Juin 2008
Le citoyen européen au cœur de la présidence française de l'Union
Spécial Présidence française: "l'Europe qui protège"
De l'Europe des Traités à l'Europe des Européens
Traité de Lisbonne: après le non irlandais
Immigration: la directive "retour"
Polémiques
En bref
Paroles de Députés
L’Europe vous concerne

Le citoyen européen au cœur de la présidence française de l'Union

La présidence française prévoyait de régler d'importantes questions institutionnelles afin que certaines dispositions du Traité de Lisbonne trouvent une traduction dans les faits, de manière à ce qu'elles puissent être applicables dès le 1er janvier 2009. Mais le peuple irlandais a décidé de dire "non" au Traité de Lisbonne, et par conséquent de remettre en question la réforme institutionnelle d'ores et déjà ratifiée par 19 Etats membres sur 27. Nous ne pouvons que prendre acte de ce vote.

C'est évidemment un coup dur pour l'Europe, une nouvelle illustration du fossé qui sépare l'Union de ses citoyens, en dépit des efforts de communication déployés par les institutions communautaires. Ce constat est malheureusement identique dans la quasi-totalité des Etats membres.

Le résultat de ce référendum doit inciter tous les acteurs de la démocratie européenne à se mobiliser en faveur d'une vaste opération de pédagogie. Dans tous nos pays, la classe politique, qu'elle soit locale, nationale ou européenne, la société civile, et surtout les médias, doivent redoubler d'efforts pour informer efficacement les citoyens européens.

Le processus de ratification du traité de Lisbonne va se poursuive dans les Etats membres qui ne se sont pas encore prononcés, afin d'établir exactement le rapport de force qui existe dans l'Union à propos de ce texte. Nous saluons évidemment la ratification du traité par le Royaume-Uni, quelques jours seulement après le référendum irlandais.

La présidence française aura pour tâche de négocier avec l'Irlande un moyen acceptable de mettre un terme définitif à plus de 15 ans d'efforts pour réformer le fonctionnement de l'Europe élargie. Faute de quoi, l'Union continuera, et pour longtemps encore, à fonctionner sur la base des traités existants, unanimement jugés insuffisants.

Les autorités françaises prévoyaient de conférer à leur présidence une véritable dimension citoyenne, associant autant que possible nos compatriotes européens, les régions, les villes, les partenaires sociaux et les responsables européens, dans un authentique dialogue, dans une démarche d'explication et d'écoute, pour marquer le retour effectif de l'idée européenne.

L'ambition de ce semestre de présidence française, qui était un choix et qui est devenue une obligation impérative, est d'intéresser à nouveau les Européens, pour qu'ils prennent davantage en compte ce que l'Europe leur a apporté, notamment dans leur vie quotidienne, et surtout ce qu'elle peut encore leur apporter, afin de créer un élan, un accueil et un intérêt populaires.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP


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Spécial Présidence française: "l'Europe qui protège"

Les priorités de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne, du 1er juillet au 31 décembre 2008, seront placées sous le signe de la protection des citoyens européens.

Le Premier ministre François Fillon a demandé la mobilisation de tout le Gouvernement sur les quatre grandes priorités définies par Nicolas Sarkozy: développement durable et énergie, pacte européen sur l’immigration et l’asile, relance de l’Europe de la défense, bilan de santé et avenir de la politique agricole commune.
Les Ministres seront également mobilisés sur la politique pour la croissance et l’emploi, y compris les mesures en faveur des PME, sur le plan social, le droit des femmes, la fiscalité, la politique culturelle, les transports ou les télécommunications.

Ces priorités coïncident avec l’agenda pluriannuel que définit la Commission européenne, notamment sur la question du réchauffement climatique. Sur ce dernier point, une dizaine d’accords politiques sont à trouver pour que l’Europe puisse se poser en chef de file lors de la conférence internationale de 2009 à Copenhague.

Ce programme s’inscrit donc dans une continuité avec les autres Présidences: la France a élaboré le programme de travail du Conseil pour 2008 avec la Slovénie, qui assure la Présidence au premier semestre 2008. Elle travaille également avec la République tchèque et la Suède, qui exerceront la Présidence du Conseil après la France, afin de veiller à une bonne articulation des travaux du Conseil en 2008 et 2009.

Premier Groupe parlementaire européen à être reçu à Matignon par le Premier Ministre français François Fillon et les Membres de son Gouvernement engagés dans la Présidence française du Conseil de l'Union européenne, le Groupe du PPE-DE, au sein duquel siègent les Députés européens UMP, a mis l'accent à Paris, dès le 29 mai dernier, sur "l'Europe qui protège".

Pour son Président Joseph Daul, "les Européens attendent de l'Union des décisions rapides et des résultats sur leurs préoccupations quotidiennes: insécurité, hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation, défis de la mondialisation. La France devra, au cours de sa Présidence du 2e semestre 2008, être à la fois ambitieuse et jouer en équipe sur tous ces fronts".

Avec les dirigeants de la délégation des Députés européens UMP, Margie Sudre et Alain Lamassoure, le Président et les Vice-présidents du Groupe le plus influent au Parlement européen ont traité en détail, avec le Premier Ministre, M. Fillon et ses Ministres Mme Lagarde, MM. Borloo, Hortefeux, Kouchner, Barnier, Bertrand et Jouyet, des quatre grandes priorités de la France pour le dernier semestre 2008: énergie et climat, défense, immigration et sécurité alimentaire. Ils ont aussi débattu de la situation des pêcheurs en Europe, de la ratification du Traité européen et de la politique méditerranéenne de l'Union.

Le Premier Ministre français a assuré le Groupe parlementaire du Centre-Droit de la volonté de la France de "jouer collectif" au cours de sa Présidence et de tout faire pour faire avancer à 27, de façon à la fois politique et concrète, des solutions aux problèmes quotidiens des 500 millions de citoyens européens.

Les 288 Députés européens du Groupe du PPE-DE tiendront leurs prochaines Journées parlementaires à Paris du 2 au 4 juillet 2008; les débats seront ouverts à la presse. Les Députés du Centre-Droit européen rencontreront en particulier le Président de la République française et Président en exercice du Conseil européen, Nicolas Sarkozy.

Pour en savoir plus :

Présidence française: la sécurité au cœur des Journées d'Etudes du Groupe du PPE-DE à Paris (2 au 4 juillet 2008) - Retransmission de l'événement


Le site de la Présidence française


La Présidence française de l’UE : une présidence citoyenne - Site du Premier Ministre


Le calendrier des événements de la Présidence française


L'actualité de la Présidence française


La lutte contre le changement climatique et ses effets pour l'emploi - Elisabeth Morin

   
 
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De l'Europe des Traités à l'Europe des Européens

Alain Lamassoure a été mandaté en janvier dernier, par le Président de la République française, pour réaliser un rapport sur "le citoyen et l'application du droit communautaire". Il y met à jour les défaillances d'une Europe du citoyen actuellement "en retard" et propose 61 pistes pour rendre la vie des Européens plus facile.

Dans une interview à touteleurope.fr, Alain Lamassoure explique que "l'intégration économique est allée jusqu'à la fusion des monnaies nationales, alors que l'union des peuples et des citoyens reste balbutiante". Partant de cette constatation, il dresse en première partie de son rapport le bilan de santé d'une Europe trop éloignée des préoccupations quotidiennes des citoyens.

En ce qui concerne le contenu des lois européennes, Alain Lamassoure précise que "parfois les lois européennes existent, mais ce sont des lois anciennes. Parfois, leur contenu est faible et leur application est décevante [comme] pour tout ce qui concerne la reconnaissance des diplômes et des qualifications. Et puis parfois la loi européenne n’existe tout simplement pas. C’est tout ce qui concerne le droit familial, le droit patrimonial, le droit successoral".

La législation européenne est trop souvent inadaptée ou insuffisante pour permettre aux citoyens européens d'exercer leurs droits au quotidien.

Le second niveau de défaillance est celui des transpositions par les Etats membres des directives européennes. La France figure sur ce point parmi les plus mauvais élèves de l'Union européenne, et doit régulièrement payer des amendes de ce fait. Prenant l'exemple de la directive sur la propreté des eaux souterraines, adoptée en 1979 mais qui n'est toujours pas transposée en droit français, Alain Lamassoure dénonce une situation "difficilement justifiable". Eu égard au citoyen, cette non transposition des directives l'empêche de bénéficier dans son pays du droit communautaire.

Pour en savoir plus

Rapport et articles de presse


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Traité de Lisbonne: après le non irlandais

Après l'annonce du rejet par l'Irlande du Traité de Lisbonne, le 12 juin dernier, Margie Sudre, Présidente de la délégation des Députés européens UMP, a exprimé son immense déception.

"Les Irlandais ont décidé de dire "non" au Traité de Lisbonne, et par conséquent de remettre en question la réforme institutionnelle d'ores et déjà ratifiée par 18 Etats membres sur 27. Nous ne pouvons que prendre acte de ce vote."

Mais c'est encore un coup dur pour l'Europe, une nouvelle illustration du fossé qui sépare l'Union de ses citoyens, en dépit des efforts de communications déployés par les institutions communautaires. Ce constat est malheureusement identique dans la quasi-totalité des Etats membres".

"Le résultat de ce référendum doit inciter tous les acteurs de la démocratie européenne à se mobiliser en faveur d'une opération massive de pédagogie sur la valeur ajoutée qu'apporte l'UE à chacun de ses citoyens, qui l'ignorent purement et simplement. Dans tous nos pays, la classe politique, qu'elle soit locale, nationale ou européenne, la société civile, et surtout les médias, doivent redoubler d'efforts pour informer efficacement les citoyen européens."

Pour Margie Sudre, "il n'est pas acceptable qu'à chaque consultation sur l'Europe, quel que soit l'Etat membre concerné, les partisans d'une Europe solidaire et forte soient réduits à la défensive par un déferlement d'euroscepticisme tous azimuts, surfant sans vergogne sur les appréhensions des électeurs, à coups de mensonges grossiers et d'amalgames malhonnêtes."

"Lors de la campagne référendaire, le camp du non a exploité toutes les peurs de nos amis irlandais, de la hausse des impôts, à la peine de mort, en passant par le nucléaire ou encore la neutralité, sans formuler pour autant de proposition alternative. Il va appartenir à l'Irlande, par la voix de son Premier ministre, de dire à l'Europe sa volonté, ou non, de voir avancer la construction européenne."

"Je souhaite que le processus de ratification du Traité de Lisbonne se poursuive dans les Etats membres qui ne se sont pas encore prononcés, afin d'établir exactement le rapport de force qui existe dans l'Union à propos de ce texte. Dans cet intervalle, les Présidences slovène puis française auront pour tâche de négocier avec l'Irlande un moyen acceptable de mettre un terme définitif à plus de 15 ans d'efforts pour réformer le fonctionnement de l'Europe élargie."

"Faute de quoi, l'Union continuera, et pour longtemps encore, à fonctionner sur la base des traités existants, unanimement jugés insuffisants."

Pour en savoir plus:

Les réactions des Députés européens UMP au "non" irlandais

Tribune d'Alain Lamassoure - Le Figaro du 16 juin 2008

La réaction du Groupe PPE-DE

Conseil européen: le processus de ratification se poursuit

Le Traité de Lisbonne en bref

   
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Immigration: la directive "retour"

La directive sur le retour des immigrés illégaux a été adoptée par le Parlement européen. Mercredi 18 juin, une majorité de Députés européens, dont les Députés européens français de l'UMP,  a approuvé le compromis négocié avec les Etats-membres du Conseil. Cette "directive retour" est le premier pas d'une politique de l'immigration à l'échelle européenne. Encourageant le retour volontaire des clandestins dans leur pays d'origine, elle fixe des standards communs quant à leur traitement et leur durée de rétention.
Patrick Gaubert, Vice-président de la Sous-commission des droits de l'Homme au Parlement européen, a dit sa satisfaction après l'adoption à une large majorité du rapport de M. Weber sur la directive "retour".

Selon Patrick Gaubert, ce vote est l'illustration même que le Parlement européen n'a pas cédé à la campagne démagogique et populiste menée contre ce projet de directive, préférant la voie de la responsabilité et du pragmatisme.

Le Parlement européen a fait preuve, selon lui, de maturité et de conscience en adoptant un texte qui va permettre de manière incontestable d'élever le niveau de protection des ressortissants concernés dans les Etats membres où il est au plus bas, voire nul, en garantissant le principe du retour volontaire, le principe d'unité de la famille, de l'accès à une assistance médicale, d'intérêt supérieur de l'enfant, le contrôle par l'autorité judiciaire des conditions de rétention, une assistance financière en cas de recours contre les décisions de placement, un encadrement des délais et des conditions de rétention, et des  conditions plus favorables pour les familles et les mineurs.

Ce vote présente le double mérite de ne pas remettre en cause les dispositifs nationaux existants qui offrent déjà des garanties suffisantes, c'est le cas par exemple de la France, et de ramener les Etats membres qui ont les dispositifs les plus contraignants et les moins protecteurs vers un niveau plus humain.

Pour Patrick Gaubert, ce texte, qui ne concerne pas les demandeurs d'asile, n'est qu'un point de départ vers l'encadrement et l'harmonisation minimale des règles en matière d'immigration. Il ne doit pas être pris isolément mais comme un élément de la politique globale de l'UE pour favoriser une immigration légale dont nous avons besoin.

Le choix de l'Europe est clair: "nous voulons accueillir des immigrés, certes, mais nous voulons le faire dans des conditions dignes".

Pour en savoir plus:

Directive retour: une directive qui suscite des réactions de mauvaise foi - Patrick Gaubert

Le dossier du Parlement européen


   

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TVA et pétrole: S'adressant au Commissaire chargé de l'énergie, le Letton Andris Piebalgs, Jean-Pierre Audy a rappelé la proposition de Nicolas Sarkozy visant à créer un fonds pour aider les citoyens les plus touchés par la hausse des prix du pétrole, et à plafonner la TVA sur le prix du pétrole. "Sur ce sujet difficile, toutes les idées, y compris celles du Président de la République française visant à plafonner la TVA, sont respectables et doivent être étudiées." Rappelant une proposition qu'il avait déjà faite en septembre 2005, Jean-Pierre Audy a proposé à la Commission européenne d'étudier la création d'un instrument communautaire, dont le but serait de garantir le prix du baril de pétrole brut selon le rythme budgétaire habituellement admis d'un an. Cet instrument pourrait utiliser des techniques financières d'achats/ventes d'options sur le marché mondial et être utile au combat contre la spéculation."

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Electricité: Alors que l'énergie devient un enjeu stratégique pour notre continent, le rapport Morgan adopté par le Parlement européen affaiblit les entreprises énergétiques européennes en imposant la vente des réseaux électriques comme seule solution pour améliorer le fonctionnement du marché de l'électricité. Pour les Députés européens UMP, ce démantèlement des entreprises énergétiques européennes n'apporte aucune réponse concrète à la nécessité d'augmenter les investissements dans la production et la fourniture d'électricité. Il est la conséquence d'une approche dogmatique qui privilégie la logique de concurrence pure sur la logique industrielle. La séparation de propriété signifie en effet que les opérateurs énergétiques traditionnels ne pourront plus réaliser d'investissements dans les réseaux énergétiques. Pour Dominique Vlasto, "livrer cet enjeu à de nouveaux entrants, qui n'auront pas forcément les moyens financiers nécessaires, ou a des entreprises non-européennes, qui ne partagent pas nécessairement notre évaluation des besoins futurs, est très dangereux et très préoccupant. Les conséquences sur le marché européen, en termes de prix, de fonctionnement et de sécurité, sont inacceptables. La France, l'Allemagne et huit autres pays ont proposé une solution alternative plus pragmatique dite "troisième voie". Cette alternative, qui permettrait de garantir un libre accès aux réseaux sans pour autant toucher au droit de propriété des entreprises, a fait l'objet d'un accord unanime au Conseil Energie du 6 juin dernier. "En ne retenant pas cette solution dans le rapport Morgan", a souligné Dominique Vlasto, "le Parlement européen s'est écarté de la position du Conseil et, plus grave, des réalités du marché de l'électricité. De plus, il risque de bloquer, par un effet de domino, un accord global sur le paquet législatif énergie-climat, qui est une des priorités urgentes de l'Union européenne".

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Piratage en ligne: Jeudi 12 juin, une audition organisée par le Groupe du PPE-DE et co-parrainée par Jacques Toubon s'est tenue au Parlement européen. Elle a eu pour thème "la lutte contre le piratage des contenus en ligne peut elle se passer de consensus?" Pour Jacques Toubon, la solution se trouve dans la conciliation et la coopération entre toutes les parties prenantes. "Je veux dire ma confiance dans l’instauration de règles nationales et européennes qui ne feraient ni gagnant ni perdant, mais qui permettent d’assurer le respect des droits fondamentaux sans faire obstacle au développement économique". Jacques Toubon considère que le droit d’auteur, les droits dérivés et leur mise en œuvre doivent s’adapter aux nouveaux modes de diffusion et aux nouveaux comportements mais que la généralisation de l’usage des nouvelles technologies ne saurait faire litière du droit de la propriété intellectuelle. "Les œuvres, leurs auteurs, leurs producteurs et leurs interprètes sont déterminants dans la décision du consommateur de s’abonner auprès d’un fournisseur d’accès à internet. Je mets en garde contre toute tentation ou tout raisonnement qui fonderait l’économie de la connaissance sur un affaiblissement ou une disparition de la protection des droits de propriété intellectuelle et artistique parce qu’ils seraient considérés comme des entraves au marché et des  facteurs de coût". Pour Jacques Toubon, "le trésor de l’Europe, ce ne sont pas la technique et les tuyaux, même si nos industries sont au moins aussi avancées que celle des Etats Unis ou de l’Asie, mais ce sont nos œuvres et leurs créateurs, du passé et du présent, plus encore celles de demain. Elles n’existeront que si les artistes sont reconnus, peuvent en vivre, en même temps que les opérateurs et les fournisseurs d’accès se développeront. Le malheur des uns ne peut être le prix à payer pour le bonheur des autres."

 

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Union pour la Méditerranée: Tokia Saïfi,  Présidente de la commission politique de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, prenant part au débat du Parlement européen sur le "Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée", s'est réjouie que ce projet soit placé en haut de l'agenda européen. "Prenant appui sur les acquis de la coopération euro-méditerranéenne engagée depuis 1995, il a le mérite de lui insuffler une nouvelle dynamique pour en surmonter lacunes et insuffisances. Je me félicite que les objectifs retenus ici soient inspirés des principes de parité et d'égalité, qui sont au cœur du projet de l'Union pour la Méditerranée. Les projets régionaux qui y seront menés rendront aussi le partenariat Euromed plus visible et plus proche des citoyens. C'est en effet l'appropriation par les peuples qui sera le gage d'un partenariat fort et d'un renforcement de la coopération régionale sur la rive sud". Pour Tokia Saïfi, dans la poursuite de cet objectif, le rôle officiel que pourra jouer l'Assemblée parlementaire Euro-Med sera déterminant. "Cette assemblée sera enfin officiellement reconnue comme support parlementaire au partenariat Euromed. J'insisterai enfin sur la gouvernance du projet. Renforcer les relations politiques; partager les responsabilités; cultiver l'égalité et multiplier les rencontres entre les partenaires euro-méditerranéens; tel doit rester l'objectif. L'Union pour la Méditerranée représente une avancée majeure et va devenir, je l'espère, dans la continuité de Barcelone, le moteur d'une vraie coopération en Méditerranée."

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Secteur laitier: Véronique Mathieu a organisé, le 3 juin, un Colloque au Parlement européen consacré à l'avenir du secteur laitier à l'heure du Bilan de santé de la Politique agricole commune. Cette rencontre a permis à tous les professionnels du lait d'exprimer leurs points de vue sur l'avenir de leur filière, des producteurs aux industriels en passant par les coopératives. Alors que la Commission européenne a présenté le 21 mai dernier ses grandes orientations pour l'avenir de l'agriculture européenne, le secteur laitier doit d'ores et déjà anticiper les réformes que la Commission européenne prépare. Elue d'une région montagneuse (Vosges), Véronique Mathieu estime que les activités du secteur laitier doivent bénéficier de la diversité de la production. L'Europe a besoin à la fois de la solidité des industries laitières et des apports des producteurs locaux pour les équilibres entre les territoires et la qualité du lait européen. Pour assurer cet équilibre au sein de l'économie laitière, l'Union européenne doit donc renouveler les systèmes d'aides afin de répondre à l'extrême volatilité des prix du marché. Véronique Mathieu a par ailleurs appelé la Commission européenne, représentée lors du colloque avec la Présidence slovène, à limiter le transfert des paiements vers le second pilier, fondé sur le développement rural. La contribution des producteurs à l'aménagement du territoire ne doit pas se substituer à l'importance de la mission alimentaire de l'agriculture européenne. "C'est une agriculture européenne dynamique et réactive face aux marchés agricoles que nous devons favoriser."

> Déchets: Le Parlement européen a adopté un compromis sur la révision de la directive relative à la gestion des déchets. La législation européenne précédente sur les déchets est pour l'instant mal appliquée. Cette nouvelle directive vise à clarifier et à rendre plus efficace les politiques en matière de gestion des déchets en prenant en considération l'ensemble des opérations de traitement afin de protéger l'environnement et la santé. Françoise Grossetête s'est beaucoup impliquée sur le texte tout au long des négociations et salue le compromis adopté. "Je me félicite de la hiérarchie du mode de gestion des déchets présente dans le projet de compromis et des objectifs de recyclage ambitieux pour les Etats membres. La prévention, la réutilisation, le recyclage, la valorisation et enfin l'élimination doivent être la voie à suivre pour le traitement des déchets. Le recyclage est une bonne et même une solution idéale chaque fois qu'il existe un marché des produits qui en sont issus. Dans le cas contraire, le recyclage n'a aucun sens et il doit aller de pair avec l'incinération qui ne doit être que la solution ultime et dans ce cas-là doit respecter toutes les normes environnementales". Beaucoup a été fait aussi sous l'impulsion du Parlement européen pour le contrôle et la traçabilité des déchets dangereux. Reste à présent à contrôler l'application de cette directive au niveau des Etats membres qui "devront prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter cette directive trop souvent mal appliquée, notamment en France", comme le souligne Françoise Grossetête.
> Pêche: Le Parlement européen vient d'adopter une résolution sur la crise du secteur de la pêche due à l'augmentation du prix du gazole. Les Eurodéputés défendent des mesures-clés procurant les moyens nécessaires aux pêcheurs pour exercer leur métier dans des conditions acceptables. Margie Sudre a reconnu que l'augmentation dramatique du prix du gazole, 300% depuis 2003, affecte de plein fouet le secteur de la pêche. De fait, l'aggravation continue de la crise a placé de nombreuses entreprises de pêche dans une situation de grande fragilité financière. "Or, la filière pêche constitue un pilier particulièrement important du développement économique et social des régions ultrapériphériques. De plus, le renchérissement du prix du carburant est d'autant plus accentué du fait de leur situation géographique éloignée. Cette situation est inadmissible. Il est du devoir de l'Union européenne de dégager un compromis", a-t-elle déclaré. En savoir plus
> Des routes plus justes: Ari Vatanen a été le modérateur d'un débat sur "des routes plus justes" au 3e Congrès européen de la route, à Bruxelles, le 25 juin. "Un des domaines dans lesquels la présidence française tient à agir rapidement est le transport, et plus spécialement du point du vue de l'énergie, du paquet climatique et de l'environnement. Tout en ayant comme objectif légitime de rendre le transport plus viable, nous devons rester rationnels en dépit de l'actuel battage médiatique visant à combattre le réchauffement climatique. Nous devons garder à l'esprit que le transport est un lien entre les personnes, un lien entre les producteurs et les consommateurs, un lien entre le travail et la famille - si nous affaiblissons le transport, nous dégradons la qualité de vie et compromettons la prospérité", a déclaré Ari Vatanen. "Le transport est la respiration de la société - il est préjudiciable de la couper. Cette respiration est de plus en plus propre, grâce aux développements technologiques". Lorsqu'il parle de routes plus justes, ou de préférence de transports plus justes d'une manière générale, Ari Vatanen soulève un point qui est souvent passé sous silence: la dimension sociale du transport. "L'une des tendances actuelles est de vénérer l'idée du prétendu "changement modal". Cela signifie substituer un mode de transport à un autre, généralement la route au train. La stratégie de la Commission de rendre les transports plus "verts" consiste premièrement  à étendre le réseau des transports publics et deuxièmement à augmenter artificiellement le coût du transport individuel déjà très onéreux afin de forcer les gens à subventionner considérablement les transports publics. L'augmentation artificielle des coûts qui est faite sous couvert "d'internalisation des coûts externes", causera surtout du tort aux pauvres, car le besoin de transports individuels ne va pas disparaître, il deviendra seulement plus cher et élitiste.
> Blog: S'inspirant du titre du célèbre ouvrage de Robert Schuman, Véronique Mathieu lance un nouvel outil d’information et de dialogue sur la construction européenne au service des internautes citoyens, avec le blog "pour l’europe.eu". Alors que la prochaine Présidence française de l'Union européenne est une occasion nouvelle de renforcer le lien de confiance entre élus et citoyens, Véronique Mathieu souhaite ainsi mieux expliquer son action de parlementaire européenne. "Pourleurope.eu ne sera pas un blog de plus mais un blog en mieux, où je rendrai compte de mon action avec plus de souplesse et d'originalité, grâce auquel on pourra vivre l'Europe avec le cœur et l'audace qu'elle mérite", a estimé sur son blog Véronique Mathieu. Après avoir œuvré en 2007 au sein du Parlement européen pour la transparence financière des responsables politiques, la Député européen UMP veut participer à un nouvel élan de vitalité en Europe.
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Roumanie: Du 25 au 28 juin 2008, Marie-Hélène Descamps a participé à une mission d’observation en Roumanie avec une délégation de la Commission des Pétitions. Elle a été désignée comme rapporteur pour cette mission. La Commission des Pétitions a reçu 127 pétitions concernant la Roumanie dont 60 ont été déclarées recevables.

 

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Jean-Pierre Audy: "Le 1er juillet, l'Union douanière fêtera son quarantième anniversaire. A cette occasion, les députés européens ont adopté une résolution sur les avancées et les perspectives de l'Union douanière. Auteur d'un rapport sur "des règles et procédures efficaces d'importation et d'exportation au service de la politique commerciale", adopté par le Parlement européen le 5 juin, je m'interroge sur la qualité de notre système douanier, et sur sa capacité à faire face aux défis inhérents à la mondialisation des échanges dans un contexte où les citoyens qui nous regardent attendent de l'Union qu'elle les protège. Il faut aller plus loin que la coopération qui est proposée dans la résolution. Au moment où le Traité de Lisbonne propose que la protection des citoyens figure parmi les objectifs de l'Union et où l'OMC est en difficulté majeure, il faut aller plus loin. Le moment est venu d'étudier l'unification des administrations douanières bien au-delà de la coopération actuelle dont on voit, aujourd'hui, les limites".

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Margie Sudre: "Suite à une déclaration de la Commission européenne sur le renforcement de la capacité de réaction de l'Union en cas de catastrophes, le Parlement européen a adopté une résolution sur ce sujet considéré comme "un objectif hautement prioritaire pour l'Europe", appelant "à mobiliser toutes les énergies pour y parvenir. Je salue l'initiative de la Commission de produire enfin un document relatif au renforcement de la cohérence, de l'efficacité et de la visibilité de la réaction de l'UE en cas de catastrophes naturelles ou causées par l'homme. Je regrette néanmoins qu'il ne s'agisse toujours pas d'une véritable proposition concrète susceptible de doper les capacités européennes dans le domaine de la protection civile, incluant prévention et réaction rapide, lors de crises majeures survenant à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Union. "Je remercie les membres du Parlement européen d'avoir apporté leur soutien à mon amendement visant à exploiter "l'expertise conjuguée à la localisation géographique des régions ultrapériphériques (RUP) et des pays et territoires d'Outre-mer (PTOM). En effet, grâce à ces collectivités ultramarines, l'Europe est présente au large des côtes africaines (Canaries, Madère), dans l'océan Indien (La Réunion), à proximité du continent américain (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Açores), sans oublier les PTOM du Pacifique (Polynésie française, Nouvelle Calédonie). Les Outre-mers de l'Europe sont prêts à devenir des points d'appui pour faciliter le pré-positionnement de produits essentiels et de logistique. La projection de moyens humains et matériels européens en serait facilitée, en cas d'intervention d'urgence hors de l'Union."

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Jacques Toubon: "Le marché des communications électroniques est actuellement régi par un cadre réglementaire généralement appelé "Paquet Télécom" car il est composé de 5 directives. Ce dispositif réglementaire doit faire l'objet d'un réexamen périodique afin de prendre en compte les évolutions technologiques et des marchés. La Commission européenne a proposé en novembre 2007 deux directives visant à modifier les législations actuelles et un règlement créant une Autorité européenne du marché des communications électroniques. Le Parlement a travaillé très vite car il est essentiel de fournir les services de communication électronique les plus innovants, au moindre coût possible, le plus rapidement possible et accessibles partout et par tous. Sur la question la plus sensible, le Parlement souscrit totalement à la volonté d'optimiser la gestion des fréquences du spectre. En effet, les fréquences sont une ressource rare et il est essentiel d'introduire plus de flexibilité dans leur gestion. Cependant, les Députés européens UMP ne pensent pas que la nouvelle méthode de gestion du spectre défendue par la Commissions soit la plus adaptée. En effet, outre des problèmes techniques, les principes de neutralité de services et d'échangeabilité des fréquences pourraient restreindre la capacité des Etats membres à gérer leur spectre de manière à promouvoir des objectifs d'intérêt général tel que le pluralisme des médias, la diversité culturelle et linguistique et la cohésion territoriale. Par ailleurs, ce cadre réglementaire est une excellente opportunité de promouvoir la création et l'innovation en s'assurant qu'il y ait un bon équilibre entre les droits fondamentaux que sont la protection des droits et libertés des usagers et le droit de propriété intellectuelle. La présidence française de l'UE, qui commence le 1er juillet,  aura la difficile mission de concilier ces différents objectifs".

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Tokia Saïfi: "Rapporteur en 2005 dans le cadre de la commission parlementaire du commerce international sur "L'avenir du secteur textile-habillement après la levée des quotas", j'organise du 7 au 10 juillet prochain une exposition visant à valoriser les textiles techniques et innovants. Cette exposition, montée grâce au concours de l'Union des industries textiles (UIT), se tiendra à Strasbourg pendant la session plénière de juillet du Parlement européen au moment même où la France prendra la Présidence de l'Union européenne. Cette exposition vise à faire découvrir ces nouveaux textiles à l'ensemble des députés européens et à mettre en valeur le savoir-faire et l'innovation français dans ce secteur. Cette exposition cherchera aussi à faire prendre conscience de l'importance des recherches développées dans le secteur tout en évoquant concrètement comment le textile d'aujourd'hui peut modifier notre rapport  à l'environnement, à la sécurité, à la santé et au progrès. Cette exposition aura enfin comme finalité politique de mettre en valeur une filière de notre industrie française et européenne, qui malgré de nombreux chocs économiques, a su se renouveler et devenir plus que compétitive".


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Musique populaire contemporaine - La DG EAC a publié un appel à propositions relatif à l’organisation et aux modalités d’exécution d’un prix annuel européen de musique populaire contemporaine appelé « European Border Breakers Awards ». Les candidatures pour l’organisation du prix 2010 doivent parvenir avant le 15 octobre 2009. Les actions co-financées devront démarrer au plus tard le 1er mars 2009. Le budget total alloué au titre de cet appel est estimé à 360.000 euros. Sont éligibles les organismes de droit public ou privé actifs dans le domaine de la musique populaire contemporaine et justifiant d’une expérience minimale de deux ans dans l’organisation d’activités et de manifestations à l’échelle européenne. Plus d’informations.

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Mobilité des travailleurs culturels – La DG EAC a publié un appel à propositions pour le co-financement de projets pilotes visant à favoriser la mobilité des travailleurs culturels à travers la mise en réseau de structures existantes. L’appel s’adresse aux artistes de toutes disciplines, aux travailleurs culturels, aux praticiens, aux gestionnaires d’institutions culturelles, aux producteurs, aux promoteurs, aux chercheurs, aux journalistes, aux opérateurs du secteur culturel, etc. La date limite pour participer est fixée au 30 septembre 2008. Les activités cofinancées devront démarrer le 1er décembre 2008 au plus tard. 1,25 millions d’euros sont alloués au titre de cet appel. Plus d’informations.

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Associations européennes de consommateurs – La DG SANCO a publié un appel à propositions pour l’attribution de subventions de fonctionnement aux associations européennes de consommateurs pour l’année 2009. Les demandes doivent être formulées avant le 26 septembre 2008. Plus d’informations (en anglais).

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Débat sur les grands enjeux communautaires - La DG COMM a publié dans le cadre du programme Euroglobe 2008 un appel à propositions visant à encourager l’organisation de débats et d’activités de communication sur le rôle de l’UE et ses principales réussites dans un ou plusieurs des domaines d’action prioritaires i.e. énergie, changement climatique, migration et dialogue interculturel. Les manifestations utiliseront la culture comme support et viseront à renforcer les liens entre les citoyens de l’Union européenne. Elles devront avoir lieu dans au moins deux des Etats membres assurant la présidence du Conseil entre janvier 2009 et fin 2010. La date limite pour participer est fixée au 31 août 2008. Plus d’informations.

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Numéro d’appel d’urgence européen 112 – La Commission européenne a lancé un site internet qui présente aux citoyens européens comment utiliser le 112 dans l’ensemble des 27 Etats membres et les services d’urgence que ce numéro peut leur rendre lorsqu’ils voyagent sur le territoire de l’Union.