a fait part lorsqu'il a décidé d'autoriser ce pays à organiser les Jeux ».
Ils prient également la Chine de ne pas abuser de la tenue des Jeux olympiques de 2008 en arrêtant des dissidents, des journalistes et des militants des droits de l'homme en vue d'empêcher les manifestations et les rapports que les autorités considèrent embarrassants. De la même manière, le pays est appelé à ouvrir le Tibet aux médias et diplomates étrangers, et en particulier aux représentants de l'Union. Pour les députés, il faut immédiatement stopper la censure et le blocage des sites web d'information basés à l'étranger, ainsi que libérer "l’ensemble des journalistes, des internautes et des cyberdissidents détenus en Chine pour avoir exercé leur droit à l'information".
Dans ce contexte, les députés appellent à la libération immédiate du défenseur des droits de l'homme Hu Jia, condamné à trois ans et demi de prison pour subversion.
Patrick Gaubert s'est félicité de l'adoption de cette résolution, qui appelle aussi la Chine à respecter les engagements publics qu'elle a pris en ce qui concerne les droits de l'homme et des minorités.
Patrick Gaubert juge essentielle la demande à la Présidence en exercice de l'Union de dégager une position européenne commune en ce qui concerne la présence de ses représentants à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques et de prévoir son boycottage au cas où le dialogue ne reprendrait pas entre les autorités chinoises et Sa Sainteté le Dalaï Lama. "Il en va de la crédibilité de l'Union européenne à s'affirmer sur la scène internationale en matière de protection des droits de l'homme", a déclaré Patrick Gaubert.
Pour en savoir plus :
|
|
| |
|
|
|
| |
 |
 |
 |
| > |
Un agenda européen pour la culture
Considérant le secteur culturel européen comme une dimension essentielle de la Stratégie de Lisbonne, les Députés européens demandent que des efforts supplémentaires soient fournis pour s'assurer que les programmes européens reflètent un patrimoine culturel commun. Dans un rapport approuvé à une grande majorité, ils se prononcent sur les questions de propriété intellectuelle et de piratage.
"Si l'Europe est placée à l'avant-garde de tous les continents, c'est en raison de son patrimoine culturel", indique le rapport rédigé par Vasco Graça-Moura (PPE-DE) et adopté à une très large majorité.
La richesse culturelle de l'Europe constitue une authentique plus-value et donne un rôle identitaire fondamental à l'Europe, estiment les Députés européens, qui se félicitent de la communication de la Commission de 2007 relative à un agenda européen de la culture à l'ère de la mondialisation.
Celle-ci présente toutefois quelques faiblesses. Incapable de fournir des détails sur le financement de l'Agenda, la communication prête également trop peu attention à la valeur ajoutée qu'apportent les jumelages et partenariats entre villes.
"En adoptant ce rapport", a souligné Marie-Hélène Descamps, "le Parlement européen réaffirme la place de la culture dans la construction européenne ainsi que son rôle essentiel dans la réalisation des objectifs de Lisbonne et dans les relations extérieures de l’Union. Il souligne l'importance de prendre en compte la culture dans toutes les politiques communautaires et la nécessité d’en préserver et promouvoir la diversité conformément à la Convention de l'UNESCO".
Les Députés européens appellent de plus au renforcement de l'action de l'Union dans les domaines comme la traduction littéraire, la promotion des langues européennes, l’enseignement artistique et les industries culturelles mais aussi dans la préservation et la valorisation du patrimoine. A cet égard, ils invitent à promouvoir les programmes culturels exemplaires tels que les "Itinéraires culturels du Conseil de l’Europe" et à soutenir de nouvelles initiatives comme la création d’un " Label du patrimoine européen".
"Destiné à mettre en valeur la dimension européenne des biens culturels, des sites et lieux de mémoire qui témoignent de notre histoire, ce label contribuera aussi à développer une identité commune tout en favorisant le tourisme culturel".
Pour Marie-Hélène Descamps, "ce rapport met également en lumière les opportunités qu’offre aujourd’hui le numérique en termes d’accès, de promotion et de diffusion de la culture tout en rappelant la nécessaire protection des droits de propriété intellectuelle. Dans ce contexte, il importe de soutenir la mise en place de projets concrets comme la Bibliothèque numérique européenne qui prévoit la numérisation du patrimoine, son accès et sa préservation pour les générations à venir".
Pour en savoir plus:
|
 |
 |
| > |
Un tour du monde en avion solaire ?
Solar Impulse, le projet suisse d’avion solaire, a été présenté au Parlement européen dans le cadre du séminaire "Vers une aviation plus durable", organisé par Christine de Veyrac.
Le Vice-président de la Commission européenne chargé des transports, Jacques Barrot, a publiquement assuré Solar Impulse du parrainage de la Commission européenne.
Dans un monde dépendant des énergies fossiles, le projet "Solar Impulse" est un appel fort destiné au domaine de l’industrie à entrer dans une logique de mobilité propre. Il vise à faire décoller et voler de façon autonome, de nuit comme de jour, un avion propulsé exclusivement à l'énergie solaire, jusqu'à effectuer un tour du monde sans carburant ni émissions polluantes. Un but accessible en repoussant dans tous les domaines les limites des technologies actuelles.
"Il est absurde de vouloir lutter contre le changement climatique en empêchant les personnes de se déplacer en avion: ce qu'il faut, c'est concilier mobilité et respect de l'environnement et c'est ce que propose Solar Impulse", a souligné Christine de Veyrac. "Ce projet devrait non seulement conduire à des avancées technologiques importantes, de par les innovations nécessaires à sa réalisation, mais aussi sensibiliser les Européens au respect de l'environnement et au problème de l'épuisement des ressources énergétiques."
Premier avion prototype de Solar Impulse, le HB-SIA est actuellement en construction à Dübendorf, près de Zurich. Il mesurera 61 mètres d’envergure pour un poids de 1500 kg. Les vols d’essais commenceront au début de l’année 2009.
Pour en savoir plus:
|
| |
|
|
 |
| > |
Trafic d'organes: Face aux propos de l'ancien procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, Carla del Ponte, accusant plusieurs hauts responsables albanais du Kosovo, dont l'actuel Premier ministre Hashim Thaci de trafics d'organes prélevés sur des prisonniers serbes, Françoise Grossetête a demandé que la lumière soit faite sur ces accusations graves. "Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l’aéroport de Tirana vers des cliniques à l’étranger pour être implantés sur des patients qui payaient", affirme Mme Del Ponte. Pour Françoise Grossetête, le don d'organes doit rester "strictement non commercial" et doit se faire de façon altruiste et volontaire, excluant toute rémunération entre donneurs et receveurs. Des compensations ne pourraient être envisageables que pour couvrir les dépenses et les inconvénients liés à la donation. "Toute exploitation commerciale est contraire à l'éthique et s'oppose aux valeurs humaines les plus fondamentales". Par ailleurs, "les dons d'organes motivés par des raisons financières réduisent les organes à de simples matières premières en violation de la dignité humaine" souligne Françoise Grossetête. "Le trafic d'organes met à mal la crédibilité du système de dons potentiels volontaires et gratuits. Par ses déclarations, Carla del Ponte a jeté le pavé dans la mare qui rappelle l'urgence des mesures à prendre pour prévenir le tourisme de transplantation". |
|
 |
| > |
Internet et propriété intellectuelle: A la suite de l'adoption de l'amendement socialiste qui rejette la suspension momentanée de l'accès à internet comme l'une des phases de la riposte graduée contre le téléchargement illégal de la musique et de l'audiovisuel, Jacques Toubon, a voté, à titre personnel, contre le rapport Bono sur les industries culturelles. "Je considère que le refus de la protection des droits de propriété intellectuelle sur les plateformes numériques au profit de la liberté exclusive des internautes est une position dangereuse pour l'avenir des industries culturelles elles-mêmes. A terme, elle conduira à revendiquer la gratuité des contenus culturels diffusés sur internet et donc à récuser la rémunération des créateurs, des producteurs, et des interprètes. Les industries culturelles ne peuvent pas être fondées sur l'absence de rémunération du travail de ceux qui apportent l'essentiel de ce qui circule sur le réseau. Le droit d'auteur et les droits dérivés sont à la base même des industries créatives. Ils doivent être adaptés aux nouvelles technologies et à l'environnement numérique. Mais ils ne sauraient être écartés au profit d'une conception libertaire de l'utilisation de l'internet. Un tel refus conduirait à enlever aux autorités publiques les moyens légaux de lutter contre la délinquance et tous les usages répréhensibles des réseaux", a conclu Jacques Toubon, ancien Ministre de la Culture. |
|
 |
| > |
Changement climatique: non à la double peine: Intervenant lors des débats sur la lutte contre le changement climatique, Christine de Veyrac a souligné la nécessité de protéger la compétitivité des entreprises européennes. "Je salue les propositions de la Commission européenne en souhaitant une adoption rapide, avant fin 2008, du "Paquet climat", pour que l'Europe adresse un signal fort au monde, à la veille des négociations internationales qui vont s'ouvrir l'an prochain à Copenhague". Christine de Veyrac a cependant fait part de ses très vives réserves face à la proposition de suppression de la gratuité des quotas d'émission de CO2. "Si cette proposition entrait en application, l'Europe infligerait à ses entreprises un système de double peine: à la fois payer pour les abus d'émission de CO2 (hors quota)… mais aussi pour toute émission de CO2, dès la 1ère tonne produite ! Il en résulterait une multiplication des délocalisations d'entreprises hors du territoire de l'Union. Si l'on veut éviter cet écueil, il convient, soit que cette législation soit d'application internationale, soit que l'Europe se protège en créant une Taxe carbone, qui pénaliserait les importations de pays ne réalisant pas les mêmes efforts environnementaux que les entreprises européennes". |
|
 |
| > |
Sécurité aux frontières: "L'Agence Frontex a une mission claire: protéger les frontières extérieures de l'Union pour protéger nos concitoyens", a déclaré Patrick Gaubert. "C'est la sécurité de nos concitoyens, mais aussi celle des ressortissants des pays tiers qui viennent y risquer leur vie, qui sont en jeu. Aussi, Frontex doit pouvoir agir plus vite, plus en amont et plus intelligemment. Les Etats membres doivent faire face à leurs responsabilités et doivent tenir leurs engagements de mettre à la disposition de cette Agence l'ensemble des moyens nécessaires à la réalisation de ses missions dans les meilleures conditions. Il faut cessez de croire que sa mission est temporaire ou ponctuelle. L'Agence doit être à la hauteur des phénomènes qu'elle a en charge : flux migratoires de clandestins, criminalité organisée, passeurs, trafics en tout genre aux frontières. Comme souvent, a conclu Patrick Gaubert, "c'est la négligence des grands principes et le manque de volonté politique qui menacent le bon fonctionnement de cette Agence utile à l'Europe. Les principes de responsabilité, de solidarité et de respect des engagements doivent être rappelés à chaque Etat membre". |
|
 |
| > |
Gaz/électricité: La Commission européenne souhaite réaliser une séparation patrimoniale entre la gestion des réseaux de transport de l'énergie et les activités de vente et/ou distribution de l'énergie, s'attaquant ainsi au régime de propriété des entreprises énergétiques. Dominique Vlasto, très critique à l'égard de ce projet qu'elle juge disproportionné et inefficace, a déposé plusieurs amendements en vue d'introduire une solution alternative qui n'aboutirait pas au démantèlement des entreprises énergétiques européennes. Il s'agit de la séparation effective et efficace des activités de transport et de distribution, qui suffirait à stimuler la concurrence avec un ensemble de mesures strictes portant sur l'indépendance des Conseils d'administration, la transparence des transactions et les contrôles par le régulateur. Dominique Vlasto a également proposé des mesures spécifiques pour inciter la coopération régionale entre les opérateurs énergétiques afin que la gestion des marchés devienne transfrontalière et pas uniquement nationale et qu'augmentent significativement les investissements dans les interconnexions. |
|
 |
| |
|
|
 |
| > |
Hommage à Aimé Césaire: Margie Sudre a salué la mémoire d'Aimé Césaire, l'une des plus célèbres personnalités de l'Outre-mer français, écrivain et poète, député et Maire de Fort-de-France pendant près d'un demi siècle, rapporteur de la loi du 19 mars 1946 mettant fin au statut colonial de La Réunion et des Antilles. "Aimé Césaire est, parmi les hommes que j'ai pu rencontrer tout au long de ma carrière, l'un de ceux qui m'ont fait la plus vive impression. C'est dans les années 70, lors d'un de mes remplacements à l'hôpital de Fort-de-France, que j'ai eu l'occasion de le connaître grâce à un ami commun. Dès cette époque, j'ai apprécié en Aimé Césaire son attachement à défendre aussi bien la langue française que le créole, et plus généralement son profond désir de diversité culturelle", a déclaré Margie Sudre. "Admiré pour avoir été rapporteur à l'Assemblée nationale de la loi sur la départementalisation de nos régions ultramarines, profondément dévoué à la cause d'une société antillaise débarrassée de ses complexes, ami fidèle et apprécié de nombreux responsables de la vie publique ou intellectuelle, sa mort a un goût amer pour tous ceux - les Antillais, les ultramarins et l'ensemble des Français - qui appréciaient son désintéressement, son intelligence et sa parfaite connaissance de la culture européenne et antillaise." |
|
 |
| > |
Présidence française: Dans le cadre de la préparation de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne, Elisabeth Morin, accompagnée de sa Collègue grecque Marie Panayotopoulos-Cassiotou ont eu à Paris des entretiens avec notamment Xavier Darcos, Ministre de l'Education nationale, Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité et Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, ainsi qu'avec les divers partenaires sociaux. Elles ont insisté sur l'écoute du Parlement européen à travers les prochains mois au cours de la Présidence française. La discussion s'est concentrée sur le programme de la Présidence française dans les domaines de l'emploi et de la protection sociale, notamment sur les conditions de travail (directives sur le temps de travail et sur la santé et la sécurité au travail, ainsi que fléxicurité), la promotion de l'éducation tout au long de vie, le cadre européen pour les qualifications professionnelles, les systèmes de retraite et la portabilité des droits à pension complémentaire et la reformulation des directives relatives aux congés parentaux et de maternité. "La Présidence française de l'UE se prépare dans l'écoute et le dialogue des sujets qui touchent les citoyens européens", a constaté Elisabeth Morin. |
|
 |
| > |
Droit de grève: Intervenant à la suite de la déclaration du Commissaire Spidla sur l'application de la Directive sur le détachement des travailleurs, Jacques Toubon a demandé que l'analyse des récentes décisions de la Cour de Justice européenne soit affinée et que soient garantis les acquis sociaux, en particulier les niveaux de salaire et les droits fondamentaux des travailleurs tel le droit de grève. Pour y parvenir, Jacques Toubon considère qu'il faut appliquer effectivement les dispositions du nouveau Traité et de la Charte des droits fondamentaux, ainsi que le principe de subsidiarité qui donne compétence aux Etats membres pour le droit du travail. "Je propose que, dans l'immédiat, la Présidence française active sur ce point l'agenda social et que dans ce cadre, la Commission dépasse sa Recommandation a minima présentée au début avril pour préparer un texte plus politique susceptible de mettre fin aux incertitudes nées de la jurisprudence", a ajouté Jacques Toubon. |
|
 |
| > |
Dons d'organes: les Eurodéputés ont adopté un rapport
sur la pénurie d'organes et de donneurs. Ils proposent toute une série de mesures en vue de résoudre ce problème, les risques liés aux transplantations et le trafic d'organes. Françoise Grossetête a rappelé que "le don d’organes est un geste porteur de vie, un don de soi qui est un acte ultime et fort de solidarité". Malheureusement, la pénurie d’organes sévit toujours et près de dix personnes en attente d’une greffe meurent chaque jour en Europe. "L’Union européenne doit faciliter les rapprochements entre organismes nationaux de transplantation. Une coopération accrue offrirait des garanties aux patients qui donnent ou reçoivent des organes hors de leur État membre. Certains nouveaux États membres, dont les systèmes de santé sont moins richement dotés pourraient en bénéficier", a-t-elle ajouté. Françoise Grossetête a aussi rappelé que cette pénurie d’organes était trop souvent liée à leur trafic: "on voit apparaître des formes de tourisme de transplantation qui exploitent la misère hors des frontières de l’UE. Cette traite des êtres humains risque de saper la confiance des citoyens et d’aggraver la pénurie de dons volontaires d’organes et de tissus". La gratuité est aussi un principe fondamental. Mais un simple dédommagement des frais inhérents aux prélèvements doit être accordé au donneur vivant. > En savoir plus |
|
 |
| > |
Galileo: Intervenant lors des débats du Parlement européen, Christine de Veyrac a défendu l’accord financier sur Galiléo. "Plus que tout autre, le programme Galiléo symbolise l’esprit du projet européen: s’unir pour aller plus loin ensemble. Sa réussite nécessite que l’on dépasse les égoïsmes nationaux. L’idée de financer Galiléo à travers des contributions budgétaires nationales n'était pas une bonne idée. Aujourd’hui", a poursuivi Christine de Veyrac, "ce débat est tranché en faveur d’un financement intégral via le budget de l’Union européenne: je m'en réjouis. L’accord européen qui se dessine va relancer un projet qui fonctionnait au ralenti: une lisibilité financière existe enfin ! Elle est propre à répondre aux attentes de la communauté scientifique et aux inquiétudes des salariés de l’industrie spatiale.
Cet accord financier nous permet désormais d’entrevoir pour l’avenir l’indépendance spatiale de l’Europe". |
|
 |
| > |
Réformer l'OMC: Intervenant au Parlement européen dans le cadre du débat sur le projet de réforme de l'OMC, Tokia Saïfi est revenue sur la nécessité de renforcer l'efficacité fonctionnelle et décisionnelle de l'organisation. Rebondissant sur l'actualité des négociations du Cycle de Doha, elle a également interpellé la Commission européenne sur la dégradation du texte agricole (Proposition Falconer) et ce au détriment des intérêts de l'UE. "A l'heure où les négociations dans le cadre du Cycle de Doha se désarticulent et s'enlisent, se pose aujourd'hui plus que jamais la question du fonctionnement de l'OMC. N'est-il pas possible d'espérer sortir de l'impasse en réformant l'OMC? A défaut d'accord sur le fond, peut-on favoriser le processus menant à un tel accord? Cette redynamisation de l'OMC semble possible et passe par le renforcement de son efficacité fonctionnelle et décisionnelle". > En savoir plus |
|
 |
| > |
Plus d'investissements: Le Parlement européen a approuvé à une écrasante majorité le rapport de Jean-Pierre Audy sur la Banque européenne d'investissement (BEI). "Je tiens à féliciter la BEI pour son action, son ambitieux plan d'activité et ses projets, a déclaré le rapporteur. Mais je crois que le moment est venu d'aller encore plus loin, plus vite, et mieux, tant en termes de contrôle que d'accompagnement de l'Union européenne dans le financement de ses investissements." Le rapport recommande qu'une mission indépendante de régulation bancaire soit mise en place, afin de contrôler la qualité de la situation financière de la BEI et de veiller à ce que ses résultats soient précisément évalués. Cette mission de régulation permettra d'accompagner le renforcement des capacités d'investissement de la banque. Il suggère également que la Commission européenne confie à la BEI, compte tenu de la qualité de ses ressources humaines et de son expérience dans le financement des grandes infrastructures, une mission de réflexion stratégique sur le financement des infrastructures, en n'excluant aucune hypothèse en matière de ressources financières. Jean-Pierre Audy a par ailleurs été nommé rapporteur sur la décharge 2007 (budget de la Commission européenne), succédant à cette importante fonction au Député européen Alexander Stubb, qui vient d'être nommé Ministre des affaires étrangères de Finlande. |
|
 |
| > |
Régions ultrapériphériques: La commission du développement régional du Parlement européen a largement adopté le rapport de Margie Sudre sur "la stratégie de l'Union européenne pour les régions ultrapériphériques (RUP)", basé sur la communication publiée par la Commission européenne à ce sujet en septembre 2007. Ce texte dresse un premier bilan du "partenariat renforcé pour les RUP" lancé en 2004, précise l'action menée jusqu'à aujourd'hui dans une deuxième phase dite de maturation, et prépare un débat sur l'avenir de cette stratégie. Margie Sudre reconnaît que les Fonds européens contribuent grandement au développement de ces régions, et salue les résultats satisfaisants obtenus, notamment dans le cadre des POSEI. Mais son rapport peut également être critique, notamment lorsque la Commission européenne occulte les difficultés rencontrées et les efforts fournis dernièrement par ces régions. |
|
 |
| > |
Dialogue des civilisations: Tokia Saïfi vient de participer au 8ème Forum de Doha sur la démocratie, le développement et le libre échange au Qatar. Elle accompagnait à cette occasion le Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering. Ce dernier a appelé à plus de coopération et de partenariat entre l’UE et le Qatar . Tokia Saïfi s’est inscrite dans le même axe d’action et a appelé à un véritable "dialogue des civilisations". "Construire un pont entre nos civilisations, dialoguer, sont les clés de la réussite".
|
|
|
 |
| > |
Véronique Mathieu: A l'occasion du Colloque qu'elle a organisé au Parlement européen sur l'avenir de la forêt intitulé: "La biomasse forestière, une solution pour l'avenir? " - "C'est dans le but de mieux comprendre les différents enjeux de l'utilisation du bois à des fins énergétiques que se sont réunis les nombreux acteurs de la filière: industrie papetière, producteurs de biomasse, propriétaires de forêts publiques et privées, chercheurs, ONG et élus de tous horizons ont en effet participé à un débat riche et constructif. Alors que le Parlement européen s'apprête à examiner le 3ème "Paquet Energie et Changement climatique" prévoyant d'atteindre l'objectif de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique d'ici 2020, les représentants de la Commission européenne ont aussi souhaité prendre part aux discussions. Le recours à la biomasse rappelle avant tout l'importance stratégique des ressources forestières, face au changement climatique et à l'indispensable multiplication des sources d'énergie. La forêt doit donc prendre toute sa place dans les objectifs de l'Union européenne en matière énergétique, de son potentiel industriel à son rôle écologique. Indispensable aux équilibres naturels et à la biodiversité, la forêt demeure en effet la promesse d'un avenir durable pour les nouvelles générations. La rentabilité écologique de la biomasse doit par conséquent être mesurée, en tenant compte notamment du bilan carbone des produits qui en sont issus". |
 |
 |
| > |
Françoise Grossetête: "Au cours de sa vie, un Européen sur trois va développer une forme de cancer; un sur quatre en mourra. Il est donc primordial de mettre davantage l'accent sur la prévention et le dépistage. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu'un tiers des cancers pourrait être évité grâce à la prévention. Or, selon les données de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique, seuls 3% en moyenne du budget de la santé de ces pays sont consacrés à la prévention, alors que 97 % servent aux soins et aux traitements. Ce déséquilibre flagrant doit être corrigé dans les plus brefs délais. Je rappelle la déclaration écrite sur la nécessité d'une stratégie globale de lutte contre le cancer lancée à mon initiative et adoptée par l'ensemble du Parlement européen le 11 octobre 2007. Elle est articulée autour des quatre axes fondamentaux de la lutte contre le cancer: la prévention, le dépistage précoce, le diagnostic, le traitement et le suivi, ainsi que les soins palliatifs. En tant que co-présidente de l'Association européenne contre le Cancer du Col de l'utérus, je veux souligner, à titre d'exemple, que la majorité des cancers du col de l'utérus pourrait être évitée par le biais du dépistage qui permettrait de réduire d'environ 80 % le taux de cancer du col de l'utérus, voir même d'éradiquer complètement la maladie. Néanmoins, la couverture de ce dépistage doit encore progresser. |
|
|
 |
|
|
|
|
|